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Une puce française pour aider les paralysés à remarcher
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http://www.suaw.com/accueil.html
Certaines personnes atteintes de paraplégie ou de tétraplégie pourraient recouvrer en partie leurs fonctions motrices grâce à un implant électronique. Dans le cadre d’un projet européen baptisé Suaw (Stand up and walk), des chercheurs montpelliérains ont mis au point une méthode pour stimuler les systèmes nerveux et musculaire par des impulsions électriques, de façon à reproduire une séquence de mouvements correspondant à la marche. Il arrive en effet, lorsque la paralysie des membres inférieurs est liée à un traumatisme de la moelle épinière, que nerfs et muscles restent fonctionnels tout en étant déconnectés du cerveau. « Le système de l’implant n’assure pas la stabilité de la personne, et le patient doit s’appuyer sur un déambulateur ou des béquilles. Mais il permet de reproduire des gestes assez naturels », précise le neurologue Pierre Rabischong, initiateur du projet.
Plusieurs patients ont déjà été opérés. Un implant électronique a été placé sous la peau de leur abdomen et relié aux nerfs par un réseau électrique. Il reçoit par radiofréquences des commandes envoyées par le patient au moyen d’un boîtier externe. Ces hommes, depuis dix ans dans un fauteuil roulant, peuvent désormais effectuer par eux-mêmes de courts déplacements. L’implant, fabriqué à Antibes par MXM, une société spécialisée dans le matériel biomédical, a été perfectionné. L’apport des roboticiens de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) et du Laboratoire d’informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier (Lirmm) permet notamment d’améliorer la reproduction du mécanisme de la marche.
