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Les agriculteurs ont de plus en plus recours aux informations venues du ciel pour encadrer leur travail. C’est ce qu’on appelle « l’agriculture de précision ». « Le GPS, on en parle depuis longtemps. Mais maintenant, les solutions commencent à devenir abordables. » C’est le credo de l’entreprise SAT Plan. Son système Varisat comprend un PDA et une antenne GPS. Il permet, par exemple, de piloter l’épandage d’engrais. L’agriculteur est guidé et ne repasse pas, par exemple, deux fois au même endroit, ce qui lui évite une mauvaise pulvérisation. « Cela permet de faire des économies, c’est bon pour l’environnement et cela permet aussi, par exemple, de travailler la nuit », explique Jean-Paul Hébrard.
Le logiciel Agrimap+, lui, importe des images satellites et permet à l’agriculteur de savoir immédiatement quelles zones ont été bien ou mal traitées. Les informations peuvent même être transmises, via une carte PCMCIA, au système embarqué d’un tracteur, pour une automatisation presque complète des tâches à effectuer sur le terrain. A l’heure actuelle, l’agriculture de précision est encore embryonnaire, mais elle connaît une réelle progression. Ainsi, l’outil d’aide à la décision basé sur l’analyse d’images satellites Farmstar, proposé par Arvalis est utilisé aujourd’hui sur 180 000 hectares en France, contre 95 000 l’an dernier.
