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Première expérimentation mondiale de télé-échographie robotisée
Première expérimentation mondiale de télé-échographie robotisée
http://www.francetelecom.com/fr/votre_region/...
C’est une première mondiale. Un groupe de médecins a réalisé, grâce au système de télé-échographie robotisée développé par France Télécom, deux échographies, l’une cardiaque, l’autre obstétrique, en simultané et sur plusieurs sites. Situé à l’Institut Mutualiste Montsouris de Paris, l’un des établissements les plus modernes de la Mutualité Française, le professeur Laborde, chirurgien en cardiologie, a examiné un patient hospitalisé à Ganges (Languedoc-Roussillon) tout en partageant le diagnostic avec un confrère situé, lui, au CHU de Nîmes. Puis, dans un second temps, le professeur Mares, obstétricien à Nîmes, examinait une femme enceinte se trouvant à Ganges, avec le soutien d’une échographiste parisienne. Chacun des experts pouvait intervenir, à tour de rôle et en fonction de ses compétences, en prenant la commande de la sonde échographique.
La télé-échographie intègre quatre services de télécommunications : la visiophonie à trois, la transmission et le partage multi-utilisateurs d’images médicales en temps réel, et la reproduction exacte - à des centaines de kilomètres - du geste du médecin sur le patient avec des sensations du toucher.
A l’aide d’un bras à retour d’effort, le médecin pilote une sonde échographique robotisée, qui, en temps réel, lui transmet à la fois les images médicales réalisées au fur et à mesure et les sensations fines du toucher (la sonde se déplace sur le corps du patient). En parallèle, un système de visiophonie lui permet d’avoir sur l’écran de son ordinateur une vue d’ensemble de l’intervention et de dialoguer normalement avec le patient, le contact direct et l’interactivité restant essentiels pour entretenir un climat de confiance.
La télé-échographie se révèle particulièrement intéressante dans une perspective d’aménagement du territoire, où l’enjeu aujourd’hui consiste à garantir un même niveau de soins pour tous, tout en rationalisant les infrastructures sanitaires, notamment en milieu rural. Ainsi, des applications dans le domaine obstétrique sont d’ores et déjà envisageables, pour limiter les déplacements des futures mamans longs et coûteux et pallier le manque de maternités dans certaines régions.
On peut aussi imaginer des applications intéressantes dans d’autres domaines, comme l’angiologie. La finesse et la précision des sensations du toucher offertes par la télé-échographie permettent en effet de détecter un caillot sanguin, dans le cas des thromboses veineuses des membres inférieurs des personnes âgées.
Ce dispositif de télé-échographie est par ailleurs déployé dans les CHU de Brest et Grenoble pour une évaluation dans le cadre d’un protocole clinique formel, mis au point par le Centre d’Investigation Clinique (INSERM et CHU de Grenoble) et est en cours de validation par le CCPPRB (Comité Consultatif pour la Protection des Personnes en Recherche Biologique).
Outre l’implication des CHU de Brest et Grenoble, le développement de ce service inédit de télé-échographie repose sur les savoir-faire et contributions complémentaires de plusieurs partenaires, dont le Laboratoire TIMC-IMAG de l’UJF et la société PRAXIM, d’une part, qui a conçu l’architecture du robot d’origine et le développement de sa commande. Des chercheurs de France Télécom ont imaginé une interface ergonomique simplifiée grâce à laquelle l’expert médical initialise une communication visiophonique entre deux sites (instaurant du même coup une notion de téléprésence, grâce au logiciel e-conf), contrôle la sonde échographique du robot et visualise en même les images médicales transmises instantanément.
