Télétravail et bureau virtuel

Les salariés franciliens d’IBM expérimentent le bureau « on demand »

Date: 15 décembre 2005 - Imprimer cette page

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En 1995, Andersen Consulting (aujourd’hui Accenture) profitait de son déménagement de la tour GAN de la Défense à l’avenue Georges-V, en plein centre de Paris, pour introduire un système de réservation de ses bureaux. Sur la base d’un constat : un consultant passe 80 % de son temps à l’extérieur. Autant, donc qu’il bénéficie ponctuellement du cadre d’une adresse prestigieuse, où il pourra accueillir ses clients.

Cette tendance du bureau à la demande s’est étendue depuis à d’autres grandes entreprises comme IBM ou HP. Comme avant eux leurs collègues anglais, belges ou hollandais, quatre mille cinq cents salariés franciliens d’IBM ont basculé, entre avril et mai 2004, dans le monde du desk sharing. Plus de bureau attitré. Ils réservent à l’avance « leur » espace de travail depuis l’intranet ou une borne en libre-service, ou encore auprès d’une hôtesse d’étage, appelée booking officer. Baptisé on demand workplace, ce chantier immobilier a permis, selon IBM, de prendre en compte les aspirations de ses salariés à la mobilité et à un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

Dans les faits, les quatre mille cinq cents « IBMers » concernés doivent se partager les deux mille cinq cents bureaux de la tour Descartes, à la Défense, et les trois cent trente de Bercy. Dans la pratique, le salarié réserve son desk jusqu’à un mois à l’avance, par plage de demi-journées, avec un maximum autorisé de huit demi-journées par semaine. Reste donc l’équivalent d’une journée à passer chez soi - sans que le cadre du télétravail ne soit pour autant institué - ou dans l’un des huit « sites de proximité ».

IBM France a tiré des enseignements des expériences menées par les pionniers du desk sharing. Si les salariés d’Andersen Consulting devaient retirer leur caisson roulant à l’accueil, puis le déplacer dans les ascenseurs, ceux de Big Blue disposent, eux, d’un casier de rangement individuel situé à leur étage. Le bilan semble positif. La composante IT du projet on demand workplace est prépondérante. Plus de 90 % des collaborateurs d’IBM sont dotés d’un ordinateur portable Thinkpad. Ils disposent aussi d’un numéro de téléphone nomade. A partir d’un code d’accès, l’utilisateur se connecte au réseau téléphonique de l’entreprise en interne comme en externe. L’ADSL gratuit au domicile et/ou le GPRS sont également déployés.