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Les professeurs expérimentent la correction en ligne
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Des enseignants ont testé pour la première fois en France, en mai 2006, la correction de copies d’examen en ligne sur internet, un nouveau système "sûr et fiable", qui pourrait être mis en place pour des épreuves du baccalauréat en 2007.Cette nouvelle forme de correction vient d’être importée de Grande-Bretagne via la société DRS qui a créé le logiciel "e-Marker".
Il est déjà utilisé avec succès depuis trois ans outre-Manche pour corriger les épreuves du bac anglais. "Cela fait un peu bizarre, mais c’est très pratique. On s’y habitue en une heure. Là par exemple, je relis une lettre demandée lors d’un test de langue en annotant dans la marge des corrections", s’enthousiasme devant un écran Isabelle Lacomblez, professeur d’allemand au lycée Gérard de Nerval de Luzarches (Val d’Oise).
Elle fait partie de la vingtaine de professeurs d’allemand sélectionnés pour tester ce logiciel à la Maison des examens d’Arcueil, un très gros centre d’examens qui pilote les trois académies d’Ile-de-France. En quelques clics, le prof se connecte, entre son nom d’utilisateur, un mot de passe, et voit apparaître la copie manuscrite de l’élève, qui a été préalablement scannée et rendue anonyme. "On peut annoter en rouge, faire des commentaires, et passer à la copie suivante en cliquant sur la flèche en bas à droite", explique un formateur. L’avantage : "simplifier et améliorer les conditions de travail des profs. Ils feront moins de déplacements puisqu’ils pourront se connecter à la maison et n’auront pas de copies à transporter, donc moins de risques de vols aussi", souligne Eric Verhaeghe, directeur de la Maison des examens.
Cette expérience sera étendue en 2007 pour certaines épreuves du baccalauréat technologique, "après évaluation du comité national de pilotage des examens", selon M. Verhaeghe. Une fois l’épreuve corrigée, le logiciel permet seulement de revenir sur la copie précédente. Les copies corrigées antérieurement sont enregistrées et "fermées" au fur et à mesure et le correcteur n’y a plus accès.
