Dossier médical électronique&Echange de données médicales

Le dossier pharmaceutique sur Internet est enfin expérimenté

Date: 8 juin 2007 - Imprimer cette page

CNIL

La Cnil (Commission nationale informatique et libertés) a autorisé, en mai 2007, l’expérimentation du dossier pharmaceutique en ligne. Les tests dureront six mois et auront lieu dans six départements français : le Doubs, la Meurthe-et-Moselle, la Seine-Maritime, le Pas-de-Calais, la Nièvre et le Rhône. But de la manœuvre : tester le bon fonctionnement d’un tel dispositif et évaluer s’il est bien utilisé par les pharmaciens et les patients. Quel sera le rôle du dossier pharmaceutique ? Il devrait permettre aux pharmaciens de partager les données nominatives relatives à la délivrance de médicaments, pour notamment prévenir les interactions médicamenteuses. Tous les dossiers pharmaceutiques des particuliers seront hébergés sur Internet par un prestataire privé. Par mesure de sécurité, ces informations seront cryptées, comme l’a ordonné la CNIL

Les modifications apportées aux dossiers pharmaceutiques se feront à partir de la plate-forme de l’hébergeur et nécessiteront l’utilisation de la carte professionnelle de santé du pharmacien ainsi que la Carte Vitale du patient. Seuls les pharmaciens d’officine seront autorisés à alimenter et à consulter l’historique de délivrance de médicaments sur les quatre derniers mois. L’ouverture d’un dossier pharmaceutique électronique ne sera pas obligatoire. En outre, le client qui aura choisi d’en souscrire un pourra à tout moment décider de le supprimer.

Le Dossier pharmaceutique pourra s’articuler avec le futur Dossier médical personnel (DMP), lui aussi informatisé, dont l’entrée en vigueur a été repoussée en 2008. Le coût du DP est évalué à 20 millions d’euros sur cinq ans, dont 4 millions d’euros financés par les pharmaciens. Les frais d’informatisation des pharmaciens devraient être limités. "Aujourd’hui, les 23.000 officines françaises sont informatisées, ce qui n’est pas le cas de tous les cabinets médicaux, mais nous privilégierons, dans un premier temps, les pharmaciens qui disposent de l’internet haut-débit", indique-t-on à l’Ordre des pharmaciens.