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L’e-administration et l’e-démocratie sont jugées positivement mais restent peu connues des internautes
Démocratie électronique
Aujourd’hui, plus d’un Français sur deux utilise Internet. Parmi les usages du Web, les démarches administratives rencontrent un vif succès. Près de six millions de Français ont ainsi déclaré leurs impôts en ligne en 2006. Mais qu’en est-il de l’opinion des français sur la démocratie en ligne ? Selon un sondage OpinionWay auprès des internautes français pour mieux comprendre leur perception de la démocratie et de l’administration électroniques, il apparaît que plus de 80 % des internautes se déclarent favorables au fait de permettre aux Français de l’étranger de voter en ligne à l’occasion de l’élection présidentielle de 2007, dont 46 % qui y sont « tout à fait favorables ». Parallèlement, le vote en ligne apparaît susceptible d’influer positivement sur le taux de participation aux élections pour 67 % des internautes. Soulignons que cette opinion se révèle particulièrement prégnante auprès des votants occasionnels (81 %) et des abstentionnistes (76 %).
Par ailleurs, Internet est globalement considéré comme un outil bénéfique en termes de démocratie et de modernisation administrative. Ainsi les internautes considèrent la toile comme un bon outil pour améliorer le fonctionnement de la démocratie (78 %, soit 10 points de plus qu’en 2005), pour réconcilier les citoyens avec leurs élus (59 %, + 14 points par rapport à 2005) et plus encore pour moderniser l’administration (97 %) ou pour améliorer ses relations avec les citoyens (91 %).
73 % considèrent enfin que le développement de l’administration électronique bénéficie au citoyen. Les principaux bénéfices attendus en sont la simplification des démarches (90 %) et la réduction des délais de traitement des dossiers (85 %). Or ces deux critères constituent généralement les attentes prioritaires des usagers en matière d’amélioration du fonctionnement des services administratifs.
La majorité des internautes souhaiterait également être consultée par l’intermédiaire d’Internet à l’occasion de débats nationaux, notamment sur des sujets comme l’avenir du système de santé (76 %), les retraites (74 %) ou l’école (72 %). Internet était déjà apparu comme un mode d’information majeur à l’occasion du référendum sur le projet de constitution européenne.
Pour la prochaine élection présidentielle, il s’affirme également comme un vecteur majeur d’information politique, même s’il est largement devancé par la télévision (48 %). En effet, 16 % déclarent avoir l’intention de privilégier ce canal, soit presque autant que ceux qui utiliseront en priorité la presse écrite (17 %) et deux fois plus que ceux qui utiliseront en priorité la radio (8 %). Ce sont les 25-34 ans (22 %) et les électeurs qui ne déclarent voter que lors des élections qu’ils jugent importantes (23 %) qui semblent les plus prompts à privilégier Internet comme moyen d’information sur l’élection présidentielle.
Les concepts d’«e-administration» et d’«e-démocratie» ne se révèlent connus que d’une minorité des internautes (respectivement 49 % et 27 %). Dans le même temps, la France continue d’être très largement perçue comme en retard dans le domaine de la démocratie électronique (78 %) par rapport à d’autres pays.
Cette perception apparaît cependant nettement moins marquée en matière d’administration électronique, puisque si 59 % jugent que l’hexagone est en retard dans ce domaine, 41 % considèrent désormais que la France est en avance. L’accélération du développement des possibilités de démarches administratives en ligne au cours des derniers mois explique sans doute cette différence de perception entre démocratie et administration électronique.
