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L’attribution des licences WiMax modifie le paysage de l’internet haut débit
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L’internet haut débit sans fil entre dans une nouvelle ère : après le plan pour Paris de Bertrand Delanoë, l’Autorité de régulation des télécoms (ARCEP) a publié le 7 juillet 2006 les résultats de son appel à candidature. Les participants ont été sélectionnés en fonction de la couverture des territoires ne disposant d’aucune offre d’accès Internet haut débit, du développement de la concurrence et du montant de la redevance que le candidat est prêt à payer. Parmi ces candidatures, Bolloré Telecom, Maxtel et HDRR ont remporté la majorité des licences régionales Wimax. Deux licences étaient en jeu par région métropolitaine, ainsi que pour la Guyane et Mayotte. France Télécom, qui était candidat pour toutes les régions, n’a remporté que les licences pour la Guyane et Mayotte.
Bolloré Télécom, consortium qui regroupe Bolloré, Hub Telecom (filiale d’Aéroports de Paris) et le télédiffuseur Antalis, a remporté douze des 49 licences régionales. Le consortium Maxtel, qui regroupe les Autoroutes Paris-Rhin-Rhône et l’opérateur Altitude Telecom, a remporté treize licences régionales. Le consortium HDRR, Haut Débit Radio Régional), qui est constitué de TDF, d’Axione, filiale de Bouygues, LD Collectivités et Naxos, filiale de la RATP, a remporté onze licences régionales.
Six des quatorze conseils régionaux candidats ont également obtenu des licences. En revanche, la SHD (Société du Haut Débit), consortium qui regroupe SFR, Neuf Cegetel et Canal+, n’a obtenu que deux licences, alors qu’elle était candidate dans toutes les régions métropolitaines. Le 7 février dernier, 35 candidats avaient déposé un dossier, dont 14 Conseils Régionaux, 4 regroupements d’acteurs privés et 6 opérateurs sur la métropole. Alors que 67 collectivités locales avaient manifesté leur intérêt en octobre, la majeure partie des Communautés d’agglomération, les communes et les Conseils généraux se sont regroupés avec les 14 Régions candidates.
Le Wimax (Worldwide Interoperability for Microwave Access), qui ne fonctionne qu’en extérieur, est une technologie sans fil utilisant les ondes radio et permettant un accès à l’internet haut débit, de l’ordre de 10 à 20 Mégabits par seconde, sur une zone de couverture de 20 kilomètres environ. Les groupes retenus verseront globalement 125 millions à l’Etat cette année puis une redevance annuelle de 1,6 million. Dans un communiqué, les ministres délégués à l’Industrie, François Loos, et à l’Aménagement du territoire, Christian Estrosi, ont souligné que le WiMax permettrait d’apporter le haut débit aux 2 % à 3 % de foyers non éligibles à l’ADSL dans les mêmes conditions que le reste de la population.
Toutefois, selon l’Arcep, si le WiMax autorise le "double play" associant l’accès à l’internet jusqu’à 20 Mbits et la téléphonie via la voix sur IP (VoIP) sur une zone de 20 kilomètres environ, elle ne permet pas la télévision. Pour des spécialistes du secteur, il s’agit d’un complément. SFR et Neuf Cegetel expliquent dans un communiqué que cela leur permettra de compléter les offres de l’opérateur mobile (3G, 3G+ et WiFi) et les technologies ADSL et WiFi de Neuf Cegetel.
France Télécom s’est dit satisfait de la décision de l’Arcep, assurant que cela se traduira par la couverture générale du territoire sans qu’il soit "obligé d’investir à nouveau et compte-tenu des investissements considérables d’un milliard d’euros réalisés qui ont permis de couvrir 98 % des foyers français en ADSL". Il a ajouté qu’il aurait "accès au marché de gros à des conditions concurrentielles favorables" pour compléter sa couverture et qu’il continuerait de travailler avec les collectivités territoriales.
