Vote électronique

Elections présidentielles de 2007 : le vote électronique s’étend

Date: 8 février 2007 - Imprimer cette page

Yahoo Pour la prochaine élection présidentielle, les quarante bureaux de vote d’Issy-Les-Moulineaux seront équipés d’une soixantaine de machines à voter électroniques. Cette solution technique sera déployée simultanément dans sept autres villes françaises, dont Saint-Malo, Wissous et Noisy-le-Sec. Les machine retenues permettent une meilleure accessibilité pour tous. La machine à voter électronique est ainsi utilisable par les aveugles et malvoyants grâce à un système de casque audio et une navigation en braille. De même, la solution est accessible aux handicapés moteur car la machine peut être déposée sur les genoux de l’électeur.

Le gain financier se fera «sur le long terme», assurent les mairies concernées. Le coût des machines, de l’ordre de 300.000 euros, devrait être amorti dans les cinq ans. Après la présidentielle, elles seront utilisées pour six autres élections jusqu’à la présidentielle 2012.

Sur les questions sensibles de la sécurité et de la confidentialité du votes ces nouvelles machines offrent un maximum de garanties. Elles ont un système d’exploitation qui leur est propre et qui est donc non piratable et possèdent plusieurs mémoires indépendantes ».

Autre précaution : un dispositif de scellement de la machine avant et après les élections. En pratique, « l’activation d’un boîtier déporté permet à chaque électeur de voter. Ce boîtier est contrôlé par les responsables du bureau via une clé électronique propriétaire », explique Denis Muthuon, directeur commercial Europe du prestataire ES&S.

Par ailleurs, pendant la journée, chaque vote est enregistré dans la machine comme un bulletin dans l’urne, détaille Denis Muthuon. "A la fin des opérations, le dispositif est bloqué pour éviter toute manipulation. On effectue le dépouillement en quelques secondes et pour un éventuel recomptage, un fichier est disponible pour une vérification manuelle."

Trois modèles de machines à voter électroniques ont été agréés par le ministère de l’Intérieur : l’iVotronic d’ES&S, une machine fabriquée par la société NEDAP-France Election ; et une autre de la société espagnole Indra Sistemas. Leur fonctionnement est similaire. Au total, une cinquantaine de villes dont Saint-Malo, Meylan, Noisy-le-Sec, Le Mans, Brest, le Havre ou Bourges, qui ont partiellement ou totalement déployé 1.200 machines électroniques dans plus de 800 bureaux de vote.