- Taille du texte: A A
- Fils RSS
- Contact
- Plan du site
DoCoMO prépare déjà la super 3G et la 4G pour 2010
Le Japon : laboratoire mondial des usages TIC du futur
- Des cartes en 3D sur les téléphones portables
- Plus de la moitié des mobilenautes japonais regardent la télévision sur leur portable !
- DoCoMO prépare déjà la super 3G et la 4G pour 2010
- Urbanisme et mobilité avec IPv6, une expérimentation de navigation virtuelle à Tokyo
- Japon : les mobiles GPS et TV pour rassurer les parents et divertir les ados
- Le mobile devient un instrument de promotion commerciale personnalisée
- La téléphonie mobile "tout IP" arrive au Japon
Alors que la 3G a démarré sur les chapeaux de roues au Japon, NTT DoCoMo n’en poursuit pas moins ses recherches, commencée en 1998, sur la 4G ou 4e génération de réseau de téléphonie mobile. L’opérateur japonais a annoncé avoir atteint, en 2004, la vitesse de transmission record de 1 Gbits/s (1 milliards de bits par seconde) en laboratoire. Pour cela, DoCoMo a combiné deux technologies : la variable-spreading-factor spread orthogonal frequency division multiplexing (VSF-Spread OFDM), qui autorise des connexions rapides en flux descendants, et le multiple-input-multiple-output (MIMO), qui s’appuie sur le multiplexing (traitement de plusieurs flux en simultané) pour augmenter la bande passante. Selon l’opérateur, la 4G ne verra pas le jour au Japon avant 2010.
NTT a révélé lors de l’ICB3G (International Conference on Beyond 3G mobile communications) les résultats de ses tests menés sur la 4G à Yokosuka. Selon eux, ils auraient ainsi atteint un débit maximal en flux entrant de 300Mbps avec une moyenne de 135Mbps dans une voiture roulant à 30km/h dans une zone située entre 800m et 1km des stations de base 4G.
La connexion permet également un débit ascendant de 20Mbps et la diffusion de télévision haute définition (HDTV) sur deux canaux de 25Mbps avec une image résultante stable. Cependant NTT envisage des débits bien supérieurs avec l’utilisation notamment de la technologie MIMO (multiple input, multiple output) qui utilise plusieurs antennes et a permis d’obtenir 1Gbps en situation statique, lors de l’expérimentation réalisée en 2004 par NTT DoCoMo.
Rappelons que le standard adopté en 2003 par le ITU-R (International Telecommunication Union - Radiocommunication Standardization Sector) requiert pour la 4G un debit de 100Mbps lors d’une utilisation en mouvement à la vitesse d’un train et 1Gbps en position statique.
Mais en attendant la 4G, à l’horizon 2010, le quotidien japonais Nihon Keizai Shimbun révèle que 26 entreprises, opérateurs et équipementiers, entraînées par NTT DoCoMo se sont engagées à développer un nouveau standard de communication "super 3G" pour les réseaux téléphoniques sans fil. Parmi les partenaires, on compte le français Alcatel, le japonais NEC, l’allemand Siemens, le britannique Vodafone ou encore l’américain Cingular Wireless.
La Super 3G vise à offrir des débits 10 fois supérieurs à ceux de l’UMTS. Si les débits de la 3G peuvent actuellement atteindre les 2 Mbits/s (à partir d’un lieu fixe), ils plafonnent pour l’heure à 384 Kbits/s en Europe (pour une communication en mouvement). La Super 3G visera donc à offrir des débits compris entre 3 et 20 Mbits/s, voire 30 Mbits/s. L’objectif principal étant de fluidifier les communications vidéo et permettre l’échange de fichiers lourds. Autrement dit, offrir ce que l’UMTS/3G devait fournir lors de sa mise en œuvre.
Selon le quotidien japonais, les spécifications de la Super 3G devraient être finalisées en 2007 pour un lancement attendu au mieux en 2009. Le coût de la mise à jour du réseau pour NTT DoCoMo s’élèverait à 975 millions de dollars. Un investissement loin d’être insensé quand on sait que, selon le cabinet d’étude ARC Group, le marché de la vidéo mobile est estimé à 5,4 milliards de dollars avec 250 millions d’utilisateurs en 2008.
