Contraventions&PV électroniques

Des horodateurs qui préviennent la police zn cas d’infraction !

Date: 6 septembre 2007 - Imprimer cette page

OINet

Disposer de places de parking toujours libres en centre-ville : c’est un casse-tête pour la plupart des municipalités. La solution pourrait bien se trouver dans une nouvelle génération d’horodateurs automatisés, en communication directe avec la police. En cas d’infraction, un message est automatiquement envoyé aux forces de l’ordre, qui n’ont plus qu’à se déplacer pour verbaliser.

Trois villes de la région parisienne, Issy-les-Moulineaux, Suresnes et Rueil-Malmaison, ont commencé à installer ces nouveaux appareils, déjà utilisés dans une demi-douzaine d’agglomérations en province. Selon les premiers retours d’expérience, les bornes de stationnement communicantes permettraient d’améliorer la disponibilité des places de parking grâce à leur effet dissuasif.

Baptisés Statio’minute, ces horodateurs sont installés près des « places-minute », des emplacements de stationnement gratuits pour une durée limitée. Une boucle électromagnétique dans la chaussée détecte l’arrivée d’une voiture, ce qui déclenche alors un compte à rebours. Et le délai de stationnement autorisé figure clairement sur l’écran lumineux de l’horodateur.

Une fois le temps écoulé, si l’automobiliste ne déplace pas sa voiture, la borne passe en mode infraction. Un message dissuasif s’affiche alors, tel celui d’Issy-les-Moulineaux : « Dépassement - Appel police - Amende : 35 euros ». Parallèlement, un message est transmis par liaison filaire ou radio (GPRS, Wi-Fi) à une borne centrale. La police peut également suivre en temps réel sur un écran toutes les informations relatives à l’état des bornes, et décider ou non d’intervenir. S

ous le capot, ces horodateurs renferment de véritables ordinateurs, avec carte mère, processeur, mémoire et possibilité de mettre à jour le logiciel à distance. Les concepteurs évoquent même l’éventualité d’y incorporer un appareil photo, comme sur les radars automatiques installés au bord des routes. On pourrait alors imaginer un système entièrement automatisé, de la constatation de l’infraction (avec photo de la plaque d’immatriculation) à l’expédition du procès-verbal.