Télémédecine en Belgique

Belgique : la télémédecine démontre son efficacité pour les insuffisants cardiaques

Date: 3 février 2006 - Imprimer cette page

http://www.jim.fr/jim/data/bdc/base/63/75/90/99/index.htm

L’insuffisance cardiaque est une pathologie grave, grevée d’une mortalité non négligeable. Si des traitements efficaces existent, ils ne sont pas toujours donnés à une dose suffisante et les malades pas toujours bien encadrés, faute de personnel. La télémédecine par le biais d’une surveillance à distance biquotidienne de l’électrocardiogramme, du poids et de l’hémodynamique peut s’avérer une aide précieuse dans la gestion de cette maladie, d’autant plus que cela conduit le patients à s’impliquer davantage.

Dans une étude pilote réalisée en 2005, 426 malades récemment hospitalisés pour une poussée d’IC (fraction d’éjection < 40 %) ont été randomisés entre télésurveillance, assistance téléphonique par une infirmière ou soins usuels selon une répartition 2 : 2 : 1. La comparaison principale a été faite entre l’infirmière et la télémédecine et l’objectif était combiné (décès+réhospitalisations).

Près de la moitié des patients avaient plus de 70 ans et la fraction d’éjection moyenne de la population était basse (25 % ± 8). Au cours des 240 jours de suivi, il n’a pas été noté de différence significative entre les deux groupes assistés (infirmière et télémédecine) en ce qui concerne l’objectif primaire, mais la durée moyenne de séjour en cas de réadmission a été réduite de 6 jours dans le groupe télémédecine. Enfin, la mortalité des patients du groupe « standard » s’est avérée significativement supérieure à celle du groupe infirmière ou du groupe télémédecine (respectivement 45 %, 27 %, et 29 %, p=0,032). Cette étude pilote souligne d’une part l’intérêt d’une prise en charge intensive du patient insuffisant cardiaque à sa sortie de l’hôpital et d’autre part montre l’efficience possible d’une surveillance à distance, équivalente à celle d’une prise en charge de type « réseau » par une infirmière.