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Villes
Télésurveillance médicale, hospitalisation à domicile et télédiagnostic
Des téléphones portables pour faciliter la vie des diabétiques
Les téléphones portables pourraient faciliter considérablement la vie des diabétiques en leur indiquant la dose d’insuline qu’ils doivent s’injecter.Le centre de recherche en diabétologie du centre hospitalier Sud-Francilien de Corbeil-Essonnes teste actuellement deux systèmes destinés à remplacer les carnets papier. Le premier, baptisé "T+", expérimenté chez une dizaine de patients âgés en moyenne de 55 ans, s’adresse "aux malades qui souffrent d’un diabète de type II (90% des cas), et doivent passer d’un traitement par comprimés à des injections d’insuline", explique le Dr Guillaume Charpentier, qui dirige le service de diabétologie de l’hôpital de Corbeil-Essonnes.
C’est le cas de Patrice Hélie, un retraité de 64 ans, qui utilise ce système depuis plusieurs mois. "Je savais que je devais passer à l’insuline. J’avais quelques craintes à gérer le traitement", explique-t-il. Pour tester son taux de sucre dans le sang, il utilise un lecteur de glycémie classique, qui, connecté à un socle spécial, va transmettre les données vers son téléphone portable via une liaison bluetooth ou infrarouge.
Celui-ci lui indique instantanément la dose d’insuline adéquate et les informations sur l’évolution de la glycémie sont stockées et transmises sur un site internet sécurisé, permettant au médecin d’assurer un suivi plus précis. "Vu le faible nombre de diabétologues, il faut généralement cinq mois pour obtenir un rendez-vous. L’accès aux données par internet permet des consultations de routine par téléphone", poursuit le Dr Charpentier.
L’expérimentation du "T+", mené en partenariat avec SFR et la société E-San, conceptrice du logiciel, va prochainement entrer dans une deuxième phase, sur une quinzaine de centres, et une centaine de patients. Lors de sa mise sur le marché, dans quelques mois, le système pourrait être disponible chez tous les opérateurs de téléphonie mobile. Le "T+" pourrait être utilisé en France par 500.000 diabétiques de type II.
Le deuxième système est destiné aux diabétiques de type I (10% des malades), qui nécessitent un traitement beaucoup plus contraignant, et fonctionne également selon un principe de collecte et de transmission des données. Testé sur des patients de 16 à 62 ans, il leur permet d’assouplir la surveillance excessivement contraignante de leur régime alimentaire.
"Auparavant, on adaptait le repas à la dose d’insuline, désormais, on va adapter la dose d’insuline au repas, qui doit bien entendu rester équilibré", résume Dured Dardari, clinicien à l’hôpital de Corbeil-Essonnes. Grâce aux indications de ce système, intégré dans un téléphone portable de type PDA, "on essaie d’imiter le fonctionnement du pancréas en adaptant les besoins d’insuline lente et rapide", explique le Dr Charpentier.
Le logiciel installé sur le téléphone module les indications sur la dose à prendre en tenant compte d’une éventuelle activité physique inhabituelle, modérée (-30%) ou forte (-50%), évaluée par le patient. Autre avantage du dispositif, "il permet de constituer une base de données utile à la recherche, et de déterminer les interventions les plus efficaces. C’est une contribution scientifique importante", explique Pierre Leurent, PDG de Voluntis, société française qui a conçu le logiciel Medpassport. 200.000 patients en France pourraient profiter de ce système, qui pourrait être commercialisé fin 2007 - début 2008.
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Une expérience de téléconsultation gériatrique à Toulouse
Journal de médecin coodonnateur n° 15
C’est une expérience pilote, unique en France : depuis trois ans, tous les jeudis après-midi, Serge Bismuth, médecin coordonnateur à la Résidence Bellefontaine, un EHPAD situé à Toulouse, pratique des consultations de gériatrie par télé-médecine. "La veille, je prépare les consultations (Trois en moyenne par jeudi) et j’envoie à mes confrères spécialistes de l’hôpital Rangueil à Toulouse un résumé du dossier médical, les résultats des examens et les questions que je me pose. Ainsi, les télé-consultations sont beaucoup plus efficaces", précise Le Dr Bismuth. Pour le patient, les avantages sont évidents, plus besoin de se déplacer et d’attendre des heures à l’hôpital, et pour le généraliste, c’est une manière d’améliorer ses connaissances en voyant pratiquer d’autres médecins.
"Contrairement à ce que je pensait à l’origine, le principal intérêt de la télémédecine en EHPAD n’est pas dans l’aide au diagnostic mais plutôt dans le soutien apporté aux équipes soignantes. C’est un outil de pédagogie et de formation incroyablement efficace", assure de Dr Bismuth. A la Résidence Bellefontaine, la téléconsultation, programmée chaque semaine, permet non pas une consultation "classique" d’un résident face à un gériatre du CHU mais bien un échange d’équipe à équipe autour d’une question de prise en charge. Du côté de l’EHPAD, la consultation réunit, aux côtés du patient et de son médecin, la directrice, une infirmière, une aide-soignante et parfois un membre de la famille du résident. Au niveau du CHU, le médecin est souvent accompagné d’une infirmière de service.
"Les consultations de groupe nous permettent d’évoquer différents thèmes suivant les patients. L’équipe peut ainsi bénéficier de conseils précieux de prise en charge sur des problèmes délicats comme la contention, la dénutrition, les chutes, la dépression ou encore des troubles liés à la démence, explique Serge Bismuth. Les résultats de cette expérimentation sont jugés très positifs par l’ensemble des acteurs concernés puisque, sur une quarantaine de téléconsultations effectuées, deux cas seulement ont nécessité une hospitalisation et, à chaque fois, le séjour à hôpital a été réduit par une bonne programmation des différents rendez-vous. Il faut également souligner que le système fonctionne dans les deux sens : la résidence Belefontaine a déjà utilisé la visioconférence pour faire une visite de pré-admission à distance et préparer l’accueil dans l’établissement d’une personne hospitalisée au CHU.
A ceux qui se demandent si l’on peut réellement soigner à travers un écran, Serge Bismuth répond "oui, sans aucun doute". "70 % du diagnostic se fait par l’interrogatoire et comme je suis à côté du patient pendant que mon confrère lui parle, je peux être la main du spécialiste. Effectuer une palpation si nécessaire. L’examen clinique existe toujours ! Le patient est satisfait car ainsi il a un deuxième avis médical, sans se déplacer et gratuitement ! "
Télémédecine : l’exemple du service de Gynécologie de Caen
L’équipe médicale du service de Gynécologie-Obstétrique du CHU de Caen (Pr HERLICOVIEZ, Pr MULLER, Dr BLANCHÈRE) s’est fortement impliquée dans la télémédecine au travers deux de ses axes que sont la visioconférence et la téléexpertise. Concrètement, cela se traduit par des séances de vidéotransmissions auxquelles participent des correspondants de maternités bas-normandes et guyanaises. Pendant de longues heures, patient après patient, chaque cas présenté par un médecin référent va faire l’objet d’une analyse minutieuse, de demandes d’informations complémentaires, d’échanges quasi instantanés de radios, d’analyses... au terme desquels une décision diagnostique et thérapeutique sera prise de façon collégiale. Chaque semaine, la réunion du centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal fait l’objet de vidéo-transmissions avec les hôpitaux d’Alençon, Flers, Lisieux, Cherbourg, Saint-Lô, Bayeux, Granville et Saint-Laurent du Maroni en Guyane. Ces séances permettent de présenter des dossiers de patients à partir de vidéos d’échographies et de transmettre les avis des spécialistes du centre. Les collègues des différents hôpitaux peuvent également présenter leurs dossiers. La qualité des images transmises est tout à fait satisfaisante. Les échanges, après une période d’apprentissage et de discipline, se font de façon très simple, comme si tous les participants étaient présents dans la même salle.
Télémédecine et Téléstaff régional au CHU de Clermont-Ferrand
Le CHU organise dans sa salle de visioconférence de la Maternité un téléstaff régional dans le cadre du réseau de soins périnatal d’Auvergne sous la responsabilité du Professeur LEMERY. Douze Maternités (sur les seize que compte la région Auvergne) sont maintenant équipées d’un matériel homogène qui permet aux équipes médicales de participer à distance à l’analyse de dossiers pour l’aide au diagnostic. Des téléstaffs hebdomadaires sont organisés depuis octobre 2000 auxquels participent, en moyenne, 6 maternités. L’évaluation mise en place par le CHU fait apparaître que le bénéfice de la participation à ce type de réunion est pour 73 % de satisfaction sur l’apport pédagogique, de 64 % pour l’aide au diagnostic et de 45 % pour l’aide à la décision. Ces mêmes équipements sont également utilisés comme support de téléconsultation dans le cadre du réseau de cancérologie d’Auvergne à partir de la salle de visioconférence du Centre Jean Perrin. Les travaux de l’équipe du CHU présentés récemment aux représentants du Ministère ont reçu les félicitations pour leur caractère exemplaire en matière d’amélioration de la qualité des soins par la télémédecine.
Le Havre : des bracelets électroniques pour éviter les rapts de bébé à l’hôpital
http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/...
Dès la fin 2007, la maternité de l’hôpital du Havre, en France, sera dotée d’un système de sécurité qui permettra, en équipant les bébés de bracelets électroniques, d’éviter les rapts d’enfants. «C’est à chaque fois un traumatisme pour les parents, mais aussi pour tout le personnel hospitalier lorsqu’un tel drame arrive», explique Joël Martinez, directeur de l’hôpital du Havre, qui sera certainement l’un des premiers établissements à être équipé d’un tel système. «Il s’agit en fait de mettre un bracelet équipé d’une puce électronique à chaque bébé qui vient de naître, un bracelet qui permettra de localiser l’enfant dès qu’il quittera la chambre de sa mère ou la pouponnière. Et si l’enfant franchit une porte de sortie, une alarme sera immédiatement déclenchée», ajoute-t-il.
Ce système, qui a déjà fait ses preuves et qui est déjà mis en place en Angleterre, mais aussi aux États-Unis, devrait vite se généraliser en France après les réguliers rapts d’enfants survenus récemment dans l’hexagone. «Les hôpitaux doivent aujourd’hui être des endroits sécurisés même si l’hôpital, de par sa notion d’hospitalité, n’est pas un endroit sécuritaire. Mais c’est aujourd’hui une nécessité, pour le confort des parents», ajoute le directeur. Au Havre, cette mesure entrera en vigueur dès la mise en service, en octobre 2007, du nouveau pavillon «mère et enfant» de l’hôpital Jacques-Monot, où 80 millions d’euros ont été investis pour réaliser cette unité de 190 lits actuellement en construction.
Lille : Télé-infirmière : outil de télé-assistance médicale
http://www.univ-lille2.fr/evalab/fp/teleinf.htm
Mis en oeuvre par EVALAB (laboratoire européen d’ergonomie et d’utilisabilité pour les Technologies de l’information et de la Communication en Santé de l’Université de Lille 2) le projet Télé-infirmière vise à mettre en relation un médecin expert capable d’assister une infirmière pour effectuer à distance une consultation auprès de personnes âgées au sein d’un établissement d’hébergement. L’initialisation de la requête par l’infirmière est effectuée par téléphone. L’objectif du projet Télé-infirmière est d’optimiser les ressources médicales et paramédicales mises en œuvre dans les Maisons de Retraites et Maisons d’accueil pour personnes âgées (MAPA) en favorisant la télé-assistance médicale auprès des infirmières / infirmiers par la mise à disposition d’éléments objectifs permettant d’éviter ou de décider d’une hospitalisation en urgence. Télé-infirmière doit permettre aux infirmiers d’institutions non médicalisées pour personnes âgées d’accéder à un service de télé-assistance médicale qui les aidera dans les décisions à prendre. Ainsi, l’objectif final du projet est de développer un chariot de télé-assistance mobile dans l’institution équipé de plusieurs instruments médicaux et de visiophonie reliés à un PC permettant de transmettre des données vers l’expert médical qui pourra appréhender rapidement la situation aux vues des données transmises et des données historiques du patient. Télé-infirmière mettra donc en place un réseau de télé-assistance reliant les institutions impliquées à un expert médical.
Les analyses menées au sein des établissements pour personnes âgées ont permis de décrire le fonctionnement et l’organisation de celles-ci avec l’identification des actions réalisées par chaque acteur identifié. L’accent a été mis sur les situations où le personnel soignant est amené à appeler le médecin avec l’identification des informations nécessaires lors des appels infirmiers/médecins, des supports utilisés, etc.
Des défibrillateurs automatiques dans les lieux publics à Montbard en Côte-d’Or
http://www.montbard.com/iso_album/...
Six défibrillateurs automatiques, qui pourront être utilisés par tout témoin d’un arrêt cardiaque pour aider à la survie de la victime, ont été installés en juillet 2005 à Montbard (Côte-d’Or) dans des lieux publics, dans le cadre d’une expérimentation unique en France. "Le défibrillateur est comme un extincteur pour le feu : il permet d’attendre les secours, de gagner un temps précieux quand on sait que l’on perd 10 % de chances de survie chaque minute après un arrêt cardiaque", souligne le Dr Jean-Pierre Rifler, chef du service des urgences à l’hôpital intercommunal de Montbard-Châtillon-sur-Seine. Ces appareils sont simples d’utilisation puisqu’il suffit de placer des électrodes et la machine détecte seule s’il y a besoin de déclencher des décharges électriques. Aux Etats Unis, le taux de survie atteint 30 à 50 %, conte moins de 10 % en France, grâce aux défibrillateurs distribués en nombre. Les six défibrillateurs, d’un coût de 2.000 euros chacun, ont été financés par la Caisse d’Epargne et la société qui les produit, Medtronic. Ils seront placés à la mairie, à la gare, dans les gymnases, dans un hôtel-restaurant et dans la salle des fêtes.
Applications de télémédecine APHP
http://telemedecine.aphp.org/php/listeapplications.phpParis : WiFi et multimédia au service des patients de l’Hôpital Foch
http://www.prnewswire.co.uk/cgi/news/release ?id=130906
L’hôpital Foch propose à ses patients d’accéder à Internet depuis leur chambre grâce à l’installation d’un réseau WiFi. Associé à la Technologie Mobile Intel Centrino (TM), ils peuvent profiter d’une plateforme multimédia complète disposant d’une autonomie optimale. C’est le huitième établissement d’Ile de France à faire confiance à Airmedis et à choisir d’améliorer le confort de ses patients.
C’est grâce à la société Airmedis, qui s’est spécialisée dans le multimédia et la mobilité en environnement de santé, que l’Hôpital Foch, désormais le plus grand établissement français équipé avec 680 lits, peut offrir cette nouvelle prestation à ses patients. Le service Airmedis Patients permet aux personnes hospitalisées de louer un ordinateur portable (sur le même principe que la télévision) et d’accéder directement depuis leur chambre à une plate-forme multimédia. Cette plateforme offre, au delà de l’Internet à haut débit, un accès simplifié à des outils de communication et de divertissement sophistiqués. Les patients qui veulent garder le contact avec leurs proches ou leur travail peuvent communiquer sans fil par vidéoconférence ou avec des outils plus classiques tels que l’e-mail, le chat ou le forum. On retrouve également plus de 50 jeux en ligne, une sélection de webTV et un espace cinéma qui propose plus de 600 films numériques à la demande.
Enfin, avec le service Airmedis Pro, l’établissement pourra profiter de la mobilité offerte par le réseau WiFi en l’ouvrant à son personnel hospitalier et à ses applications informatiques habituelles directement au lit des patients. Grâce à des terminaux mobiles (PDA, ardoises électroniques, PC portables), le personnel soignant inscrit directement depuis la chambre des patients les différentes informations médicales dans les dossiers patients informatisés. Cela permet de gagner le temps auparavant nécessaire à la retranscription de ces données et d’améliorer la pertinence des soins en ayant accès par exemple à des banques de données médicales.
Toulouse : télémédecine en Maison de Retraite
Un moyen d’améliorer le maintien à domicile de la personne âgée.
http://www.portailtelesante.org/...
Depuis février 2001, des séances de téléconsultation sont organisées entre l’EHPAD Bellefontaine à Toulouse (83 pensionnaires). Sur le plan technique, les médecins utilisent un PC équipé d’une carte d’acquisition de type codec permettant codage et transmission des informations. Une Web cam et un micro permettent les échanges ; 2 lignes Numéris permettent la connexion. La Consultation se déroule en présence du patient, de la directrice de l’établissement et d’une partie du personnel soignant.Cela permet d’optimiser les échanges et d’améliorer la prise en charge des patients, en limitant le nombre de déplacements des personnes âgées. Sur plus de quarante téléconsultations, deux seulement ont nécessité une hospitalisation. Chaque fois le séjour à l’hôpital a été réduit par une bonne programmation des différents rendez vous. La télémédecine donne à l’équipe soignante un avis spécialisé sur le diagnostic et le traitement de la pathologie, mais aussi sur la prise en charge globale du patient, dans son lieu de vie
