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Tous les cours du MIT en accès libre sur internet d’ici fin 2007
Le MIT (Massachusetts Institute of Technology) va devenir d’ici la fin de l’année la première université américaine à mettre en ligne gratuitement la totalité des quelque 1.800 cours qu’elle dispense, a déclaré un responsable de l’établissement. "Nous avons lancé ce projet parce que le MIT croit qu’internet est l’un des meilleurs moyens de faire progresser l’éducation dans le monde", a déclaré Anne Margulies, responsable du programme internet. Les internautes ne pourront pas acquérir de diplôme ou même contacter le corps enseignant du MIT, situé entre Boston et Cambridge dans le Massachusetts.
Le MIT a lancé le programme "OpenCourseWare" en 2003 et propose déjà des centaines de cours en ligne. Un petit nombre d’écoles américaines ont suivi. Stanford a mis sur le Net quelques cours l’année dernière et Bryn Mawr envisage également de le faire bientôt. En février 2007, 1,5 million d’internautes sont allés sur le site des cours du MIT, qui propose, entre autres, des cours sur la robotique cognitive, les inventions et les brevets, et les aimants supraconducteurs.
La plupart des utilisateurs, 60 % des visiteurs ne viennent pas des Etats Unis, se limitent aux domaines qui font la réputation du MIT : l’informatique, la physique et les mathématiques, a expliqué Margulies. Même les étudiants du MIT qui paient des milliers de dollars de frais de scolarité pourront utiliser ce service pour préparer leurs examens ou choisir les cours qu’ils veulent suivre, a expliqué Margulies.
IBM teste des applications vocales de renseignements sur un campus américain
IBM teste depuis 2006 un système d’informations vocal intellignet sur le campus américain de Winston-Salem en Caroline du nord. Dans cette université, les téléphones portables servent à communiquer avec les machines à laver et les places de parking. Grâce à des capteurs placés entre autres sur le parking de l’université, l’application surveille le nombre de voitures qui entrent et qui sortent. L’information est synchronisée avec l’application Websphere d’IBM. Combinée à un logiciel de reconnaissance vocale, l’application permet de renseigner les élèves.
Il leur suffit d’appeler avec leur téléphone portable un serveur en demandant : "Combien de places reste-t-il ?" pour avoir une réponse. En donnant leur numéro de place de parking et le temps de stationnement, le service vocal permet aussi de payer le parking en déclenchant un prélèvement sur sa carte bancaire. Des services complémentaires renseignent sur les horaires des bus, la disponibilité des machines à laver à la laverie. Pour les révisions de dernière minute, un service permet également de lire à haute voix des e-mails ou bien des notes au moment d’entrer dans la salle d’examen.
Université de Stanford : le "podcasting" transforme la diffusion du savoir
Le "podcasting", ou "baladodiffusion" selon nos cousins Canadiens, permet de recevoir, automatiquement, des enregistrements sonores sur son ordinateur par le biais de l’Internet.Ce mode de diffusion se répand dans les universités. L’Université de Stanford qui entretient depuis de nombreuses années des relations avec la firme Apple -située non loin de là- a intégré ce système sur son site et propose à ses étudiants de s’abonner à des flux podcast et de recevoir, sur leurs PC, des enregistrements de cours, de lectures publiques ou de débats avec un accès contrôlé. A ce jour plus de 400 programmes sont proposés. Pour l’instant, une série de cours a été intégrée sur iTunes avant d’être étendue à d’autres au cours de l’année 2006.Une analyse fine sera faite de l’impact de ce nouveau service sur l’assistance aux cours.
Ce phénomène du podcast est en train de se généraliser à l’ensemble des grandes universités américaines. Lié au développement de la « blogosphère », le podcast est différent car il ajoute du son, là où il n’y avait que des mots. Il permet également une grande liberté de ton aux producteurs. Casey Alt, directeur administratif pour les sciences de l’information à l’Université Duke explique que, pour lui, les podcasts et d’autres medias numériques transforment en profondeur le fonctionnement des institutions académiques aux Etats Unis et que ce phénomène va s’accentuer.
Le podcast motive les collégiens américains à apprendre leurs leçons
http://www.washingtonpost.com/...
L’iPod serait-il le bienvenu en classe ? Une enquête du Washington Post, publiée en octobre 2005, dévoile la manière dont les professeurs utilisent les podcasts dans leur enseignement. Pourquoi bannir l’iPod des collèges s’il est si populaire ? Certains enseignants ont trouvé comment l’utiliser à bon escient. A l’école élémentaire de Jamestown dans l’Arlington, Camilla Gagliolo, coordinatrice des usages de la technologie à l’école, réalise des podcasts avec les élèves. "On a lu des passages des livres qu’on aimait. On a mené des interviews. Les enfants de partout auront envie de nous écouter", raconte, enchanté Mohamed El-Sayed, un élève de dix ans.
Une étude a montré que 61 % des étudiants ont un lecteur MP3 soit 40 % de plus qu’au printemps. "C’est une technologie qu’ils utilisent au quotidien. Si les écoles veulent toucher les élèves d’aujourd’hui, ils ne peuvent pas l’ignorer", commente Don Knezek, directeur de l’International Society for Technology in Education. Les universités ont été les premières à intégrer l’usage du podcast. Les cours et conférences étaient enregistrés et transformés en podcasts. Maintenant, les professeurs vont bien au-delà. Des lycées de East Oakland, en Californie, ont fait des portraits vocaux, en anglais et en espagnol, des problèmes de leurs communautés. "C’est dur de voir quelqu’un mourir devant ses yeux". Les professeurs l’ont compris : le fait que cette technologie soit à la mode et la possibilité d’élargir l’audience de son travail sont des facteurs très motivants pour un élève. "Mes étudiants recherchent mieux, lisent plus, écrivent mieux", conclut Beth Sanborn, professeur d’une école où les élèves réalisent des podcasts depuis le printemps dernier.
Vers le M-Learning : l’avenir de l’éducation sera mobile
http://www.educause.edu/pub/er/erm04/erm0451.asp ?bhcp=1
Pour Bryan Alexander, co-directeur du Centre pour les technologies éducatives du Middlebury College (Vermont), les technologies mobiles et leur adoption par les jeunes générations sont appelées à transformer l’éducation elle-même. Il s’agirait, rien de moins, de “modeler les apprenants comme des participants créatifs et communicants, plutôt que des consommateurs passifs“, de “décrire le monde comme un service sur lequel on peut lire et écrire“.
L’article “Going Nomadic : Mobile Learning in Higher Education” publié dans Educause (vol. 39, N° 5, septembre-octobre 2004) adopte une définition large de la mobilité qui fait référence à Howard Rheingold. Elle s’intéresse à la connectivité continue, aux combinaisons dynamiques entre des appareils avec et sans-fil, des personnes et leur environnement.
Au-delà du discours général, qui n’innove pas sur celui des gourous américains de l’e-learning, Bryan Alexander cite quelques exemples qui feront au moins réagir.La reconfiguration des salles de classes et des campus en espaces ouverts, reconfigurables, mariant présence physique et collaboration distante, apparaît comme l’une des perspectives les plus riches. Plus besoin d’équiper ces espaces de manière fixe ; plus besoin non plus de les borner, dans la mesure où les étudiants, équipés de leurs propres dispositifs de communication, en repoussent les frontières à l’infini.
La coopération continue, indépendante du lieu, pourrait transformer la manière dont se mènent des recherches sur le terrain ou des apprentissages expérimentaux. Enfin, le m-learning pourrait devenir la manière de réaliser la perspective d’un "apprentissage tout au long de la vie", dans laquelle quiconque pourrait, où qu’il se trouve et à n’importe quel moment, se saisir d’un sujet, rechercher une communauté d’apprentissage qui le traite, s’y insérer pour un moment et la quitter lorsque son objectif est atteint : des sortes de "zones d’apprentissage temporaires", dans une référence explicite aux TAZ (Temporary Autonomous Zones) de l’auteur Hakim Bey.
Pour Bryan Alexander, la culture “multitâches, mobile, d’apprentissage à la demande” des jeunes générations modifiera la nature même des enseignements, des découpages disciplinaires et des approches pédagogiques.
Ecole assistée par Internet aux USA
Recevoir les toutes dernières notes de ses enfants, savoir en temps réel ou presque ce qu’ils ont mangé à la cantine, s’ils sont arrivés en retard ou même s’ils ont séché les cours, c’est ce que permet désormais Internet dans certains établissements scolaires américains. Internet permet désormais aux parents d’élèves de prendre connaissance en temps réel des relevés de notes de leurs enfants, et appréciations des enseignants. Ils peuvent aussi savoir à quelle heure les enfants sont arrivés en cours, ce qu’ils ont emprunté à la bibliothèque de l’école. Un nombre croissant d’établissements scolaires aux Etats-Unis a recours à ce moyen de communication avec les parents, même s’il n’existe pas pour le moment d’estimations précises.
Si la technologie ne peut pas transformer pas à elle seule des parents inattentifs en parents concernés, elle pourra en revanche venir en aide à ceux qui jonglent avec plusieurs emplois pour gagner de quoi vivre correctement, situation aujourd’hui fréquente aux Etats-Unis : il leur suffit de se connecter pour consulter les notes aussi rapidement que... les cours de la bourse par exemple. Pour Bonnie Bracey, ancienne enseignante devenue formatrice en informatique pour ses ex-collègues, "cela donne aux parents la bonne impression d’avoir une bonne compréhension de ce qui se passe à l’école", de mieux suivre la vie scolaire.
Un système de notation des étudiants américains par ordinateur
http://www.ideaworks.com/download/documentation/qualrusbrochure.pdf
http://news.com.com/Teachers...
http://www.ideaworks.com/CommentsByUsers.shtml
Qualrus est le nom d’un programme développé par l’université du Missouri. Il propose d’utiliser les ordinateurs pour corriger et noter les devoirs des étudiants ! En prélevant et en étudiant certains mots et certaines expressions, Qualrus détermine la valeur des argumentations développées par les étudiants et les note. Pour son créateur, le professeur Edward Brent, l’idée fondatrice est de faire gagner de précieuses heures aux enseignants. Son programme prend en compte les informations saisies par le professeur sur ce qu’il attend de ses élèves. A partir de là, il note les devoirs des candidats sur la base d’une comparaison entre ce qu’ils ont écrit et les indications des professeurs. Avec Qualrus, les étudiants soumettent leur devoir en ligne, et reçoivent leur note en quelques secondes. Ils ont dû choisir entre ce programme et une autre proposition du corps enseignant consistant à ne plus leur soumettre que des questionnaires à choix multiples (QCM).Au final, de nombreuses voix s’élèvent pour critiquer ce nouveau système de notation, qui risque de pénaliser quelque peu l’originalité des étudiants au bénéfice d’économies d’argent pour les universités et de temps pour les enseignants.
