Environnement&Energie

TIC et énergies propres : une nouvelle synergie

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Dernière mise à jour de cette rubrique: 12 juin 2006 - Imprimer cette page

Des éoliennes flottantes géantes "intelligentes"

MIT

General Electric vient d’annoncer un programme de recherche en collaboration avec le Département de l’énergie américain pour développer la future génération d’éoliennes géantes qui seront installées au large des côtes américaines, sur des plates-formes flottantes. Augmenter la puissance des éoliennes revient à augmenter encore leur taille, déjà considérable, ce qui pose des problèmes complexes de résistance physique et mécanique et de contrôle informatique car il faut simultanément augmenter le rendement, la fiabilité et la longévité de ces aérogénérateurs géants. Pour mieux comprendre ces défis techniques, il faut imaginer que ces éoliennes mesureront plus de 100 mètres de haut et auront des pales d’un diamètre de 140 mètres, plus grandes qu’un terrain de football !

Ces futures éoliennes utiliseront donc massivement les matériaux composites pour être plus légères mais elles auront surtout recours à une électronique et une informatique de pointe. Grâce à une multitude de capteurs directement intégrés aux pales et à des radars sophistiqués, elles pourront non seulement choisir une position et une vitesse optimale par rapport au vent mais également anticiper sur les brusques changements de vent pour éviter des dommages mécaniques.

Ces éoliennes ne seront pas fixées directement sur le fond de la mer mais reposeront sur des plates-formes en eau profonde, semblables à celles utilisées par l’industrie pétrolière et arrimées au fond de la mer par un système très sophistiqué de câbles et de ballasts permettant de stabiliser en toute circonstance ces structures géantes grâce à l’informatique. Selon les chercheurs du MIT, dirigé par Stephen Connors, ces éoliennes géantes pourraient finalement s’avérer moins coûteuses en exploitation que les éoliennes terrestres ou situées à proximité des côtes et cela malgré le surcoût lié à la construction et à l’acheminement du courant par câble.

Ces éoliennes situées en pleine mer auront en effet un avantage décisif sur les éoliennes terrestres : elles bénéficieront d’un vent beaucoup plus rapide et plus régulier qui permettra à ces aérogénérateurs d’atteindre un rendement moyen annuel de 50 %, contre moins de 30 % pour leurs homologues terrestres. Les objectifs de puissance visés sont très ambitieux : 7 mégawatts d’ici 2009 et 10 MW en 2015. "Avec un rendement de près de 50 %, une seule de ces éoliennes géantes pourra produire 40 millions de kWh par, de quoi alimenter plus de 11 000 foyers en électricité", souligne Stephen Connors qui ajoute "En théorie, une quarantaine de ces éoliennes géantes de 10 MW devraient pouvoir fournir assez d’électricité pour alimenter la consommation domestique d’un ville d’un million d’habitants, comptant 400.000 foyers". "Je suis certain que dans une génération, grâce aux progrès technologiques, les Etats-Unis pourront produire 20 % de leur électricité grâce à l’énergie du vent", ajoute le chercheur.

Date: 12 juin 2006 - Consulter cet article seul

Relais de téléphonie mobile utilisant les énergies solaire et éolienne en Haute-Garonne

Le premier relais de téléphonie mobile utilisant les énergies solaire et éolienne à Lagardelle-sur-Lèze en Haute-Garonne http://fr.news.yahoo.com/...

Un site de téléphonie mobile alimenté en énergie solaire et éolienne et présenté comme le premier de ce type en Europe a été inauguré en octobre 2005 à Lagardelle-sur-Lèze (sud de Toulouse) par Bouygues Télécom. L’antenne, haute d’une trentaine de mètres et située à environ 300 mètres de deux habitations isolées du village, est dotée de 9 micro-éoliennes et de 76 mètres carrés de panneaux solaires à ses pieds. "Ce système évite la construction de lignes électriques d’alimentation coûteuses et peu esthétiques, et va permettre, à terme, un meilleur maillage des zones rurales non encore couvertes par notre réseau", a expliqué Stéphane Gaillet, directeur régional Réseau Sud-Ouest de Bouygues Télécom. Solaire et éolienne fournissent respectivement 65 % et 35 % des 1.300 watts/heure nécessaires, et le site, mis en service en novembre 2004, "a fonctionné en totale autonomie après 3 mois de réglage", a-t-il précisé. Ce prototype a coûté 300.000 euros, le double d’un site alimenté classiquement, mais ce prix est bien sûr appelé à baisser en phase d’installation en série. Bouygues expérimente également à Thil (Haute-Garonne) une antenne-relais alimentée par une pile à combustible qui crée de l’énergie à partir d’hydrogène stocké dans une bonbonne. Un architecte et un paysagiste ont travaillé sur le projet et des plantes grimpantes habillent les cordages autour du site. Le maire, Jacques Ragot, a salué "la façon exemplaire" dont l’affaire avait abouti.

Date: 9 janvier 2006 - Consulter cet article seul