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CNES : 4 communes testent le Village communicant
http://www.cnes.fr/html/_96_197_3408_.php
4 communes françaises ont été choisies, pour expérimenter le concept de « Village communicant » mis en place par le CNES. Grâce, entre autres, à la technologie satellitaire, ces 4 villages pilotes bénéficieront de services de communication à haut débit, pour contrebalancer leur isolement géographique. Cette expérience illustre une des missions du CNES : rendre accessibles à tous les applications des technologies spatiales.
4 villages-test
Le Village communicant tel que l’avait imaginé le CNES devient réel ! Ce concept, développé dans le but de réduire la fracture numérique, trouve son application dans 4 communes françaises. Yannick d’Escatha, Président du CNES, et Frédéric de Saint Sernin, Secrétaire d’Etat à l’Aménagement du Territoire, ont en effet annoncé le 16 mai les noms des 4 sites retenus, dans lesquels sera déployé le Village communicant.
Choisies pour la motivation de leurs élus et sur les conseils de la Datar, les communes d’Aulus les Bains (09), Cucugnan (11), Saint Pierre de Côle (24) et Saint Léon (31) seront dotées d’une antenne satellite unique permettant à tous d’être reliés à l’Internet haut débit. Il sera ensuite facile pour chaque habitant de se connecter, grâce à une antenne WiFi par laquelle il recevra le signal radio diffusé sur le village. De cette façon, artisans, écoles, professionnels ou particuliers pourront facilement avoir accès à l’Internet.
Destiné à désenclaver certaines régions isolées, le Village communicant repose sur la combinaison des télécommunications par satellite, de solutions terrestres comme le WiFi (Wireless Fidelity) et la technologie des Courants Porteurs en Ligne (CPL). Le lien Internet par satellite est relié à des bornes d’accès WiFi en extérieur (une quinzaine par village), le CPL ayant été choisi pour le réseau interne afin d’éviter le câblage. Le Cnes fournit les modems CPL et les bornes WiFi.
Écoles, maisons de retraite, antennes médicales seront équipées en priorité, ainsi que des particuliers tels des médecins. Le cahier des charges impose l’installation d’une borne interactive dans la mairie, la téléphonie et la visiophonie gratuites sur IP dans le village et une assistance téléphonique aux utilisateurs. Pour éviter de passer la barre des 30 euros mensuels (l’accès est gratuit pendant la phase expérimentale), le débit du lien satellite est de 2 Mbit/s.
AGORA : Accès Garanti et Optimisé Pour les Régions : le projet du CNES pour le désenclavement numérique
http://www.cnes-tv.com/cnes_fr/cnesmag/cnesmag22_FR_sommaire.pdf
Réduire la fracture numérique entre les zones urbaines et rurales françaises en réduisant le coût de l’accès au satellite par un facteur cinq, c’est le projet ambitieux mené par le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) sous le nom Agora (Accès Garanti et Optimisé pour les Régions et l’Aménagement des territoires). Au delà de la France le projet couvrira l’Europe et pourrait aussi desservir les pays du pourtour méditerranéen.
Initié en avril 2003, le projet prend un coup d’accélérateur cinq mois plus tard après des demandes insistantes de l’Etat. Pour briser les coûts, l’agence compte attaquer les prix sur deux fronts. "Aujourd’hui, 70 à 80 % du prix d’un accès satellite provient du canal satellite. Dans ce domaine, les opérateurs satellites fixent aujourd’hui leurs prix en fonction du principal service associé au satellite, la télévision. Un mode de tarification inadapté à un marché de vente au détail. "Aujourd’hui nous sommes dans un marché où l’opérateur marge plus que celui qui offre les services", souligne Bernard Mathieu. Pour changer ce modèle économique, le CNES envisage d’exploiter une technologie multifaisceau.
"Plutôt que de diffuser l’information par des faisceaux larges comme le fait un satellite traditionnel, nous utilisons une multitude de faisceaux étroits. Sur un satellite de quarante faisceaux, on émet sur des bandes de fréquences différentes associées chacune à un faisceau dans un groupe de quatre faisceaux juxtaposés, le motif de quatre faisceaux est répété dix fois. Ainsi on réutilise dix fois la même plage de fréquence, le coût est réduit par dix", explique Bernard Mathieu. Chaque faisceau couvre une zone géographique donnée. Quatre faisceaux sont ainsi nécessaires pour couvrir l’ensemble du territoire français.
"Pour chaque faisceau, il existe une passerelle qui relie le satellite au réseau terrestre. C’est cette passerelle que l’opérateur satellite pourra attribuer aux FAI qui en feront la demande", déclare Bernard Mathieu. Si le projet trouve preneur chez les investisseurs privés, le satellite pourrait être opérationnel d’ici 2007. En attendant, le CNES dispose d’un atout supplémentaire pour faire baisser les coûts du canal satellite.
"Le standard satellite en Europe est la norme DVBS. En passant au DVBS2, plus performant, il est possible de réduire déjà les coûts de l’ordre de 30 % environ", analyse Bernard Mathieu. Deuxième front en matière de réduction des coûts auquel s’attaque le projet Agora, le coût du terminal satellite. Aujourd’hui de l’ordre de 1 500 euros et plus, il reste trop cher pour un marché de masse. Après une étude de faisabilité réalisée en partenariat avec Thomson, le CNES estime qu’il serait possible de ramener ce prix à 300 euros.
