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Projets TIC étrangers au service des personnes handicapées
Les TIC au service des personnes handicapées
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- Projets TIC étrangers au service des personnes handicapées
Un robot pour aider les personnes âgées et handicapées
Aujourd’hui, 10 % de la population mondiale a plus de 60 ans et cette proportion devrait doubler d’ici à 2050. En 2006, il manque, rien qu’aux USA, 400 000 postes d’aide aux personnes âgées et handicapées et, au cours de ces prochaines années, le ratio des actifs par rapport aux personnes âgées va sensiblement se dégrader : en 1950 il y avait aux Etats Unis 8 actifs pour une personne de plus de 65 ans ; aujourd’hui ce rapport est de cinq pour une et en 2020 ce rapport chutera à 3 actifs par personne plus âgée.
Cette évolution démographique fait que nos sociétés développées vont devoir résoudre une équation redoutable : comment continuer à satisfaire l’augmentation de la demande de soins pour les personnes âgées alors que les professionnels de santé seront de moins en moins nombreux. Une des solutions à ce défi majeur se trouve, selon l’Institut américain pour la technologie dans l’usage généralisé des robots et prothèses intelligentes.
Les ingénieurs du gouvernement américain travaillent actuellement, dans le cadre du projet national d’assistance mobile sur plusieurs technologies un projet qui pourraient offrir aux personnes handicapées une vie plus indépendante. Parmi celles-ci, un système de fauteuil évolué, capable de permettre aux personnes en fauteuil de se mettre au lit, d’en sortir, de asseoir sur une chaise et d’aller aux toilettes, le tout sans aucune aide.
Les ingénieurs du NIST comptent également ajouter un système d’activation par la voix permettant d’appeler ce fauteuil depuis une autre pièce. Le HLPR (home lift, position and rehabilitation) peut déplacer des personnes d’environs 140 kg et leur permettre une certaine rotation. Toute la machinerie est placée de telle sorte que le centre de gravité soit toujours au niveau des roues. "L’utilisateur pilote le fauteuil grâce à un joystick et quelques autres controles simples, permettant un mouvement de 7 mètres en 10 secondes", de plus, ce système peut aider ceux qui doivent exercer leurs jambes en cours de rééducation en supportant leur poids.
SmartEyes : guidage par satellite au service des aveugles
Pour aider les aveugles à se déplacer en ville sans avoir à demander leur chemin, des chercheurs grecs de l’université de Salonique ont présenté un programme informatique pilote utilisant le guidage par satellite (GPS). L’objectif du projet vise à doter les utilisateurs, non ou mal voyants, d’un petit ordinateur de poche leur relayant par voie vocale des données provenant de satellites GPS, a expliqué son concepteur, Stavros Panas, directeur du laboratoire de télécommunications de l’université. L’usager, qui choisira le lieu où il veut se rendre, sera guidé de rue en rue ou dans le transport public, informé de la présence de feux de circulation, voire du déroulement de manifestations de rue ou d’événements prévisibles comme des marchés, a-t-il ajouté.
Baptisé "SmartEyes", le projet est testé par 150 volontaires à Athènes et à Salonique, à l’issue de sa phase de mise au point. "C’est bien mieux que le chien qui n’est pas capable de guider son maître sur des itinéraires inconnus, en revanche, cela ne se substituera pas à la canne blanche, indispensable pour repérer les obstacles imprévus", a affirmé Stavros Panas. En cas de succès, et d’installation dans d’autres villes européennes, via une cartographie détaillée, SmartEyes permettrait notamment de développer le tourisme mal-voyant, a-t-il relevé. Il estime que le coût du produit final devrait avoisiner les 500 euros. Le laboratoire du chercheur grec travaille par ailleurs sur un autre système, cette fois à destination des sourds, pour transcrire vocalement le langage des signes.
Un système de navigation par satellite pour guider les non-voyants
L’ESA vient de commencer à Madrid l’expérimentation d’un système prototype de navigation par satellite suffisamment précis pour guider des piétons non-voyants. Les personnes aveugles qui participent à cette opération conservent leur précieux chien mais elles peuvent en outre recevoir par satellite, dans une oreillette, des indications vocales leur indiquant quel trajet prendre pour rejoindre leur destination. Développé par l’ESA, avec la firme espagnole GMV Sistemas, ce dispositif offre une plus grande autonomie aux non voyants. Certes il ne s’agit pas là de remplacer la canne blanche ou le chien guide mais d’offrir une sorte de plan sonore des lieux : plus besoin pour l’aveugle de demander son chemin, c’est l’appareil qui va accompagner ses déplacements.
Ce système, réalisé selon les conseils de l’Organisation Nationale des Aveugles d’Espagne (ONCE), repose sur le système de positionnement EGNOS, un système qui traite les données GPS pour leur apporter une meilleure précision : ce qui n’est pas négligeable, pour un aveugle une localisation au mètre près peut aussi représenter la différence entre le trottoir et le milieu de la route. EGNOS, programme préparatoire à Galileo, offre de plus une garantie de qualité de service. Cette continuité est renforcée par un autre système développé en parallèle par l’ESA : SISNET (Signal In Space via Internet) : en effet en milieu urbain les immeubles qui s’interposent entre le récepteur et les satellites empêchent le passage des signaux. Le dispositif SISNET permet de « contourner l’obstacle » en fournissant les données par Internet.
Pour cette application destinée aux non-voyants le traitement des positions se fait via un serveur qui renvoie les données à l’utilisateur et c’est ainsi que le piéton handicapé peut être informé de la direction à suivre. Il lui faut auparavant programmer la destination dans l’appareil. Pour l’instant le projet est en phase de démonstration, et le récepteur n’existe encore qu’au stade du prototype mais l’ESA, GMV Sistemas et la ONCE entendent bien poursuivre leurs efforts pour développer un appareil unique intégrant récepteur EGNOS/SISNET, ordinateur de poche et téléphone mobile.
Un robot guide d’aveugle qui utilise les étiquettes RFID
Des étiquettes passives (Rfid) déployées dans l’environnement peuvent également être utiles pour aider au déplacement de personnes handicapées. Tel est l’un des résultats de l’équipe de recherche du professeur Vladimir Kulyukin, de l’université d’Etat de l’Utah, qui travaille sur un robot guide d’aveugle dont les performances sont améliorées grâce à l’utilisation d’étiquettes Rfid. Celles-ci déclenchent par exemple des comportements locaux (retrouver un bureau ou les toilettes) ou permettent d’atteindre des objectifs globaux de navigation (trouver le meilleur chemin dans un dédale de couloirs). Parmi les applications expérimentées, des caddies robotisés capables, en détectant les RFID, de mener les personnes mal voyantes au rayon de leur choix et de leur donner des informations vocales pour les aider à se repérer et à trouver l’article de leur choix. Ce robot guide est expérimenté dans plusieurs aéroports et grands magasins américains.
A Kobe, un réseau de tags RFID au service des personnes handicapées
En 2005, à Kobe, ville pilote, le programme Free Movement Assistance (assistance au libre mouvement), soutenu par des financements publics et privés importants et développé en coopération avec le ministère des Transports et celui de l’Aménagement du territoire, a fait ses preuves auprès des personnes dépendantes. Le succès des tests a été tel que la municipalité de Kobe a donné carte blanche à Sakamura et à ses équipes pour aller de l’avant.
Aujourd’hui, Kobe abrite 40 000 bornes. Elles ne profitent pas qu’aux seuls non-voyants et paralysés mais sont aussi utilisées par des personnes âgées qui se sentent esseulées dans cette ville un peu morte. Quand il se déplace en ville, un non-voyant peut «écouter» son baladeur en marchant, le terminal étant doté de fonctions vocale et sonore. «Des bornes ont été placées aux carrefours, aux feux et dans les rues principales, explique un fonctionnaire municipal. Il est ainsi possible de guider à distance des aveugles ou des handicapés en fauteuil roulant. Ils sont rassurés, et le système améliore considérablement leur mobilité.»
Japon : un fauteuil roulant robotisé guidé par puces RFID !
On sait qu’il est de plus en plus difficile pour les personnes handicapées de se déplacer dans la jungle urbaine, sans rencontrer une multitude d’obstacles. C’est pour cela que la société japonaise Shimizu, a conçu un fauteuil roulant entièrement robotisé. Ce fauteuil est équipé de capteurs qui analysent les conditions environnementales, détectent les dangers et lisent les informations des bâtiments voisins grâce à des étiquettes électroniques.. Ce fauteuil est parfaitement autonome, car il est capable de vous transporter en toute sécurité jusqu’à une destination prédéfinie, de plus il peut aussi être commandé manuellement et il dispose aussi d’un système d’arrêt d’urgence. Ce programme s’inscrit dans la volonté du gouvernement japonais de développer un réseau pour tous, car comme on le sait la population japonaise est de plus en plus vieillissante.
Des RFID pour aider au déplacement de personnes handicapées
http://kulyukin2k.cs.usu.edu:8001/... http://www.eetimes.com/...
Les étiquettes passives (Rfid) déployées dans l’environnement peuvent également être utiles pour aider au déplacement de personnes handicapées. Tel est l’un des résultats de l’équipe de recherche du professeur Vladimir Kulyukin, de l’université d’Etat de l’Utah, qui travaille sur un robot guide d’aveugle dont les performances sont améliorées grâce à l’utilisation d’étiquettes Rfid. Celles-ci déclenchent par exemple des comportements locaux (retrouver un bureau ou les toilettes) ou permettent d’atteindre des objectifs globaux de navigation (trouver le meilleur chemin dans un dédale de couloirs). Parmi les applications expérimentées, des caddies robotisés capables, en détectant les RFID, de mener les personnes mal voyantes au rayon de leur choix et de leur donner des informations vocales pour les aider à se repérer et à trouver l’article de leur choix. Ce robot guide est expérimenté dans plusieurs aéroports et grands magasins américains.
USA : un système d’audioguidage pour les aveugles
Les chercheurs de l’université de Santa Cruz en Californie, en coopération avec le Smith-Kettlewell Eye Research Institute, ont mis au point un ensemble d’outils pour aider les aveugles, à partir de techniques issues du domaine de la vision artificielle. Ils ont notamment développé un logiciel et un pointeur laser pour remplacer la canne blanche. Le système analyse le signal pour le traduire en un signal sonore qui varie lorsque l’aveugle pointe dans différentes directions. La fréquence des bips indique la distance tandis que la tonalite rend compte de la présence de formes particulières telles que des marches. Une autre recherche consiste à doter l’aveugle d’un équipement qui comporte une caméra et un système d’analyse qui repose sur des balises, de petits panneaux à symbologie codifiée. La pose de panneaux est peu coûteuse et n’implique quasiment aucun entretien. Le système peut alors indiquer à l’aveugle la présence de tel ou tel commerce ou administration. Installé dans un hôtel, ce système permet aux mal voyants de retrouver facilement leurs chambres.
HumanWare propose pour sa part une solution complète de guidage électronique pour les mal voyants. Le système combine un GPS Trekker et l’ordinateur de poche Maestro. Trekker est le système d’orientation par GPS autonome le plus populaire sur le marché. Maestro est le premier ordinateur de poche grand public accessible aux non-voyants. Ces deux produits sont maintenant intégrés, offrant une solution complète et mobile aux personnes aveugles ou ayant une déficience visuelle. Trekker peut désormais être renforcé par les fonctions courantes propres au PDA grand public. Trekker est une application logicielle fonctionnant sur un ordinateur de poche (PDA) avec WinCE entièrement adapté pour les aveugles avec des menus et des cartes géographiques parlantes ainsi que de l’information GPS vocale. Ce système intègre également d’autres applications telles que Victor Reader, un lecteur de livres parlés numériques. La nouvelle solution améliore considérablement l’interface utilisateur de Trekker et rend l’entrée de données et la navigation dans les menus beaucoup plus facile.
Domus : une maison canadienne intelligente qui aide les personnes handicapées
http://www.usherbrooke.ca/courrier...
Le laboratoire DOMUS a créé un des premiers appartements conçus en Amérique du Nord selon les principes de l’informatique diffuse. DOMUS ressemble davantage à une maison qu’à un laboratoire. À première vue, c’est un banal appartement muni de fenêtres, comprenant cuisine, salle de bain, salle à manger, chambre à coucher et salon. Les utilisateurs du corridor universitaire longeant le laboratoire risquent même d’être surpris par la présence de personnes habitant l’appartement. En réalité, elles seront observées pour tester cet environnement hautement technologique. Chacune des pièces contient en effet des dispositifs informatiques longuement mûris. DOMUS, le Laboratoire de DOmotique et d’informatique Mobile de l’Université de Sherbrooke, est un habitat pourvu d’un environnement informatique aussi discret que sophistiqué, truffé de capteurs de toutes sortes.
Le laboratoire consiste à jeter les bases théoriques et pratiques visant à construire une maison dans laquelle les personnes souffrant d’handicaps pourront vivre plus longuement de façon autonome. « Nous travaillons d’abord pour les personnes aux prises avec des troubles cognitifs, affirme Hélène Pigot, une des instigatrices du projet. Les personnes âgées souffrant de démence, les jeunes schizophrènes ou les adultes ayant subi un traumatisme crânien sont les premiers ciblés par nos recherches. »
DOMUS s’affaire à concevoir des dispositifs informatiques complexes qui analysent des situations, réagissent et communiquent entre eux. "Si la personne oublie de prendre ses médicaments ou laisse le four en marche, le système émettra des messages écrits, vocaux ou lumineux pour lui rappeler ce qu’elle a à faire, explique Hélène Pigot. Les technologies doivent être capables de communiquer avec les intervenants extérieurs si la situation le justifie". Les capteurs installés sous les chaises, sous les matelas ou en périphérie des pièces détecteront les allées et venues des personnes ainsi que leurs oublis ou les anomalies. En communiquant avec la puce électronique portée par les patients, le système sera en mesure de réagir et de prendre les décisions appropriées.
Le CRE (Centre de réadaptation de l’Estrie) accueille notamment de jeunes adultes victimes d’accidents cérébraux. Lorsque ceux-ci atteignent la majorité, toutefois, ils sont transférés dans des institutions pour personnes âgées, faute d’avoir d’autres ressources. Un non-sens aux yeux des chercheurs et du CRE. Les appartements conçus par l’équipe DOMUS combleront entre autres ce besoin d’un milieu de vie adéquat pour les jeunes patients.
L’entreprise DOMUS repose sur la multidisciplinarité de l’équipe. Formée d’une dizaine de chercheurs et étudiants, le groupe fait notamment appel au professeur André Mayers, informaticien et diplômé en psychologie, à Claude Caron, professeur en administration et à Philippe Mabilleau, professeur en génie électrique. Les recherches font intervenir les domaines de la psychologie, de l’ergothérapie, de l’informatique, du génie, de la médecine et de la sociologie. Il faut notamment s’assurer que le système d’assistance aux personnes et que l’infrastructure informatique développée s’intègrent bien ensemble, ce qui réserve parfois quelques surprises. Dans le domaine des habitats intelligents, DOMUS est d’ailleurs une des rares équipes au monde à présenter une vision et une architecture intégrées pour l’assistance cognitive aux personnes souffrant de déficits cognitifs.
Les résultats de recherche et les interfaces développées peuvent non seulement être appliqués à d’autres maladies mais servir aussi aux personnes en santé. Les connaissances issues du projet pourront éventuellement être utilisées dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la protection civile.
Pour joindre les chercheurs :
Courriel : Helene.Pigot@USherbrooke.ca
Sylvain Giroux
Courriel : Sylvain.Giroux@USherbrooke.ca
