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Les robots européens
Robots de compagnie et de services seront une réalité d’ici 10 ans
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RoboDomo : un robot d’assistance aux personnes âgées à Nice
RoboDomo, un robot d’assistance aux personnes âgées, a été présenté à Nice en présence de Jean-Jacques Romatet, directeur général du CHU de Nice, d’institutionnels et de représentants des partenaires industriels dont le PDG de Robosoft, Vincent Dupourqué et le Dr Jean Luc Weber, fondateur de Tam Telésanté, société qui fournit les capteurs communicants avec le robot.
N’allez pas imaginer un mannequin ressemblant trait pour trait à un être humain : la réalité est moins extravagante que la science-fiction. Ce nouveau robot ressemble plutôt à un aspirateur sans fil et sans tuyau, doté de roues et d’un écran.
Alors qu’il vient de démarrer sa phase de test qui devrait durer jusqu’à fin 2007, RoboDomo pourrait à terme, assurer un maintien sécurisé à domicile des personnes âgées. Son gros atout : il pourra être piloté à distance très simplement par le biais d’un téléphone portable. De plus, il offrira à terme, un bouquet de services intégrant des objets communicants sans fil, tels qu’un capteur de chute, de température, un tensiomètre, un pèse personne, un pilulier, etc. .../...
« Depuis très récemment, les robots sont devenus des PC mobiles pouvant offrir des services à distance ou à des personnes ayant une mobilité réduite (handicapées, enfants, personnes âgées) » indiquent les concepteurs de ce projet de robot d’assistance aux personnes âgées isolées. Au-delà des aspects techniques, les concepteurs de ce robot tablent sur le fait que « 92% des personnes âgées interrogées souhaitent un maintien sécurisé à domicile »* et que d’ici 2020, un quart des Européens seront âgés de plus de 65 ans, ce qui est déjà le cas à Nice aujourd’hui, précisent-ils. Au Japon en 2010, un quart de la population aura plus de 65 ans (situation de l’Europe en 2020 et de... Nice aujourd’hui !). En 2015 le Japon prévoit d’équiper ¼ de ses foyers d’assistants domestiques du fait de la diminution du potentiel d’aides-soignants, d’où l’engouement naissant des grandes entreprises d’informatique et de télécommunications pour ces nouveaux objets communicants mobiles allant de l’accompagnement psychologique à la télésurveillance médicale.
De plus en plus d’intelligence sera déportée sur le robot pour permettre la télésurveillance 24H/24, 7 Jours/7 et l’assistance médico-technique à domicile. « Le marché mondial des services de santé dans la maison numérique devrait atteindre 2,1 Milliards de dollars en 2010 » d’ après la dernière étude du cabinet Américain ‘Parks Associates Research’.
Le téléphone 3G permet de piloter le déplacement du robot recevoir des données audio et vidéo provenant de la camera fixée au robot lorsque l’option « vidéo conférence » est activée.
Anty : un robot pour accompagner les enfants malades
Né de la recherche de l’Université flamande de Bruxelles, le projet de robot pour enfant malade "Anty" a reçu le soutien de la Fondation Roi Baudouin. Avec sa tête à faire sourire un janséniste, nul doute qu’Anty devrait conquérir les enfants. Le Robotics and Multibody Mechanics Research Group, à la base du projet espère proposer un prototype d’ici 2007, lequel pèserait 4 kg pour 70 cm.
Cette petite machine sera censée parler, se déplacer et exprimer des émotions ; mais de surcroît, il pourrait faire montre de différentes "personnalités". Les enfants trouveront alors en lui un compagnon de jeu à même de les désennuyer. Anty sera doté de sondes lui permettant de détecter d’où provient un son, et de déterminer si un enfant vient de le caresser, l’étreindre ou de le violenter, afin de réagir en conséquence, sans bien sur pouvoir faire du mal à l’enfant . Sur son ventre, un écran donnera des explications à l’enfant concernant sa prochaine opération, et affichera des jeux possibles, toujours dans une perspective ludique.
05.Le Care-O-bot : un robot allemand polyvalent pour aider les personnes âgées
Le Care-O-bot, un robot développé par l’institut de Fraunhofer en Allemagne, est à ce jour le robot d’aide le plus avancé, car il ne s’occupe pas seulement des personnes âgées, ce robot peut aussi rechercher des objets que l’utilisateur réclame, comme par exemple du jus d’orange. Le robot peut aussi allumer la télé ou encore arroser les plantes. Son programme permet aussi à l’utilisateur d’être informé de l’horaire de la prise de ses médicaments.
L’utilisateur de ce robot, une personne âgée par exemple, peut sélectionner une action ou un objet sur l’écran d’une tablette tactile. Imaginons que cette personne sélectionne un jus de pomme : le Care-O-Bot commence son lent périple vers son objectif : le réfrigérateur. Là, il ouvre la porte à l’aide de son bras mécanique, saisit le pack de jus de pomme, le pose sur sa tablette intégrée, referme la porte, prend un verre sur l’évier, le met à côté du jus de pomme et revient vers la dame qui l’attend, assise sur son canapé. L’interface n’impose pas le moindre apprentissage. En cas de doute lors de la sélection de la boisson, le Care-O-Bot prend une photo et l’envoie à l’utilisateur afin qu’il confirme son choix.
Des robots assistent désormais les agents de sécurité
http://www.group4falck.be/page.asp ?lid=2&id=926
Des robots qui travaillent activement… Cela semble réservé à un futur lointain, mais pourtant c’est déjà une réalité chez Group 4 Securicor dont les robots de sécurité ont fait sensation au salon de l’innovation de Bruxelles ! En effet, l’entreprise utilise désormais des robots pour assister ses agents de sécurité dans leur mission de surveillance ce qui constitue une grande première en Belgique. Cette solution totalement novatrice et unique combine donc l’aspect humain (agent de sécurité) à l’aspect technologique (robot de surveillance électronique et mobile). Ainsi, la protection des personnes et des biens est renforcée et les interventions sont plus rapides. Les robots ‘Robowatch’ peuvent être utilisés dans diverses situations telles que les missions temporaires pour lesquelles aucune surveillance électronique n’est prévue ou la surveillance d’endroits où la présence de l’homme n’est pas souhaitée (zones protégées). Il existe deux types de robots : l’un pour l’intérieur des bâtiments et l’autre pour l’extérieur.
Les robots "Robowatch" patrouillent de manière autonome et sont équipés des systèmes de surveillance les plus pointus. Près de la caméra et des détecteurs de mouvements peuvent également être placés un microphone et des systèmes de détection de gaz ainsi que de nombreux autres systèmes de mesure. Lorsque le robot repère quelque chose de suspect, il donne l’alarme et avise immédiatement le poste de contrôle ou l’agent de surveillance également présent sur le site.
Les robots "MOSRO" peuvent, pour leur part, aussi bien protéger les personnes que l’intérieur des propriétés. Ce robot est muni d’un système de surveillance par caméra mais il peut également être pourvu d’une série d’autres capteurs tels que les détecteurs de son, de température, d’humidité et de gaz. MOSRO suit en permanence le trajet préprogrammé et donne l’alarme dès qu’il constate une situation suspecte. Grâce à un système de reconnaissance d’empreintes digitales, MOSRO est également en mesure d’identifier les personnes autorisées. MOSRO pèse 25 kilos et peut travailler de manière autonome pendant 14 heures. Il se déplace à une vitesse de 4km/h.
Un robot-patient pour les étudiants en médecine
http://www.laerdal.com/simman/simman.htm http://news.bbc.co.uk/1/hi/england/derbyshire/4071212.stm
Ce patient virtuel anglais est le rêve des étudiants en médecine : il peut avoir des centaines de crises cardiaques mais ressusciter à chaque fois ! Il est vrai que Simman n’est pas un patient comme les autres. C’est un robot conçu et programmé pour présenter une multitude de symptômes caractéristiques de nombreuses pathologies cardio-vasculaires. Le SimMan peut respirer, parler, être ausculté. Sa configuration et sa programmation très souple permettent son utilisation pour des formations multi-disciplinaires variées. Il offre la possibilité de donner des cours de simulation pour former les étudiants en médecine à la prise de décision au cours de scénarios réalistes. Coûtant 26.000€, il équipe la Clinique de l’université de Derby.
″Soeur Mary″ le robot aide-soignante
A l’hôpital Sainte Marie de Londres, "Soeur Mary", robot de dernière génération, glisse entre les lits et permet au docteur un examen visuel à distance des patients. Le docteur utilise un manche pour commander le robot et peut, via une caméra, examiner le patient à distance. Pendant ce temps, le patient voit l’image du docteur sur le "visage" du robot et peut avoir une conversation en temps réel avec le médecin. Parv Sains, qui dirige ce projet, à Sainte Mary, souligne que ces robots "aide-soignant" pourraient devenir de précieux auxiliaires médicaux pour les médecins hospitaliers en nombre insuffisant et qui peuvent ainsi pratiquer des téléconsultations et surveiller un plus grand nombre de patients.
Un robot maître nageur en Suède
http://www.jensandersson.com/flash.htm
En 2005, le Prix Braun mettant à l’honneur le Design Technique a été attribué au suédois Jens Andersson pour la conception de « Rescue Buoy » un robot nageur. Il surveille la mer afin d’identifier les situations de noyade nécessitant l’intervention d’un sauveteur humain. Si depuis le rivage, les sauveteurs qui sont souvent surélevés, repèrent facilement quelqu’un en danger dans l’eau, ils ont toutefois plus de difficultés à trouver le bon endroit une fois qu’ils sont dans l’eau. Le robot nageur résout ce problème car après avoir contacté le maître-nageur, il nage jusqu’à la personne en difficulté, lui servant ainsi de bouée pour l’aider à flotter et sert ensuite de point de repère dans l’eau. Un robot nageur peut surveiller une zone de 150 mètres. En plus de la noyade, il protège les nageurs du risque de dérive par les vents côtiers et des attaques de requins.

