E-Santé et Télémédecine

Les expériences pilotes de télémédecine en France

E-Santé et Télémédecine

Dernière mise à jour de cette rubrique: 8 mai 2007 - Imprimer cette page

Des nouveau-nés surveillés par un bracelet RFID

News.fr

C’est une première en France ! Pour éviter de nouveaux rapts d’enfants, il a bien fallu se résoudre à utiliser les dernières technologies disponibles. Ainsi, la maternité du centre hospitalier intercommunal du Raincy-Montfermeil, en banlieue parisienne, va-t-elle désormais glisser au poignet ou à la cheville des nourrissons un petit bracelet hypoallergénique surmonté d’un boîtier étanche de 20 grammes. A l’intérieur de ce boîtier : la carte d’identité informatique du nouveau-né, notamment son nom, son prénom, sa date de naissance et le numéro du boîtier. L’appareil, d’une durée de vie de 18 mois, est alimenté par une pile, et fonctionne en utilisant la technologie RFID.

Aujourd’hui, l’identification par fréquence radio est plus souvent utilisée par les industriels, la grande distribution ou les aéroports pour le suivi de produits et des bagages que par les services de santé. Mais le principe reste le même. Le système dit actif, par opposition à un autre système dit passif, envoie chaque seconde un signal radio (800 MHz) qui permet de localiser l’enfant dans un périmètre de dix mètres. Les lecteurs/scanners spécifiques placés aux différents points d’accès de la maternité permettent de vérifier à tout instant la présence du nourrisson. Son identité peut aussi être vérifiée à l’aide d’un scanner portable.

Si le bébé est emmené hors du périmètre par une personne qui ne fait pas partie du service, une alarme se met en route. En revanche, si une sage-femme emmène l’enfant, pour une radio par exemple, le système sera paramétré pour « une sortie provisoire ». Au-delà du délai imparti, l’alarme se déclenchera. Même alerte si l’on tente de retirer ou d’arracher le bracelet. Avec ce système, la maternité de Raincy-Montfermeil souhaite ne plus renouer avec les enlèvements d’enfants qu’elle a connus en 2002 et 2005. Tous les nouveau-nés du service seront donc équipés d’un bracelet, à moins que leurs parents ne refusent en signant une décharge.

BlueTag, le bracelet utilisé, a été développé par la société BlueLinea. Une cinquantaine d’établissements dans le monde, notamment en Angleterre, à Hong-Kong, au Koweït, à Dubaï et en Australie, ont déjà retenu ce dispositif. En Malaisie, le gouvernement a même opté pour le bracelet dans 300 hôpitaux afin d’endiguer le trafic d’enfants. A 5 euros par naissance, il faut dire que le coût du dispositif est faible. «L’infrastructure et les postes de contrôle de suivi reviennent entre 30 000 et 150 000 euros selon la taille des services.

Au Raincy-Montfermeil l’investissement sera de 100 000 euros sur 5 ans », précise Laurent Levasseur, directeur général de BlueLinea. Selon la société, une cinquantaine de maternités publiques et privées, sur un total estimé de 750, réfléchiraient ou s’apprêteraient à mettre en place le bracelet RFID.

Date: 11 avril 2007 - Consulter cet article seul

Medec 2007 : Orange présente ses dernières innovations en matière de télémédecine

FT

Dans le cadre du Medec 2007, Orange a présenté des solutions innovantes facilitant les pratiques des professionnels de santé comme le stylo Communicant, le Bracelet Alzheimer, le carnet de vaccination électronique ou l’expérimentation d’un suivi mobile des maladies chroniques.

Le bracelet Alzheimer

Ce bracelet-téléphone intègre un bouton d’alerte et s’attache au poignet comme une simple montre, sécurisant ainsi l’environnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, sans restreindre leur liberté, dans le respect des procédures de la CNIL. Si le porteur d’un bracelet Alzheimer sort du secteur géographique habituel où il dispose de points de repère, l’appareil déclenche une alarme automatisée pour en aviser les proches. Il est également possible d’entrer en communication avec le malade grâce à la fonction haut-parleur mains-libres du bracelet, par l’intermédiaire du centre d’appel médicalisé.

Le stylo communicant

Grâce au stylo communicant, les médecins ou personnels soignants procèdent à une saisie manuelle des formulaires. Via le réseau GPRS, les informations sont transmises et intégrées aux systèmes d’informations médicales correspondants, avec un traitement automatisé de reconnaissance d’écriture. L’exploitation des données est ainsi optimisée (gain de temps, pas de double saisie) puisque les informations sont quasiment délivrées en temps réel sur leur lieu de traitement. Cette solution d’écriture numérique est totalement sécurisée (identification et traçabilité des utilisateurs, cryptage des données).

Le suivi par mobile des maladies chroniques

En lien avec l’équipe du Dr Guillaume Charpentier du centre de recherche en diabétologie du centre hospitalier Sud-Francilien de Corbeil-Essonnes et la société Voluntis, Orange participe à une expérience d’amélioration de la pratique de l’insulinothérapie fonctionnelle et de son suivi par mobile. En effet, le patient suit son traitement insulino-thérapique à l’aide de son mobile PDA :

Il y saisit sa glycémie, calcule les glucides de son repas

Son PDA lui suggère les doses d’insuline à prendre en correction Son mobile communique vers une base de données à laquelle accède l’équipe de soins Le médecin paramètre les données médicales et glycémiques de son patient ; saisit les objectifs de glycémie à atteindre ; suit l’évolution à distance.

Le carnet de vaccination électronique

L’objectif du carnet de vaccination en ligne , développé par Orange Business Services, est de donner aux médecins et aux patients une représentation claire et synthétique des vaccinations passées et futures. L’application facilite le choix des vaccins pour les médecins et détermine automatiquement les prochaines dates de vaccinations. Les données de l’application sont disponibles en temps réel dans un environnement d’hébergement parfaitement sécurisé par un protocole d’authentification : la carte CPS pour un accès chez son médecin et la carte à puce du patient (cleyris) avec son code PIN pour un accès à domicile, dans un contexte de connexion privée.

Date: 12 mars 2007 - Consulter cet article seul

Un bracelet qui prévient les asthmatiques de la pollution

Cairpol

De loin, le Cairpatch ressemble à une grosse montre mais il s’agit en fait du premier appareil de mesure de la concentration dans l’air d’ozone et de dioxyde d’azote, deux gaz qui peuvent provoquer de graves crises d’asthme. "Il y a 3 millions d’asthmatiques en France, dont 160 000 présentent une forme grave d’asthme, qui doivent pouvoir être alertés individuellement lorsqu’un risque se présente. Or les appareils existants étaient encombrants, peu fiables, peu autonomes et coûteux", estime Bruno Aubert, un ingénieur de 47 ans, inventeur du Cairpatch.

Au premier niveau (concentration en ozone supérieure à 180 microgrammes par mètre cube d’air), le porteur du Cairpatch se voit conseiller d’éviter les exercices intenses, au niveau 2 (240 µg/m3), les activités extérieures lui sont déconseillées. Au niveau 3 (300 µg/m3), le repos est préconisé. Enfin, au-delà de 360 µg/m3, il est préférable de ne pas sortir.

Cairpatch ne vient pas remplacer les appareils fixes de mesures des associations chargées de contrôler l’air en conformité avec la loi sur l’air mais plutôt en complément pour donner à son porteur la valeur de la pollution à l’endroit exact où il se trouve et le temps d’exposition à cette pollution.

Les enfants sont le coeur de cible de Cairpol, même si des adeptes du jogging ont montré leur intérêt pour cet objet, qui leur permettrait de savoir quand s’adonner à leur exercice favori à moindre risque. Le Cairpatch sera d’abord vendu exclusivement sur le site de la société à un prix qui devrait approcher les 60 euros.

Date: 6 février 2007 - Consulter cet article seul