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Les RFID vont bouleverser le commerce et la distribution
Les RFID : une révolution technologique et économique comparable à l’Internet
- Les puces RFID permettent le guidage touristique personnalisé
- Les RFID vont modifier la gestion globale des flux économiques
- Les RFID s’imposent dans le domaine de la localisation et de la sécurité
- Les mobiles vont devenirs des lecteurs RFID
- Les RFID vont bouleverser le commerce et la distribution
- Les RFID vont accélérer l’avènement de l’hÃ’pital numérique et révolutionner la médecine
- Les RFID vont également révolutionner l’agriculture
- Les RFID envahissent la culture et l’éducation
A Tokyo, les magasins parlent aux passants par puces radio
Vous êtes à Tokyo et vous sortez du métro, un peu perdu. Mais grâce à votre mobile, vous visualisez immédiatement l’endroit où vous vous trouvez et vous vous laissez guider vers le restaurant où vous avez rendez-vous.
Tout au long de votre parcours, votre mobile vous délivre toutes sortes d’informations qui vont des promotions sur les costumes, devant un magasin de vêtements, aux informations sur un temple shintoiste, qui attire votre attention sur votre route. Ce scénario futuriste est à présent devenu réalité à Ginza, le quartier le plus chic de Tokyo.
En effet depuis le 21 janvier 2007, une expérimentation de navigation et d’informations ubiquitaires a lieu en première mondiale : les passants de cette zone commerçante sont immergés dans un large réseau de communication radio. A tout moment, par l’intermédiaire d’un appareil ad hoc, ils peuvent recevoir des informations ciblées en fonction de leur localisation : publicité pour un magasin situé à quelques mètres, offre promotionnelle à saisir...
Ils peuvent également demander l’itinéraire pour aller à la parfumerie ou à la station de métro la plus proche, le tout en quatre langues.
Pour participer à cette expérience, l’utilisateur doit s’équiper d’un Ubiquitous Communicator, un appareil portable d’une dizaine de centimètres de long, gratuit jusqu’au 10 mars et capable de lire toutes les données émises par le réseau installé dans les rues. Car pour réussir l’expérience, les deux grandes avenues de Ginza ainsi que les couloirs du métro souterrain ont été truffés de près de 10 000 "marqueurs", des relais d’informations. Il s’agit soit de puces RFID (Radiofrequency Identification), soit de codes optiques ou encore de marqueurs à infrarouge. Ces relais discrets ont été installés sur du mobilier urbain. Les propriétaires de téléphone portable auront également la possibilité de profiter partiellement de l’expérience, mais ils auront accès à un nombre limité d’informations.
Baptisée Tokyo Ubiquitous Project Ginza, cette expérimentation soutenue par le ministère du territoire, de l’équipement et des transports, s’inscrit dans un projet plus vaste, dans l’optique d’installer ce type de réseau dans des villes entières, et pourquoi pas dans tout le pays.
"Le réseau mis en place à Ginza va nous permettre d’évaluer les problèmes restant à résoudre, d’affiner les technologies, prévoit Ken Sakamura, chercheur à l’université de Tokyo et directeur de T-engine, la structure qui coordonne le projet. Le réseau restera en place jusqu’à la généralisation de ce type de structure dans la société japonaise, ce qui devrait arriver autour de 2017."
Un magasin alimentaire tout rfid dans le Nord
La ferme du Sart mène depuis octobre 2006 une expérience tout à fait étonnante. Le point de vente, installé à Villeneuve-d’Ascq (59) et spécialisé dans les fruits et légumes et l’ultra-frais, propose à ses clients d’enfiler, dès l’entrée du magasin, un bracelet muni d’une puce rfid. A côté de chacune des 150 références se trouve un lecteur rfid.
Il suffit au consommateur de passer son bracelet devant le lecteur à chaque produit pris pour l’enregistrer. Un passage pour un produit, deux passages pour deux produits. Pour payer, la méthode est identique : le client passe son bracelet devant un lecteur. Ses achats sont alors détaillés sur l’écran de l’ordinateur. Et le client, qui a fourni son numéro de carte bancaire, est débité et reçoit la facture détaillée sur son mail personnel. C’est la société Dag System qui a fourni le matériel rfid et a réalisé toute l’installation. Trois mois après le lancement de ce magasin, près de 3000 transactions ont été effectuées, selon Matthieu Leclercq, l’inventeur du concept
Mastercard expérimente le paiement sans contact en Europe
Qui n’a pas rêvé, en faisant la queue au cinéma, d’un système de paiement automatique, sans rendu de monnaie ni introduction de carte bancaire dans un terminal de paiement. Ce rêve devrait enfin devenir réalité en 2007. Il ne s’agit pas d’une technologie du futur, mais d’un paiement sans contact que les Etats-Unis et l’Asie expérimentent déjà. En effet, Mastercard va lancer en juin prochain un premier pilote en Grande-Bretagne. Les clients de la Royal Bank of Scotland bénéficieront de cette technologie sur leur traditionnelle carte à puce EMV , à laquelle sera adjoint un mode de paiement sans contact utilisant des fréquences radio.
Un pilote en France serait sur le point d’être signé pour un développement en 2007. Avec le paiement sans contact, aucune saisie de code secret n’est demandée. Ce n’est plus le porteur de la carte qui est identifié, mais la carte elle-même, grâce à des certificats (identifiants basés sur une série de chiffres) statiques ou dynamiques. Dans ce cas, à chaque transaction est émis un nouveau certificat dont l’authenticité est vérifiée par la banque, via le terminal de paiement. Le temps de la transaction devrait être inférieur à celui d’un paiement classique par carte bancaire avec saisie du code secret. Lors de la connexion avec la banque, le porte-monnaie sans contact pourra être rechargé au moment de la transaction si son solde est insuffisant. Il sera alors crédité automatiquement - à un niveau défini par le consommateur avec son établissement bancaire.
New York expérimente une carte de paiement RFID
Citigroup va faire expérimenter à quelques New-Yorkais priviligiés une carte de paiement à laquelle sera intégrée une puce sans contact (RFID), exactement comme la carte Navigo du métro parisien. Mais la carte de Citigroup permettra également de payer dans différentes autres enseignes. La banque Citigroup agit en collaboration avec MasterCard qui a installé des lecteurs Paypass sur les tourniquets de certaines stations de métro new-yorkaises.
MasterCard, explique : "L’objectif de ce test est d’évaluer la rapidité et l’utilité que ces paiements sans contact peuvent apporter aux voyageurs new-yorkais pressés. Toute personne qui a un long trajet en métro pour aller travailler le sait, le temps est un facteur critique". La carte de paiement pourra être utilisée dans toutes les enseignes équipées de lecteurs Paypass. Les fast-foods McDonald’s ou les 7-eleven (chaîne d’épiceries très développée aux Etats-Unis), feront partie de l’expérimentation. La période de test durera six mois et sera lancée courant 2006.
Les Tags RFID vont bouleverser la gestion des flux de matière, d’énergie et d’information
Le 1-01-2005 est une date importante, peut-être même historique, pour l’industrie de la distribution. Elle marque l’obligation, pour tous les fournisseurs du géant Wal-Mart et du ministère étasunien de la Défense, de livrer tous leurs produits accompagnés, au niveau des cartons ou des palettes, d’étiquettes à radiofréquence, les fameux "tags RFID". L’utilisation des RFID ne va pas se limiter à la logistique, à la distribution et au commerce mais va se diffuser dans toute l’économie et modifier toute l’organisation et la gestion des flux de matière, d’énergie et d’information. Partout, de nouvelles applications apparaissent. En Floride, les étiquettes intelligentes sont utilisées pour surveiller le trafic sur plus de 300 kilomètres de routes à péage. DHL dépiste les tendances de la mode pour ses clients avec des étiquettes Rfid apposées sur les vêtements qui passent par son centre de distribution français.
Parmi les applications les plus abouties on peut noter les systèmes de traçabilité des produits alimentaires depuis le producteur jusqu’au consommateur, les outils de gestions de médicaments pour les hôpitaux afin de garantir un taux d’erreur minimal dans les soins prodigués ou encore le projet d’ "Aide au déplacement autonome à Kobe", expérience de 2 ans conduite dans la ville de Kobé qui doit permettre de guider les personnes mal-voyantes dans la ville grâce à la conversion des tags RFID en braille et aux directions données par synthèse vocale, permettre aux personnes en fauteuil roulant de se déplacer dans les zones accessibles, fournir des informations diverses à certains endroits choisis de la ville et enfin offrir un service de visite guidée pour les touristes avec des fonctions de vidéo et de cartographie en 3 dimensions.
Pour le commerce et la distribution, les avantages de ces dispositifs électroniques sont immenses. Dans un premier temps, ces puces sont apposées sur les cartons et les palettes qui approvisionnent les supermarchés, dans le but de simplifier les opérations de la chaîne logistique, détaille Si-Mohamed Saïd, responsable de la technologie RFID chez SAP France, éditeur de progiciels. Plus besoin de contrôler manuellement la présence de tel carton de marchandises au sein d’une palette : il se signalera de lui-même en passant à proximité d’un lecteur.
Les atouts de cette technique sont évidents. Pour la première fois, le système informatique central des supermarchés, renseigné par les lecteurs de puces, fournira une vision instantanée des flux et des stocks. Le responsable d’un magasin pourra observer, en temps réel, le chargement de la palette qu’il attend, son départ des entrepôts, sa livraison et son stockage. Réagir aux aléas de la logistique - un camion en panne, la destruction accidentelle d’un colis - deviendra un jeu d’enfant. Mieux approvisionnés, les magasins gagneront en rentabilité. On devrait aussi voir disparaître l’une des pires corvées du monde moderne, l’attente dans les queues des supermarchés. « Il suffira de passer son chariot sous un portique de lecture pour que son contenu soit identifié en un instant », explique Jean-Marie Picard, directeur de la logistique chez Carrefour. Le lent défilement des articles sur un tapis roulant dans le bip-bip des caisses enregistreuses appartiendrait à un autre temps.
Mieux encore, grâce aux RFID, la tarte surgelée abandonnée par un client pressé au rayon yaourts sera rapidement repérée. Un employé passera un lecteur portatif le long des présentoirs pour déceler l’intrus en un instant. Autre avantage : vous ne vous énerverez plus en constatant que votre shampooing habituel est absent de son rayon. A chaque instant, une moyenne de 6 à 8 % des produits manquent dans votre supermarché. Mais à l’avenir, les présentoirs, équipés d’une antenne de détection, préviendront d’eux-mêmes les responsables qu’un réassortiment est nécessaire.
Assurant le stockage et la distribution de 17 millions de vêtements par an, la branche mode de DHL Solutions retient l’étiquette biodégradable du fabricant Ask, un spécialiste français de l’identification sans contact. Son support autocollant contient une puce protégée et une antenne imprimée par dépose directe. Cela réduit les étapes de fabrication, limite la fraude et abaisse le coût de l’étiquette vendue de 20 à 40 centimes d’euro. DHL trace ainsi directement les vêtements sur leurs portants pour son client Jacadi : une première dans le suivi individuel du produit car le secteur suivait, jusqu’ici, les palettes du fournisseur jusqu’au point de vente. Demain, il gérera plus rapidement encore un très grand nombre de références, avec un personnel limité. "L’étiquette RFID automatise les tâches de réception et d’identification", atteste Arnaud Decarsin, le directeur général de JDA Software. Cet éditeur canadien est déjà retenu par les enseignes Carrefour, Casino et Conforama.
L’américain Wal-Mart, leader mondial de la distribution, a décide d’imposer à ses plus gros fournisseurs une identification de leurs colis et de leurs palettes à l’aide d’étiquettes radiofréquences. Ce géant de l’Arkansas souhaite en effet se concentrer sur les flux les plus contrôlables, là où les économies potentielles sont les plus importantes. Et cet ultimatum a donc suffi pour mettre sur orbite le nouveau standard de codification international nécessaire pour identifier les quelque 412 milliards de références qui transitent dans l’ensemble de la chaîne logistique américaine. Selon le "Times" l’impulsion de Wal-Mart pourrait faire croître le marché de l’étiquette électronique de 1 à 4 milliards de dollars d’ici à 2008. A terme, Wal-Mart espère 2,5 milliards de dollars d’économies grâce aux RFID, soit 1% de son chiffre d’affaires ! (256 milliards de dollars en 2004). Ce nouveau système promet également de réduire de façon importante le vol, d’améliorer la gestion des stocks et des fonds de roulement, et d’économiser 4 % sur le produit des ventes en réduisant le nombre de caissiers.
Le distributeur anglais Tesco, après avoir testé l’étiquetage électronique dans ses magasins, va équiper une grande partie de sa chaîne d’approvisionnement dans plus de la moitié de ses points de vente britanniques. Tesco investit massivement dans les dispositifs d’identifiants à radiofréquences (RFID). La chaîne de supermarchés britannique s’est équipée de 4.000 lecteurs RFID et de 16.000 antennes adaptées. Ce marché, le plus important jamais passé pour ce type de systèmes, a été confié à la société américaine ADT Security Systems. Ces dispositifs équipent 1.300 supermarchés au Royaume-Uni (soit plus de la moitié de ses 2.318 enseignes) ainsi que 35 entrepôts.
Les puces RFID ne sont toutefois pas apposées sur les produits vendus au détail. Ce sont les quais de livraison, points de réception des marchandises, ainsi que les palettes et les caisses des produits qui en seront dotés. Ce qui permettra de suivre les approvisionnements en temps réel afin d’améliorer la logistique et le suivi des stocks, vocation initiale de ces identifiants électroniques. Pour ce qui est des articles en rayons, l’enseigne britannique a testé l’an dernier l’étiquetage RFID dans deux de ses magasins. Des "radio tags" ont ainsi été apposés sur des lames de rasoirs et des DVD. Forte de ces expériences, elle a ensuite mis la pression sur ses fournisseurs pour qu’ils adoptent la technologie dans leur propre étiquetage.
En France, industriels et distributeurs commencent à saisir l’enjeu des puces RFID.
Leclerc et Casino passent aux puces RFID pour rendre leur logistique intelligente
http://www.tracenews.info/tracenews/article.php3 ?id_article=20782
En septembre 2005, Leclerc et Casino ont signé un accord avec Checkpoint qui doit fournir pour le marché français plus de 30 millions d’étiquettes d’identification et antivol fabriquées en Asie via son service CheckNet. Checkpoint estime que l’économie réalisée pourrait s’élever à 50 millions d’euros. Leclerc et Casino totalisent à eux deux plus de 40% des ventes de vêtements en hypermarché. Grâce à cette solution novatrice, ils vont pouvoir contrôler chaque jour plus de 150 000 vêtements en posant à la source des étiquettes intégrées, notamment en Asie où sont fabriquées la majorité de ces vêtements. De plus, l’intégration à la source d’un circuit radiofréquence ou d’un élément de sécurité et d’un code barre doit être considérée comme une première étape positive vers l’introduction de la technologie RFID (identification radiofréquence), ce que l’on appelle la "technologie intelligente", qui améliorera encore davantage l’efficacité tant sur le plan de la chaîne logistique que sur celui des magasins.
Une solution d’externalisation globale CheckNet permet aux groupes de distribution qui s’approvisionnent dans des pays où les coûts de production sont faibles, comme en Asie, de remettre à leurs fournisseurs tous les éléments nécessaires à l’identification des articles, notamment les codes barres et les dispositifs de sécurité, à partir d’une source unique. Les commandes sont passées par Internet et livrées en 24 heures dans 60 pays et dans plus de 1 500 sites différents. Avec cette solution remarquable par son rapport coût/efficacité, chaque magasin peut être approvisionné en marchandises prêtes à la vente. Les vêtements peuvent être mis en vente directement sans avoir à passer par la longue et coûteuse étape de l’étiquetage en magasin.
