Les RFID : une révolution technologique et économique comparable àl’Internet

Les RFID vont accélérer l’avènement de l’hÃ’pital numérique et révolutionner la médecine

Les RFID : une révolution technologique et économique comparable àl’Internet

Dernière mise à jour de cette rubrique: 25 janvier 2007 - Imprimer cette page

Imaginez. Une personne vient d’être victime d’un accident de la route. Inconsciente, elle ne peut communiquer son identité, son groupe sanguin, voire ses antécédents médicaux (allergies, etc.). Le personnel médical lui scanne alors le bras pour obtenir ces informations vitales. Ce scénario ne tient plus de la science-fiction. Les autorités sanitaires américaines ont autorisé l’utilisation d’une puce RFID (Radio Frequency Identification) dans un cadre médical et l’autorité américaine en matière de santé, la Food and Drug Administration, souhaite leur généralisation, d’ici à 2007, pour lutter contre la contrefaçon de médicaments.

Selon la Food And Drug Administration (FDA), l’implantation d’une puce électronique sous-cutanée Verichip n’aurait aucune incidence sur la santé. L’aval des autorités sanitaires américaines va donner un sérieux coup de pouce à Applied Digital Solutions, fabricant de ces puces RFID, en quête de marché de masse. Le groupe a déjà tenté plusieurs expérimentations en Europe et en Amérique du Sud. Les aficionados du Baja Beach Club à Barcelone (Espagne) se sont vu offrir l’implantation de la puce Verichip utilisée dans ce cadre comme porte-monnaie virtuel.

La validation de la FDA, fin 2004, dissipe les doutes concernant la santé. Mais pas ceux portant sur la vie privée. Lors d’une conférence téléphonique, le PDG d’Applied Digital Solutions, Scott Silverman, a tenté de rassurer les partisans des libertés individuelles : « La puce ne contient pas de données personnelles (...) mais un code d’identification à 16 chiffres ». Toutefois, il sera possible ultérieurement d’ajouter des informations sur ces puces. Son fonctionnement peut s’apparenter à celui du code-barre. En scannant le bras de l’individu, le médecin a accès à des informations stockées à distance sur une base de données. Ce dossier médical lui serait ensuite envoyé par Internet via une connexion cryptée.

La Verichip, la puce RFID d’ADS, a la taille d’un petit grain de riz. Insérée sous la peau du patient, elle est invisible et affecte à son porteur un numéro à 16 chiffres. La société indique que le meilleur endroit pour placer la puce se trouve au niveau du triceps, entre le coude et l’épaule du bras droit. Un scanner propriétaire permet de lire le numéro. Il transmet une impulsion d’énergie qui « réveille » la puce - qui ne possède pas de source autonome d’alimentation, ce qui permet sa miniaturisation et fait le succès des puces RFID. Elle ne s’use pas, n’a pas besoin d’être rechargée, est peu chère à produire... et vous accompagne partout sans même que vous vous en rendiez compte. Une fois « éveillée » par le scanner, elle transmet alors son numéro d’identification. Il ne reste plus qu’à se connecter de façon sécurisée par Internet à une base de données qui va contenir toutes les informations médicales du patient.

D’importantes applications sont déjà prévues pour les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, de diabète et autres maladies pouvant nécessiter des interventions rapides des services d’urgence, avec des protocoles spécifiques. Il apparaît évident que de très nombreux malades pourront être sauvés en cas de problème grâce à cette technologie, qui va réduire les erreurs thérapeutiques en cas d’intervention urgente. Elle est aussi une réponse possible à l’épineux sujet du dossier médical informatisé, qui va se mettre en place notamment en France, et dont tous attendent une importante réduction des coûts de la santé.

Les puces d’Applied Digital Solutions ont fait leur entrée dans les hôpitaux. Toutefois, afin d’accélérer la commercialisation de la Verichip, la firme américaine prévoit de fournir gratuitement plus de 200 scanners à des centres d’urgence américains. La puce, devrait, quant à elle, coûter cher au patient, entre 150 et 200 dollars pièce. Aucune commercialisation n’est à ce jour prévue en France. La puce médicale d’ADS, implantée sous la peau, va aider les médecins américains à établir un diagnostic. Le procédé, qui a été homologué aux Etats-Unis, permettra aux médecins d’obtenir rapidement le profil médical d’un patient. De la taille d’un grain de riz, elle contient un numéro de code individuel relié à une base de données informatique. Un scanner permet de lire le numéro correspondant au patient à partir de la puce, qui émet des ondes radio une fois activée. Les partisans du procédé espèrent qu’il permettra aux médecins d’obtenir des informations capitales concernant des patients inconscients ou incapables de communiquer. La banque de données pourra signaler notamment les médicaments pris par le patient ainsi que d’éventuelles allergies ou autres problèmes de santé. Les puces implantées sous la peau ont été utilisées depuis des années, notamment pour permettre de localiser des animaux domestiques égarés.

Autre application de la RFID, le Med-ic eCAP est un dispositif électronique qui permet de surveiller la prise de médicament des patients à distance. Grâce à une étiquette intelligente incorporée sur l’emballage, le Med-ic eCAP enregistre les prises de médicaments par le patient. Sur le même principe, la société suédoise Cypak AB a développé un "ordinateur" jetable en carton. Avec 32 Ko de mémoire et une puce Rfid, ses fonctionnalités sont certes quelque peu limitées, mais suffisantes pour en faire un dispositif de capture de données et de communication. Strina Ehrensvard, directeur du marketing de Cypak, espère de nombreuses applications dans le domaine de l’emballage de médicaments. Les deux premières applications illustrent le concept. La "boîte de médicaments intelligente" enregistre la prise de chaque dose et peut si nécessaire émettre un signal en cas de retard ; elle stocke les données de manière sécurisée et peut les communiquer à un ordinateur, par exemple dans le cadre d’essais cliniques.

Suivi des dons du sang grâce àla RFID

Siemens

Afin améliorer le suivi des dons du sang, Siemens et ses partenaires (l’entreprise suisse "Schweizer Electronic", la banque du sang de l’université de Graz et le fabricant MacoPharma) ont développé une solution basée sur la technologie RFID (Identification par Radiofréquence).

Ces nouvelles puces assurent la traçabilité du don et donc permettent des transfusions plus sûres. En effet, le système contient un capteur de température qui permet un contrôle permanent le long de la chaîne frigorifique. Ce suivi précis permettra dorénavant d’éviter la destruction des dons à cause de doutes le long de la chaîne du froid.

Le sang est traité directement après prélèvement. On distingue différentes étapes du processus : prise de sang, traitement, essais, distribution, stockage et transfusion ; chacune des étapes devant respecter des conditions de températures différentes. Ainsi, des plaquettes peuvent être stockées sous 20° pendant 8 jours. Les dons de sang entier sont en revanche utilisables pendant 4 à 7 semaines s’ils sont conservés a 4° et le plasma peut être congelé. Les puces RFID avec capteurs de température sont collées directement sur les poches de sang. La température peut alors être lue à tout moment grâce à des lecteurs radiofréquences. De telles puces RFID doivent résister aux conditions extrêmes des processus de pasteurisation, de stérilisation et de centrifugation. Actuellement les puces RFID, qui seront utilisées pour le suivi du don du sang, sont en train d’être testées par les autorités validant le projet pour une utilisation commerciale possible en 2008.

Date: 25 janvier 2007 - Consulter cet article seul

Le parcours patient optimisé àl’accueil des urgences du CHU de Nice grâce aux puces RFID

IBM

Le service d’accueil des urgences de l’hôpital Saint Roch devant faire face au flux d’environ 70 000 personnes chaque année, il devenait nécessaire de fluidifier le processus de soins et de contrôle durant le temps de passage du patient dans le service. L’objectif : localiser le patient en temps réel à n’importe quel moment et de n’importe quel endroit du service d’urgence de l’hôpital pour permettre de fournir des soins sans délai ou temps d’attente inutiles. Pour y parvenir, non seulement les patients mais aussi l’ensemble de l’équipement médical et les tablettes PC des médecins sont équipés d’une puce RFID.

La « géolocalisation » sans fil du patient et de l’équipement optimise les soins et permet de connaître la disponibilité de l’équipement. Dès leur arrivée aux urgences, les patients sont immédiatement munis d’un bracelet RFID personnalisé qui les suit à chaque niveau de traitement, en maintenant en permanence le contact avec un moniteur qui enregistre en temps réel toutes les données liées au patient (avec quels professionnels de santé a-t-il été en contact, quels équipements ont été impliqués...). Ces informations sont diffusées auprès du personnel médical simultanément sur des larges écrans LCD et sur les tablettes PC des médecins, également équipés de la technologie RFID.

Le Centre de Solutions RFID Wireless Broadband & Sensing d’IBM, La Gaude et le Centre Sciences du Vivant & Santé d’IBM La Gaude ont conjointement piloté le projet avec le Centre Hospitalier Universitaire de Nice et son pôle Innovation Technologique. Cette technologie permet de suivre en simultané l’équipement médical et sa capacité d’utilisation dans un souci d’optimisation et de rationalisation du traitement pour le patient. Le personnel médical du service d’urgence est tenu informé à tout moment du traitement dont ont besoin les patients et peuvent par conséquent les soigner de manière ciblée sans perte de temps inutile. En utilisant le système d’information, le médecin qui traite le patient peut également consulter son dossier et accéder immédiatement aux conclusions des dernières analyses.

« Nous y croyons et avons de l’espoir », affirme le Dr Jacques Levraut, praticien hospitalier au service des urgences de l’hôpital, « grâce à ce système nous serons en mesure de résoudre plusieurs problèmes simultanément. D’abord, nous assurer que les soins accordés au patient sont fiables et sans problème en étant toujours capable de pouvoir connaître exactement la phase de traitement du patient. Ensuite, pouvoir analyser le traitement individuel de façon précise et opportune pour s’assurer que l’on peut améliorer davantage la qualité du traitement ».

Les responsables des flux du Service d’Urgence (EUFM, Emergency Unit Flow Manager) et celui de la Géolocalisation travaillent en parallèle, avec les technologies RFID d’IBM. Ce sont les deux plus importants départements de l’hôpital. L’EUFM relaie les informations demandées aux terminaux tels que les postes de travail, les appareils sans fil et les écrans LCD. « Le projet Hôpital Nouvelle Génération montre encore une fois ce que la technologie RFID peut accomplir. Ce sera un pas de géant dans l’utilisation de cette technologie dans le milieu médical », selon Jean-Michel Corrieu, responsable technologies RFID et Wireless pour IBM. « Et toutes les hypothèses sont possibles. Un marché considérable est envisageable - de la traçabilité RFID des banques de sang à l’efficacité de la postcure du patient ».

Date: 5 décembre 2006 - Consulter cet article seul

Taiwan prépare l’hÃ’pital du futur grâce aux puces RFID

PS

Imaginez : votre appendice éclate. Vous perdez presque connaissance tellement vous avez mal et vous effectuez votre inscription pour une chirurgie d’urgence. L’hôpital imprime votre bracelet. Soudainement, vous perdez connaissance. Dans les heures qui suivent, le personnel de l’hôpital confirme de nouveau votre identité ainsi que votre allergie à la pénicilline avant que les médecins n’entreprennent la chirurgie. Il est en mesure de déterminer votre groupe sanguin et de tenir à jour un dossier complet avec toutes les activités de chacune des personnes présentes dans la salle d’opération, tout ça sans même un petit bout de papier.

À l’hôpital Chang Gung Memorial (CGMH) à Taiwan, cette mise en scène représente la réalité grâce à de toutes petites puces d’identification par radiofréquence et à de gros systèmes de TI qui leur permet de fonctionner. L’hôpital a mis en œuvre une solution RFID avancée qui permet de numériser et de normaliser une grande part des processus qui font partie d’un séjour à l’hôpital dans le cadre d’une chirurgie. Lorsqu’un patient fait son inscription pour une chirurgie, le personnel de l’hôpital émet un « bracelet intelligent » muni d’une puce RFID.

Il ne faut que quelques secondes pour imprimer ce bracelet. Avant la chirurgie, un membre du personnel infirmier lit le bracelet à l’aide d’un lecteur RFID HP iPAQ afin de vérifier l’identité du patient. S’il s’agit du mauvais patient, l’infirmière est avertie. Au cours de la chirurgie, la lecture de tous les membres du personnel a lieu à différentes étapes dans le processus, créant ainsi un dossier électronique en temps réel contenant les détails du déroulement des événements, y compris le moment où ces événements ont lieu ainsi que le personnel impliqué.

Maintenant que le CGMH effectue la cueillette numérique des données, la salle d’opération est plus efficace, plus exacte et plus rentable. Mais d’abord et avant tout, la sécurité des patients est optimisée.

Date: 5 décembre 2006 - Consulter cet article seul

USA : lancement d’un projet pilote RFID pour urgences médicales

SBSG RFID Journal

Siemens Business Services annonce le lancement d’un projet pilote en association avec MedicAlert aux USA afin de tester l’utilisation du RFID dans des conditions d’urgence médicale. 3500 membres de MedicAlert (qui compte 4 millions de membres) disposeront de cartes d’identification dans lesquelles une puce RFID contiendra leur dossier médical. En cas de problème, le personnel médical pourra accéder très rapidement à ces informations grâce à des PDAS avec lecteurs RFID et prévoir les soins nécessaires, et une fois arrivé à l’hôpital, accéder à la base de données MedicAlert contenant le dossier détaillé du patient.

Une première phase pilote avait été expérimentée fin 2005. Cette deuxième phase se fait à plus grande échelle et relie le dispositif RFID au réseau hospitalier. L’expérimentation débutera dans quelques mois et sera entièrement supervisée par Siemens Business Services et MedicAlert.

Date: 28 octobre 2006 - Consulter cet article seul

Après la carte Vitale, des RFID implantables ?

Les RFID pourraient à terme remplacer la carte vitale et devenir de véritables cartes d’identité médicale personnelles, permettant au médecin d’accéder en une fraction de seconde, grâce à un lecteur portatif, à l’ensemble du dossier médical du patient. Le docteur John Halamka, qui travaille à Boston, s’est implanté dans le bras une puce RFID. L’objet contient un code d’identification de 16 chiffres. Ce système lui permet d’être relié constamment à une base de données médicale. Serait-ce la " Carte Vitale " de l’avenir ? Si l’application médicale d’implants RFID en est encore à l’état de " première ", dans d’autres domaines, c’est la phase de test qui est en cours. 40 cobayes répartis un peu partout aux Etats-Unis testent une puce RFID répondant au doux nom de VeriChip. Cette puce, également implantée dans le corps de la personne volontaire, est testée dans le cadre du développement d’applications de sécurité, tel que des sas d’entrée des bâtiments. VeriChip a la taille d’une tête d’épingle, et une durée de vie de 20 ans.

La VeriChip n’est pas un émetteur de données. Elle ne s’active que si elle est sollicitée par un scanner spécifique et s’apparente du coup surtout à un code barre de supermarché. Joseph Krull transporte avec lui le tag RFID et fait peu cas des critiques quant aux problèmes de respect de la vie privée posés par ces procédés. Allergique à deux médicaments, le porteur souffre d’un problème à l’œil suite à un accident de ski. Ce problème est grave puisqu’il a nécessité la mise en place d’une pièce métallique sous son œil. Alors que sa pupille est constamment dilatée, un médecin non informé pourrait envisager une intervention désastreuse sur l’individu. Or ici, en passant un simple lecteur au dessus du RFID, les urgentistes peuvent facilement lire le mot de passe de 16 chiffres qui s’y cache. A l’aide de ce sésame, il suffit alors d’accéder en ligne à son dossier médical et connaître son nom, son médecin traitant, le numéro de téléphone d’un proche à prévenir, etc.

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul

Un système de capteurs RFID permettant de contrÃ’ler l’activité des malades d’Alzheimer

Intel, l’Oregon Health and Science University et l’Alzheimer’s Association ont lancé au printemps 2004 aux Etats-Unis un programme d’étude basé sur l’utilisation des RFID dans une maison d’accueil de personnes âgées atteintes de troubles tels que la maladie d’Alzheimer. Les informations recueillies grâce à ce système doivent permettre à l’entourage du patient, un membre de sa famille par exemple, de surveiller son environnement depuis l’extérieur. Par ailleurs, un ordinateur sur place pourrait rappeler au malade lui-même ce qu’il a fait dans la journée. (Voir projet Proactive Health d’Intel http://www.intel.com/research/prohealth/ et article de IW http://www.informationweek.com/...

La société Intel aux Etats-Unis développe un système de balises qui pourrait aider l’entourage de personnes âgées isolées atteintes de troubles de la mémoire à surveiller leurs déplacements, et permettrait de s’assurer qu’ils prennent bien leurs médicaments. La technologie, qui est en cours de développement au sein d’un groupe de recherche sociologique du géant américain du microprocesseur, utilise le concept d’ « Identification par Radio-Fréquence » (RFID). Des capteurs incorporant des microprocesseurs sont placés sur des objets de la vie de tous les jours et envoient des signaux à un boîtier qui centralise les informations. Celles-ci sont ensuite traitées par un ordinateur central : au final un observateur externe à la maison devrait pouvoir savoir la position, la température ou encore le niveau d’humidité des objets-cible. Les champs d’application sont multiples.

Intel travaille notamment avec l’Association Alzheimer, organisation américaine promouvant la recherche contre la maladie. On peut ainsi imaginer placer un capteur sur un malade atteint de la démence alzheimerienne habitant seul, sur un vêtement par exemple ; ses voisins ou enfants peuvent alors escompter le repérer à n’importe quel moment. Placé sur une boîte de médicaments ou sur le mécanisme d’ouverture d’un micro-ondes, le capteur permet de savoir si la personne âgée suit bien son traitement et prend ses repas. La même équipe de chercheurs travaille parallèlement sur un prototype d’écran, à placer à côté d’un téléphone, qui représenterait le « réseau social » du malade.

Ce système lui permettrait en outre de se rappeler combien de fois il a appelé ses connaissances dans la journée. Intel n’entend pas commercialiser son invention, mais plutôt « ouvrir de nouvelles perspectives à l’industrie électronique », selon les dires d’un des responsables du projet.

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul

Un bracelet RFID pour les malades àl’hÃ’pital

http://www.cio.com/archive/030105/tl_tracking.html

Au New York’s Jacobi Medical Center, plus de 200 patients ont été munis de bracelets RFID dans le cadre d’un projet pilote mené en partenariat avec Siemens et visant à améliorer le traitement des patients et la gestion hospitalière administrative. Ces bracelets contiennent seulement le nom du patient, sa date de naissance mais aussi ses données médicales. Les médecins et les infirmières peuvent à chaque instant, à l’aide d’un lecteur de RFID, savoir exactement quelle est la situation médicale du patient et où en est son traitement.

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul

Premiers projets de puces-radio dans les hÃ’pitaux en Europe

L’hôpital de Birmingham se dote d’un système d’identification et de suivi des patients par étiquettes-radio http://www.bjhc.co.uk/news/1/2005/n502016.htm

Depuis 2005, l’hôpital de Birmingham est le premier établissement de Grande Bretagne à se doter d’un système d’identification et de suivi des patients par étiquettes-radio (RFID). Ce système de suivi médical personnalisé par étiquettes radio contient notamment le photographie numérique du patient et ses principaux paramètres médicaux qui sont toutefois codés et seulement consultables par le personnel médical habilité. Le radio-étiquetage de Birmingham s’effectue en plaçant des étiquettes-radio au poignet des patients. Ce système est pour l’instant expérimenté sur des patients hospitalisés pour des actes chirurgicaux oto-rhino-laryngologie.

Le système doit notamment permettre aux chirurgiens un contrôle plus fin et plus sûr des procédures médicales. L’hôpital utilise également ce système pour s’assurer que les patients bénéficient en permanence des meilleures prescriptions, pour éviter toute erreur dans la planification complexe des interventions et pour identifier très rapidement les patients présentant des infections telles que le SRAS. Le système de Birmingham emploie la technologie WiFi standard. Les chirurgiens peuvent également consulter les données personnelles des malades sur leur PDA.

L’hôpital de Saarbrück va implanter une puce RFID à ses malades

L’expérience pilote menée à l’hôpital de Saarbrück en Allemagne mérite notre attention. Ce projet consiste à implanter une puce RFID dans un bracelet porté par chacun des 1000 patients volontaires de ce centre hospitalier. La puce contient un numéro que médecins et infirmières pourront identifier à l’aide d’un PDA ou d’un Tablet PC équipé d’un lecteur RFID. Une base de données renseignera alors sur l’historique du dossier médical, sur les médicaments administrés et donc ceux à éviter, sur les maux du patient, etc. La disponibilité immédiate de ces données permettra de gagner de précieuses secondes lorsque l’urgence est là. Elle fera également gagner des économies en paperasse. Un projet similaire avait été mené à New York mais dans le cas allemand, chaque patient pourra connaître ses propres informations médicales à l’aide d’un petit terminal mis à sa disposition. Le projet repose sur la collaboration de Siemens pour les puces, ainsi que Fujitsu et Intel qui prennent en charge la fourniture du matériel.

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul