Les expérimentations de télémédecine à l’étranger

Les Projets européens de télémédecine et de robotique médicale

Les expérimentations de télémédecine à l’étranger

Dernière mise à jour de cette rubrique: 24 avril 2007 - Imprimer cette page

Une dent intelligente qui délivre des médicaments

Intellidrug

Le projet est européen et s’appelle Intellidrug . Il ressemble à un roman de science-fiction : il s’agit de mettre au point une dent qui délivre, à l’heure indiquée et à la fréquence prescrite, les médicaments que doit prendre le patient. Le but est de faciliter les traitements de maladies chroniques, nécessitant des prises régulières de produits, parfois de plusieurs sortes, mais que les patients auraient de la difficulté à assumer pour des raisons de handicaps moteur ou mentaux. Comme chez des malades Alzheimer par exemple, ou des patients atteints de troubles de la mémoire. Le système éviterait aussi, de manière plus générale, que ces mêmes patients soient obligés de se faire assister par un infirmier à domicile.

L’idée est de placer dans la cavité buccale du patient un micro-réservoir, qui s’ouvrirait à des moments programmés par le corps médical. Il serait placé dans une fausse dent se trouvant dans une couronne, ou attaché à une vraie dent. A des moments bien déterminés, le système déverserait au fond de la bouche les médicaments qui étaient habituellement pris oralement ou en injection. Les produits se mélangeraient alors directement à la salive et entreraient dans le sang. Oliver Scholtz est l’un des chercheurs investis dans ce projet. Il ajoute qu’à partir des résultats enregistrés par les capteurs, IntelliDrug « ouvre ou ferme la valve qui contrôle le dosage du médicament ». C’est la salive admise dans le réservoir qui permet de dissoudre la préparation contenue dans la prothèse.

Le médecin n’est évidemment pas exclu du processus. C’est lui qui programme le système et assure le contrôle. Pas question d’automédication non plus, c’est toujours lui qui décide de la prescription, des quantités et de la fréquence, veille aux contre-indications, etc. Et enfin, c’est lui qui recharge le réservoir quand il est vide. Le patient est censé pouvoir tenir plusieurs semaines. Les premiers tests ont été réalisés sur des cochons, il y a quelques mois, et se seraient avérés concluants. Des expérimentations en clinique sont maintenant prévues mais le système ne fera pas son apparition sur le marché avant trois ans.

Date: 24 avril 2007 - Consulter cet article seul

Des scientifiques européens développent des robots infirmiers.

Infos industrielles

Cordis

Financé par l’UE, le projet IWARD ( Intelligent Robot Swarm for Attendance, Recognition, Cleaning and Delivery) a pour objectif de développer un système robotique pour aider les systèmes de production de soin dans les fonctions de logistique et de surveillance. Concrètement, il s’agit de développer trois robots infirmiers qui seraient en mesure d’exécuter une série de tâches habituellement réservées au personnel infirmier, telles que le contrôle de la température et de la pression artérielle.

De manière générale, ces robots allégeraient les tâches du personnel hospitalier, lui permettant ainsi de consacrer plus de temps aux patients. Les robots pourraient également aider à maintenir les services hospitaliers plus propres et à réduire les infections dues aux super bactéries, telles que le staphylocoque doré résistant à la méthicilline (MRSA).

Chaque robot se composera d’une plate-forme de base équipée d’un module de capteurs et d’équipement spécifique à la réalisation de différentes tâches. Par exemple, un robot pourrait être muni d’un thermomètre laser pour mesurer à distance la température corporelle ou de matériel de nettoyage pour éponger les liquides renversés. Il pourrait également être amené à guider les visiteurs dans l’hôpital. Si le matériel informatique et les modules reposeront sur la technologie disponible, l’intelligence en essaim exigera des innovations, tout comme la plate-forme logicielle qui permettra aux robots d’opérer de façon semi-autonome.

«L’idée n’est pas seulement de disposer de robots mobiles, mais également d’un système complet de guidage lumineux et de terminaux d’information intégrés, de sorte que l’hôpital regorge d’interaction et d’intelligence», a déclaré Thomas Schlegel, responsable du projet et membre de l’institut Fraunhofer. «En opérant au sein d’un réseau totalement décentralisé, les robots peuvent coordonner les tâches entre eux, comme déterminer lequel est le mieux équipé pour nettoyer un liquide renversé ou transporter un médicament», a-t-il poursuivi.

Chaque robot serait équipé d’un ensemble de capteurs lui permettant de se déplacer dans l’hôpital, de capteurs de proximité pour éviter les collisions et de caméras intégrées pour explorer son environnement.

Grâce à ses caméras, le robot serait en mesure de mettre en garde ses autres partenaires contre toute collision potentielle. L’information pourrait être transmise entre les robots grâce à un réseau local sans fil, à la technologie Bluetooth ou même à des lasers infrarouges. Les robots seraient dès lors aptes à communiquer avec les patients et à envoyer des messages au personnel.

Selon le Dr Schlegel, «IWARD permettra aux membres du personnel hospitalier de consacrer plus de temps à leurs patients plutôt que de s’adonner à d’autres tâches élémentaires». Le projet a été lancé en janvier. L’équipe espère développer un système prototype de trois robots d’ici à 2010.

Date: 24 janvier 2007 - Consulter cet article seul

Cinq régions européennes misent sur la télémédecine

Projet Health Optimum Union européenne Cordis

Trois régions européennes (le Funen au Danemark, l’Aragon en Espagne et la Vénétie en Italie) ont expérimenté, pendant deux ans, le programme "Health Optimum" (HEALTHcare delivery OPTIMisation throUgh teleMedicine), une organisation en réseau des établissements de santé pour éviter aux malades des déplacements inutiles et coûteux. Les résultats ont été assez satisfaisants pour que l’expérience soit étendue, dès janvier 2007, à deux autres régions en Roumanie et en Suède.

Parmi les principaux résultats du projet HEALTH OPTIMUM, citons la Vénétie, qui a augmenté de 430 % le nombre de patients traités entièrement dans un hôpital dépourvu de département de neurochirurgie, et également, grâce au télé laboratoire, ramené le temps d’obtention des résultats de près de 24 heures à moins de 10 minutes. A Funen, les services HEALTH OPTIMUM ont permis aux médecins de gagner de 15 à 20 minutes par consultation, et donc de recevoir chaque jour un plus grand nombre de patients. En Aragon, la liste d’attente du département Néphrologie est passée de 34 à 25 jours, et celle du département Hématologie de 52 à 14 jours.

"En Vénétie un système de consultations neurologiques à distance a été mis en place, en reliant les hôpitaux secondaires au service spécialisé de la région", raconte l’Italien Claudio Dario, coordinateur du programme, et directeur des autorités sanitaires de Trévise. Bilan : 79 % des transferts en ambulance ou en hélicoptère vers le bloc opératoire de neurochirurgie ont pu être évités au profit d’une banale mise en observation à l’hôpital.

Second volet du test en Vénétie : des analyses de sang réalisées à distance. "De petites machines, connectées au laboratoire, permettent d’obtenir un résultat fiable, c’est-à-dire validé par un docteur, en dix minutes seulement, contre vingt-quatre heures d’habitude", affirme le Dr Dario. Celui-ci souligne que "La télémédecine permet certes une réduction des coûts, mais aussi une amélioration de la qualité des soins. Le patient nécessitant une intervention urgente peut ainsi bénéficier d’une consultation à distance avec le spécialiste. Le temps du transfert vers l’hôpital central est alors mis à profit par le chirurgien pour préparer le bloc opératoire", argumente-t-il, convaincu que cette pratique pourrait diminuer les actuelles inégalités d’accès aux soins, notamment entre zones urbaines et campagnes.

Pour cet expert, la télémédecine va devenir d’ici cinq ans monnaie courante. Par exemple dans les maisons de retraite, pour les consultations de routine des personnes âgées. "Ce n’est plus un problème technique. Mais pour qu’elle se développe, il nous faut repenser l’organisation de nos systèmes de santé", résume le Dr Dario.

Date: 3 septembre 2006 - Consulter cet article seul

Une expérimentation européenne de maintien à domicile pour les malades du cancer

MCC

Depuis 2005, et jusqu’en mai 2007, Axa Assistance, Eurogroup Alliance et France Télécom ont lancé, dans le cadre du consortium MCC (Medical Care Continuity), l’expérimentation dans quatre pays européens d’un nouveau service de maintien médicalisé à domicile pour les malades du cancer.

Concrètement, cette innovation, financée à50% par l’Europe, permet au patient d’être suivi à son domicile grâce à une station réunissant une caméra télé-pilotable et un écran qui établissent le lien avec son centre d’assistance ou la structure hospitalière. Il peut activer ce système de manière très simple à l’aide d’une télécommande à bouton unique. Il peut alors appeler ou accepter une communication tout en préservant son intimité et son cadre de vie et entrer ainsi en contact vocal puis visuel. Quand il appelle, un opérateur du centre d’assistance formé spécialement à ce service identifie la demande et si nécessaire lance la communication visuelle.

L’appel peut être transféré vers le médecin du centre d’assistance, puis vers le centre hospitalier si nécessaire via un réseau de type Internet. Un médecin peut ainsi échanger avec le patient pour suivre l’évolution de son état de santé, visionner son environnement en télé-pilotant la caméra. Au besoin, il zoome sur le malade, le porte-documents ou les équipements médicaux à proximité, prend des clichés et les imprime.

Grâce à ce service, le médecin de famille ou le personnel soignant qui rendent visite au patient peuvent ainsi entrer facilement en contact avec l’équipe du centre d’assistance. En France le CHU de Grenoble et la Clinique du Parc de St Priest en Jarez participent à cette expérimentation. Ce dispositif de télésurveillance a déjà été expérimenté avec succès en Italie : la sortie de l’hôpital a lieu en moyenne 22 jours plus tôt et les frais d’hospitalisation sont réduits d’environ 50%.

Date: 3 février 2006 - Consulter cet article seul

Alcatel coordonne un projet européen de télémédecine par satellite

EET

Initié en mai 2005, le projet de recherche et développement Healthware vise au développement des usages et des solutions de télémédecine par satellite, notamment sur la base des technologies DVB-RCS (Digital Video Broadcasting - Return Channel by Satellite). Ce projet regroupe 19 partenaires européens dans le cadre d’un consortium et le groupe français de télécommunications Alcatel en assurera la coordination.

Prévu pour une durée de trois ans, le projet Healthware s’inscrit dans le cadre de la priorité thématique « Aéronautique et Espace » du sixième programme cadre (FP6), au titre des « Systèmes de télécommunications par satellite de bout en bout pour les applications de télémédecine ». Son coût, estimé à 5,5 millions d’euros, sera pris en charge à hauteur de 3,7 millions d’euros par la Commission européenne.

Le projet Healthware aborde la notion d’interopérabilité entre les plates-formes DVB-RCS, l’intégration avec les solutions mobiles et terrestres ainsi que les plates-formes d’applications et de services basés sur des normes ouvertes. Il vise, en outre, à couvrir quatre domaines d’activité médicale impliquant les maladies chroniques respiratoires, les maladies cardiaques et cancérologiques.

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul

Le projet européen cyberhand : vers une main bionique

http://www.cyberhand.org/

Le projet Cyberhand, mené par un consortium d’universités européennes a pour but de créer une prothèse de la main capable non seulement d’être pilotable par les terminaisons nerveuses de son porteur mais également de lui redonner les sensations d’une main naturelle telles que le toucher, la sensation de chaleur, etc. Le projet a été initié par la section FET (Future and Emerging Technologies) du programme IST (Information Society Technologies) de l’Union Européenne. Ce programme a pour but de fédérer la recherche au niveau européen pour améliorer sa compétitivité au niveau mondial. Le but du projet est de mieux comprendre les mécanismes de régénération nerveuse, le contrôle de la main par le système nerveux et d’utiliser ces connaissances nouvelles pour développer une nouvelle prothèse beaucoup plus "naturelle" que les modèles actuels. Cette prothèse sera à terme capable de recréer les terminaisons nerveuses qui existaient entre la main et le système nerveux central (SNC).

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul

Le projet européen MobiHealth

http://www.mobihealth.org/html/mainframe.html

http://www.free-press-release.com/news...

Le projet européen MobiHealth vise plusieurs types de risques : maladies cardiaques, mais aussi respiratoires, ou certaines grossesses. Les personnes suivies dans le cadre du projet ont été équipées de différents types de capteurs et d’un boîtier de traitement des données communiquant avec un téléphone mobile pour transmettre les informations médicales vers un centre de soins. Pour Martin Elixmann, directeur du groupe Distributed Systems de Philips Research à Aachen (Allemagne), «l’intégration de l’ensemble des fonctionnalités sur une puce, combinée à l’utilisation d’une électronique portée près du corps, avec des capteurs insérés dans les vêtements, nous amènera aux systèmes légers, non invasifs et ergonomiques que les gens désirent».

Quand elle n’est pas utilisée pour suivre les paramètres biologiques des patients, l’électronique médicale personnelle peut servir à guérir ou à rétablir une fonction défaillante. Ainsi, dans certains cas de diabète insulinodépendant, les injections d’insuline peuvent être réalisées de manière automatique par une pompe à insuline active, ce qui évite d’avoir à réaliser l’injection de façon manuelle. L’américain Medtronic commercialise ainsi une pompe à insuline active qui communique par liaison radio avec un glucomètre pour injecter des doses d’insuline adaptées à la glycémie du patient. En France, le diabète insulinodépendant concerne environ 150000 personnes.

La première application de ces systèmes intégrant capteurs, électronique de traitement des données et réseaux de communication concerne le domaine de l’hospitalisation à domicile. Jusqu’à maintenant, les patients suivis à domicile recevaient la visite régulière de divers personnels hospitaliers qui effectuaient les observations, les mesures et les actes médicaux nécessaires. Mais, en dehors du problème du coût des déplacements nécessaires, le suivi n’est pas aussi continu que lors d’une véritable hospitalisation. Les observations restent en effet relativement espacées dans le temps, ce qui peut poser problème pour des patients nécessitant une surveillance quasi permanente.

Le matériel nécessaire pour la télémédecine personnelle inclut des capteurs (pression sanguine, température, rythme cardiaque, rythme respiratoire, taux de glycémie, etc.), l’électronique de traitement, et une passerelle vers les réseaux de télécommunication (Internet, voire téléphonie sans fil).

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul

Medical Care Continuity : projet européen de service de maintien médicalisé à domicile

http://www.francetelecom.com/fr/...

http://www.eten-mcc.org/images/C...

Axa Assistance, Eurogroup Alliance et France Télécom ont lancé, dans le cadre du consortium MCC (Medical Care Continuity), l’expérimentation dans quatre pays européens d’un nouveau service de maintien médicalisé à domicile. Ce projet bénéficie du soutien de l’Union européenne à travers le programme eTEN. Entre amélioration du confort du patient, atteinte des objectifs de soins et rationalisation des coûts et temps de séjour à l’hôpital, les premiers tests sont particulièrement encourageants. Testé dans quatre pays européens (Belgique, France, Italie et Pologne), ce service innovant devrait permettre une amélioration du confort du patient, tout en assurant une diminution des coûts globaux de santé.

Concrètement, cette innovation permet au patient d’être suivi à son domicile grâce à une station réunissant une caméra télé-pilotable et un écran qui établissent le lien avec son centre d’assistance ou la structure hospitalière. Il peut activer ce système de manière très simple à l’aide d’une télécommande à bouton unique. Il peut alors appeler ou accepter une communication tout en préservant son intimité et son cadre de vie et entrer ainsi en contact vocal puis visuel. Quand il appelle, un opérateur du centre d’assistance formé spécialement à ce service identifie la demande et si nécessaire lance la communication visuelle. L’appel peut être transféré vers le médecin du centre d’assistance, puis vers le centre hospitalier si nécessaire via un réseau de type Internet. Un médecin peut ainsi échanger avec le patient pour suivre l’évolution de son état de santé, visionner son environnement en télé-pilotant la caméra. Au besoin, il zoome sur le malade, le porte-documents ou les équipements médicaux à proximité, prend des clichés et les imprime. Grâce à ce service, le médecin de famille ou le personnel soignant qui rendent visite au patient peuvent ainsi entrer facilement en contact avec l’équipe du centre d’assistance.

Une première expérimentation de l’équipement de télé-assistance s’est déjà déroulée en Italie sur quelques patients diabétiques. Son premier bilan est des plus positifs : la sortie de l’hôpital a lieu en moyenne 22 jours plus tôt et les frais d’hospitalisation sont réduits d’environ 50 %.

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul