Le Japon : laboratoire mondial des usages TIC du futur

Le mobile japonais se transforme en terminal de paiement et en billet électronique

Le Japon : laboratoire mondial des usages TIC du futur

Dernière mise à jour de cette rubrique: 9 mars 2007 - Imprimer cette page

Le porte-monnaie électronique japonais

Présentation vidéo

Début 2006, un Japonais sur cinq possède un porte-monnaie électronique et plus de 500.000 transactions sont enregistrées chaque jour à partir de ce mode de paiement qui se répand à grande vitesse au Japon, selon les chiffres des principaux opérateurs de ce type de services. La société Bitwallet, gestionnaire du porte-monnaie électronique EDY (Euro Dollar Yen), affirme avoir émis quelque 15,4 millions de cartes jusqu’au 1er février, dont 2,4 millions de cartes virtuelles directement intégrées dans une puce électronique de téléphones portables. La compagnie ferroviaire de la région de Tokyo, JR East, a pour sa part indiqué avoir délivré 10,9 millions de cartes de transport à puce SUICA également munies de la fonction porte-monnaie électronique. Quelque 30.000 boutiques au Japon acceptent ce mode de paiement.

Pour régler ses menus achats, l’utilisateur doit effleurer avec sa carte un terminal de paiement associé à la caisse enregistreuse du magasin. Le système est basé sur une carte à puce sans contact lisible à une distance de 0 à 10 centimètres. La somme correspondante est automatiquement prélevée dans le porte-monnaie électronique préalablement chargé depuis un compte bancaire, ou bien directement sur le compte lui-même en mode différé à règlement mensuel. Près de 4.000 distributeurs de boissons ou cigarettes, appareils présents à tous les coins de rues au Japon, sont également compatibles avec le porte-monnaie électronique EDY. Lancé en 2001 avec EDY, le porte-monnaie électronique connaît au Japon une progression fulgurante. La puce électronique sans contact "Felica" requise pour ce type de services est désormais intégrée dans les nouveaux téléphones portables des principaux opérateurs locaux.

Plus de 150 boutiques d’un quartier branché de Tokyo ont lancé en août 2005 un nouveau service qui permet aux clients visitant leurs magasins de recevoir des informations et offres privilégiées sur leurs téléphones portables, grâce à un système de carte à puce sans contact. L’association des commerçants du quartier de Harajuku, Urahara.org, le premier opérateur mobile du pays NTT DoCoMo et la société de services Techfirm ont mis en place un système de bornes à l’entrée des boutiques, qui sont capables d’échanger des informations sans contact, très rapidement, avec un téléphone mobile. Les enseignes du quartier sont équipées de ces bornes devant lesquelles les clients doivent passer avec un téléphone compatible, pour y enregistrer les coordonnées des boutiques en question et accéder ainsi à des informations spécifiques (nouveaux produits, promotions...). Baptisé Townpocket, ce service s’appuie sur la technologie de puce sans contact Felica, développée par Sony, et dont sont pourvus une partie des téléphones proposés par NTT DoCoMo.

L’intégration dans les téléphones portables d’applications de porte-monnaie électronique et autres modes de paiement, ainsi que les titres de transports (train, métro, bus, avion) sous forme de carte à puce sans contact est une des tendances fortes de l’évolution des services mobiles au Japon.

Disponibles au Japon depuis 2004 ces mobiles, non contents d’être déjà équipés d’un appareil photo numérique ou encore d’un accès à Internet, vont devenir un véritable portefeuille. C’est-à-dire qu’ils permettront à leur utilisateur d’effectuer des paiements électroniques (en le passant devant une borne spécifique), de passer les portillons des gares et des stations de métro, de s’identifier à l’aéroport, etc. La liste des applications est très longue : c’est potentiellement un véritable portefeuille qui à terme pourra inclure de nombreuses applications et servir de clef de maison ou de voiture, de cartes de réduction, de papiers d’identité…

De manière connexe au téléphone-portefeuille, une des principales banques japonaise, la Bank of Tokyo-Mitsubishi, a mis en service en 2004, un nouveau système de distributeur de billets et une nouvelle carte bancaire pour proposer une meilleure sécurité. La nouvelle carte bancaire, intégrant une puce et baptisée Super IC Card, propose non seulement les services classiques d’une carte bancaire, mais aussi une identification biométrique par l’ombre des veines sur la paume de la main, pour effectuer des retraits sur les distributeurs. L’identification biométrique est proposée en tant qu’option de la carte. Ce type de distributeur va remplacer tous ceux installés dans toutes les branches de la Bank of Tokyo-Mitsubishi. Ce distributeur pourra accepter également la carte à puce intégrée sur mobile tels i-mode Felica de NTT DoCoMo.

Japon : la dématérialisation des paiements sur mobile s’accélère

Felica

La firme Felica Network, filière de Sony Corporation, NTT Docomo et East Japan Railway a annoncé avoir mis au point une technologie permettant a tout téléphone mobile équipé d’une puce Felica d’être utilisé de la même manière qu’une carte de retrait. Felica Network travaille actuellement avec différentes institutions bancaires telles que Sumitomo Mitsui ou Mitsubishi UFJ afin de commercialiser cette technologie en 2008.

Les puces Felica sont des puces puces sans contact car elles peuvent transférer des informations sans aucune liaison matérielle entre la puce et le terminal de lecture qui par ailleurs fournit l’alimentation à la puce. Elles ont aussi l’avantage d’être très rapides (une transaction se fait en un dixième de seconde, cryptage des données compris). Elles s’apparentent ainsi a celles qui équipent les cartes de transport Navigo (utilisées par la RATP) et Suica (utilisées par Japan Railway East) ou le porte-monnaie électronique Eby au Japon.

Ainsi tout téléphone mobile équipé de cette puce permettra a son utilisateur de réaliser toutes sortes de transactions (paiements, retraits...) et pourra garder en mémoire jusqu’à 6 comptes différents. Les informations contenues dans la puce seront protégées par différents protocoles d’accès, qui varieront selon la requête et le type d’informations a transmettre. De plus tous les échanges d’informations entre la puce et le terminal seront cryptes par un code différent pour chaque transaction. Le compte n’est débité que si la transaction a pu être effectuée dans sa totalité.

Date: 9 mars 2007 - Consulter cet article seul

Tokyo : des codes 2D sur les arrêts de bus

France Télécom

Depuis août 2006, l’autorité des transports de Tokyo a installé des codes 2D (codes QR) sur les arrêts de bus de la ville. Grâce à cette nouvelle génération de code-barres, un voyageur peut accéder plus facilement depuis son téléphone mobile multimédia à des informations concernant son trajet (tableaux horaires, etc.) ou connaître en temps réel l’heure de passage du prochain bus à l’arrêt où ils se trouve. S’inspirant de ce modèle japonais, la RATP a annoncé qu’elle procéderait en 2007 dans le cadre de son programme « Ma RATP dans la poche » à une expérimentation intégrant des codes 2D sur des arrêts de bus.

Date: 19 janvier 2007 - Consulter cet article seul

Japon : NTT DoCoMo lance des services financiers pour ses abonnés

NTT

Le premier opérateur de télécommunications mobiles japonais, NTT DoCoMo, a annoncé en avril 2006 le lancement d’une nouvelle offre de crédits et autres services financiers à l’attention de ses abonnés, afin de favoriser le paiement par cartes bancaires intégrées dans les mobiles.NTT DoCoMo va devenir à partir de la fin du mois d’avril émetteur de cartes de crédit virtuelles et réelles, sous la marque DCMX (DoCoMo X), le X symbolisant "une somme X d’argent", a expliqué le directeur des services du groupe, Takeshi Natsuno.NTT DoCoMo va offrir à ses clients équipés d’un téléphone avec fonction portefeuille électronique sur puce sans contact ("osaifu keitai") une ligne de crédit associée à la carte bancaire "ID" créée récemment par le même DoCoMo.

Les clients pourront ainsi régler leurs achats avec leur téléphone portable/portefeuille dans les boutiques équipées d’un terminal de paiement compatible avec le paiement mobile, et avec la carte de crédit en plastique dans les autres. Le total des transactions sera reporté sur la facture mensuelle, et leur historique consultable en ligne.NTT DoCoMo proposera deux types de services.Le premier, "DMCX Mini", permettra de dépenser jusqu’à 10.000 yens (75 euros) par mois en débit différé, uniquement avec le téléphone portable.

Le second, "DMCX", offrira une ligne de crédit de 200.000 yens ou plus, utilisable avec la fonction de paiement du téléphone portable ou via une carte à puce en plastique compatible Visa ou MasterCard. La carte permettra également d’effectuer des retraits."Les Japonais payent souvent leurs achats en liquide, sauf pour les très gros montants. Le taux d’usage des cartes plafonne à 9% du total des transactions, contre 24% aux Etats-Unis. Il existe donc un énorme potentiel sans pour autant cannibaliser les émetteurs traditionnels de cartes de crédit", a assuré M. Natsuno.Douze des cinquante millions d’abonnés de NTT DoCoMo possèdent déjà un terminal compatible avec ces nouveaux services.

Date: 5 avril 2006 - Consulter cet article seul

Japon : le mobile intègre les billets électroniques de transports

Veilletourisme

Carte à puce sans contact, la SUICA (Super Urban Intelligent Card) a été lancée en 2001 comme un pass de transport multimodal par East Japan Railways la plus importante compagnie ferroviaire au monde (16 millions de passagers par jour). Depuis mars 2004 une fonction de porte-monnaie électronique a été ajoutée à la carte Suica. 1 000 commerçants situés principalement dans les gares acceptent Suica comme moyen de paiement.

Depuis début 2006, JR East, sony et DoCoMo testent l’insertion dans des portables de la carte Mobile Suica. L’objectif de JR East est d’introduire un service sur téléphones mobiles de réservation et achats de titres de transport et un porte-monnaie rechargeable par téléphone. Le système fonctionne grâce à une puce électronique (baptisée FeliCa) intégrée à un téléphone portable, qui peut être décodée à distance par un appareil spécifique et stocker les titres de transport. Une fois le contact établi, l’utilisateur aura accès aux quais sur les nombreuses lignes ferroviaires de l’agglomération de Tokyo et de sa voisine, Sendai. Avec cette technologie, Sony espère remplacer l’argent en espèces, les cartes de crédit, les cartes d’identification, les cartes d’embarquement et autres tickets. À l’heure actuelle, plus de 500 gares possèdent l’équipement et plus de 10 millions d’usagers de l’East Japan Railway utilisent une carte à puce en plastique (Suica), mais sans contact

Date: 3 février 2006 - Consulter cet article seul

Japon : les passagers peuvent payer les trajets en bus par téléphone à Nagasaki

Les habitants de la préfecture de Nagasaki (sud du Japon) peuvent prendre le bus en réglant leur trajet par téléphone portable transformé en ticket électronique, a indiqué la société Index qui a créé ce système pour les transports publics. Depuis décembre 2005, "la carte intelligente mobile de Nagasaki", intégrée dans le téléphone, sert de passe pour monter dans les bus, le client effleurant un lecteur spécifique avec son téléphone pour payer son trajet. Selon Index, la mise en place de ce système améliorera la productivité des compagnies de bus. Index, plus connu pour ses activités de création de contenus multimédias pour téléphones, ambitionne d’étendre ultérieurement le système à d’autres régions du Japon. Le téléphone cellulaire, enrichi d’une carte à puce sans contact (Felica de Sony), permet déjà de régler les achats dans plusieurs dizaines de milliers de commerces au Japon, de payer le taxi à Yokohama (banlieue de Tokyo), de servir de badge d’entreprise ou de prendre l’avion sur les lignes intérieures des compagnies nippones. Par ailleurs, les propriétaires de téléphones portables équipés de Felica peuvent emprunter, depuis décembre 2005, les lignes de trains de Tokyo intra-muros et des environs avec leur appareil transformé en passe électronique.
Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul

Les japonais transforment leurs mobiles en carte de crédit

http://www.nttdocomo.com/presscenter/... http://www.nttdocomo.co.jp/english/...

Après avoir déjà fait du portable un porte-monnaie électronique, le premier opérateur de télécommunications mobiles japonais, NTT DoCoMo, a annoncé en novembre 2005 le lancement d’un système permettant de dupliquer une carte de crédit dans un téléphone portable pour utiliser ce dernier comme moyen de paiement par carte à débit différé. Ce système, qui sera proposé sous la marque "iD", sera compatible avec la plupart des téléphones portables intégrant une puce sans contact Felica, proposés depuis mi-2004 par NTT DoCoMo.

"Les clients intéressés devront demander à leur émetteur de carte de crédit la possibilité d’utiliser cette nouvelle fonction, et une fois cette autorisation acquise, télécharger sur leur téléphone un petit programme pour répliquer leur carte traditionnelle", a expliqué DoCoMo. Pour payer dans les commerces, ils devront simplement effleurer avec leur téléphone un terminal de paiement spécifique capable de lire à faible distance la puce intégrée dans le mobile.

Au-delà d’un certain montant, il leur sera également demandé de saisir un code pour valider la transaction. Pour des raisons de sécurité, "l’utilisateur pourra également lui-même paramétrer son téléphone de sorte que la saisie du code soit exigée pour tous les paiements, quel qu’en soit le montant", a précisé DoCoMo. En cas de vol du téléphone, il sera possible de désactiver à distance la fonction carte de crédit, selon l’opérateur.

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul