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Le Québec, laboratoire des NTI et de la démocratie électronique
Quelques exemples de projets à l’étranger
http://strategis.ic.gc.ca/epic/internet/inict-tic.nsf/fr/Home
http://www.cio-dpi.gc.ca/ig-gi/gs-cd/es-ae/es-aewrapperfile_f.asp ?p=m&hl=7032
http://largebande.gc.ca/pub/index.html ?iin.lang=fr
http://www.bas-saint-laurent.org/crcd/inforoute.html
http://www.hfgautrin.com/egov.asp ?lang=1
http://www.hfgautrin.com/egov_pdf/Rapport-Gouvenligne-Fr.pdf
Le cadre général
Le Québec compte plus de 1100 municipalités locales dont la population est très variable, allant de 300 à 2 millions d’habitants pour la ville de Montréal. Il compte également une centaine de Municipalités régionales de comté (MRC), lesquelles regroupent un ensemble de municipalités sur une base régionale pour l’exercice de certaines activités communes, telle la planification de l’aménagement du territoire. La stratégie TIC au niveau de la collectivité est diversement portée, car les municipalités profitent d’une grande autonomie d’action, malgré le fait que leurs activités soient encadrées par tout un ensemble de lois adoptées par l’Assemblée Nationale du Québec s’appliquant à elles. Au niveau de la mise en oeuvre, il n’y a pas forcément une structure créée et uniquement dédiée aux questions des nouvelles technologies et de leur application au sein de la collectivité, bien que cela soit souvent moteur d’une grande dynamique, car chaque municipalité décide elle-même de ses stratégies en matière de TIC. Aucune loi particulière ne vient encadrer cette activité ou leur impartir des obligations. Le Ministère des Affaires municipales les incite toutefois à se donner des sites WEB et à établir des services municipaux en ligne au bénéfice de leurs citoyens, une responsabilité qui appartient aux municipalités elles-mêmes. Le ministère a peu de moyens pour les encourager concrètement dans cette voie et n’a pas pour l’instant de programme d’aide financière incitatif.
On observe qu’environ 300 municipalités se sont dotées d’un site WEB, ainsi que la plupart des MRC. Ces sites Internet municipaux sont en général surtout informatifs et ne prévoient pas, à peu d’exceptions près, la dispense de services transactionnels en ligne au bénéfice des citoyens municipaux. C’est le conseil municipal qui prend les décisions, avec la collaboration des fonctionnaires municipaux et, possiblement, de firmes de consultants privés.
Montréal est une des premières villes d’Amérique dans le domaine des NTIC, elle connaît une densité exceptionnelle de jeunes entreprises dans le secteur. Le Canada et particulièrement le Québec sont un laboratoire de recherche hors pair. Le Québec est la province pionnière pour l’Internet et le multimédia au Canada. Depuis, le Canada tout entier a développé une politique Internet très vigoureuse. Cela correspond à un passage sensible et rapide d’une « vieille économie » basée sur les ressources naturelles, à la nouvelle. C’est au Québec qu’il y a le plus d’entreprises de TIC dans l’image et les effets spéciaux pour le cinéma et la TV : Softimage, Toonboon, Tarna, Espace Image...
La politique gouvernementale s’est aussi traduite dans d’autres domaines :
E-Administration : e plus en plus de procédures en ligne (ex. appels d’offres, ...)
Education : toutes les écoles québécoises sont branchées, etc.
Ce leadership public fort a permis de rattraper un retard d’équipement du Québec dans les foyers et les PME, vis à vis du reste du pays. Avec 50 % de la population connectée, le Canada est l’un des pays les plus branchés au monde. Le gouvernement fédéral a pris conscience de l’importance du numérique, avec des investissements majeurs, notamment dans les réseaux à haut débit. Le gouvernement est notamment en train de faire d’Ottawa une « vraie » capitale, avec une « Silicon Valley » dynamique. Ottawa développe aussi beaucoup le réseau scientifique.
Les priorités canadiennes (voir plus bas et http://brancher.gc.ca)
D’abord l’infrastructure. Des dispositifs législatifs de soutien très efficaces. Une part significative des infrastructures est publique, avec des financements lourds.
L’éducation, au travers des plans d’équipement massif des établissements. Il y a 2 universités au Canada qui font des cours en ligne, et le réseau SchoolNet d’appui au branchement de toutes les écoles canadiennes.
Favoriser le développement de portails sectoriels regroupant des PME (ex. artisanat inuit, petits producteurs...)
La production de contenus et la numérisation du patrimoine culturel canadien : plus de 100 M C$ par an sur la production et la numérisation de contenus en ligne. Mise en ligne des musées, archivage et diffusion des fonds documentaires...
L’e-administration
(ex. http://portaildesaffaires.ca/index.cfm)
Tout cela représente un basculement extrêmement fort en quelques années, soutenu par les gouvernements. Aujourd’hui la difficulté est d’utiliser ces réseaux, changer les habitudes des usagers. C’est plus facile au Canada qu’ailleurs où du fait des distances, depuis toujours la communication est une priorité. Les nouvelles technologies permettront de maintenir une vie dans les régions les plus éloignées, voire de délocaliser des services administratifs et autres dans les régions éloignées. La fonction d’aménagement du territoire est essentielle. L’unité canadienne, si elle existe un jour, devra beaucoup au numérique. C’est le chemin de fer moderne.
Le programme « Un Canada branché  »
Un Canada branché constitue la vision et le plan du gouvernement canadien en vue de faire du Canada le pays le plus branché du monde. Il s’agit d’une initiative composée de six volets visant à placer le Canada au premier rang mondial en matière de développement et d’utilisation des technologies de l’information et des communications de pointe et à l’aider à atteindre ses objectifs sociaux et économiques dans une économie fondée sur le savoir :
Le programme Le Canada en ligne permet à tous les Canadiens, y compris ceux des collectivités rurales et éloignées, d’accéder à une inforoute comptant parmi les meilleures du monde. (Le groupe de travail sur les services à large bande, a proposé l’objectif, validé par le gouvernement d’offrir l’accès large bande pour tous les canadiens. Mais les récentes réorientations budgétaires ont déjà retardé l’objectif.
Le programme Collectivités ingénieuses représente une démarche intégrée pour aider des collectivités entières à se brancher à Internet et relier les administrations locales, les écoles, les entreprises, les citoyens ainsi que les services sociaux et les services de santé.
Avec le programme Le contenu canadien en ligne, le gouvernement accroît le contenu canadien accessible en direct ; il s’agit d’un contenu qui traduit les valeurs, les réalisations et les aspirations du Canada.
Le commerce électronique transforme la façon de faire des affaires au Canada.
Le programme Les gouvernements canadiens en ligne, donne à la population un accès aux renseignements et aux services en ligne du gouvernement canadien.
Le programme Le Canada branché au reste du monde, vise à faire du Canada un pivot de l’économie mondiale du savoir. »
L’étape suivante : une politique pour les hauts débits ?
La politique fédérale vise à rendre les services accessibles à toutes les communautés. Le « Groupe de travail pour l’accès aux services à large bande » a ainsi proposé de fixer pour objectif que tous les canadiens puissent avoir accès aux services des hauts débits. Le groupe suggérait de s’appuyer essentiellement sur le secteur privé et de cantonner l’investissement public aux lieux que le secteur privé ne couvrira pas les régions pauvres, peu denses ; les réseaux de transport vers les zones éloignées ; les établissements de santé et d’éducation.
La stratégie d’innovation du Canada :
http://www.innovationstrategy.gc.ca/
Groupe de travail national sur les services à large bande :
http://broadband.gc.ca/francais/index.html
Vers un Québec branché pour tous ces citoyens
Henri François Gautrin député du Québec, a présenté au Premier Ministre du Québec un rapport intitulé "Vers un Québec branché pour tous ses citoyens" http://www.hfgautrin.com/egov_pdf/Rapport-Gouvenligne-Fr.pdf. Ce rapport propose un véritable projet de société qui consiste à envisager, d’ici 2007, un Québec branché qui offre plus de 50% des services aux citoyens et aux entreprises en ligne, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Des résultats tangibles doivent aussi être atteints d’ici 2007.
Quant à la réduction de la fracture numérique : tous les citoyens, quel que soit leur âge, leur niveau de scolarité, leur origine ou leur classe socio-économique doivent, dans la mesure où ils le désirent, avoir accès aux services en ligne du gouvernement.en ligne ?
Le projet de l’Inforoute du Bas-Saint-Laurent
http://www.bas-saint-laurent.org/crcd/RapportXitWEB.pdf http://www.bas-saint-laurent.org/crcd/inforoute.html
La région du Bas-Saint-Laurent veut se doter d’une infrastructure de télécommunication ou inforoute pour desservir les secteurs scolaire et municipal, le réseau des bibliothèques publiques et des centres d’accès communautaire à Internet, ainsi que le secteur économique.
Près de 500 sites, localisés dans toutes les villes du territoire du Bas-Saint-Laurent ont été considérés. Ces sites comprennent toutes les écoles des quatre commissions scolaires (CS), tous les centres administratifs des huit (8) municipalités régionales de comté (MRC), incluant toutes leurs municipalités, tous les centres d’accès communautaires à Internet (CACI) et toutes les bibliothèques publiques.
Ce réseau de fibre optique fonctionne à large débit : la dorsale offre1 Gbps, soit 1,000 Mbps (Mégabits par seconde) et tous les sites ont accès à 100 Mbps à cette dorsale. Les services offerts par ce réseau sont multiples : d’abord relier tous les bâtiments d’une commission scolaire ou tous les bâtiments d’une MRC ensemble afin de pouvoir partager des informations, accéder à Internet à très haute vitesse et se donner de nouveaux services, tels la vidéoconférence. Tous ces services devraient être accessibles aux municipalités participantes.
Orientations générales du projet
Le projet d’inforoute du Bas-Saint-Laurent se développe en conformité avec le programme "Villages branchés du Québec" du gouvernement québécois et avec l’accompagnement du gouvernement fédéral par son programme de "Services à large bande pour les régions rurales et du Nord". Cette inforoute est un réseau collectif, permettant un lien à très haute vitesse au moyen d’une technologie basée sur la fibre optique. Plusieurs commissions scolaires du Québec ont déjà démarré des projets de connectivité de leurs écoles. Dans certaines régions, les organismes municipaux s’intègrent à leurs projets afin de profiter des programmes gouvernementaux.
L’inforoute du Bas-Saint-Laurent ne dessert que les bâtiments à vocation publique. La pleine réalisation de projet permettra au fournisseur retenu d’ajouter, lors de la construction du réseau, des capacités additionnelles afin de desservir le secteur privé.
