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Le Japon parie sur la norme IPv6
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Des entreprises japonaises se sont déjà attelées à la mise en place de la norme pour l’Internet de prochaine génération : Internet Protocol, version 6 (IPv6). Face à la demande croissante d’adresses Web et à la multiplication des applications quotidiennes du réseau, Nippon Telegraph and Telephone et KDDI, entre autres, ont décidé d’anticiper les limites de la technologie actuelle.
L’IPv6 autorise un nombre illimité d’adresses Internet, permettant d’en attribuer une à chaque foyer, appareil ou équipement ménager. Les réseaux fonctionneront mieux et leur architecture sera plus simple que celle des réseaux actuels, qui ne peuvent accueillir que quatre milliards d’adresses - soit moins que le nombre d’habitants de la Terre - et dont la maintenance est lourde à gérer.
Des fonctions de sécurité, comme le cryptage, seront directement intégrées dans la norme IPv6, contrairement à la version actuelle où la sécurité a été rajoutée après coup. "Alors que les réseaux haut débit se répandent, nous pensons que l’IPv6 ouvrira la porte à de nouveaux services et appareils - en plus de la navigation sur le web et du courrier électronique - comme les équipements ménagers intelligents qui nécessitent des réseaux plus sûrs que ceux disponibles actuellement", a déclaré Satoshi Ishiyama, vice président de NTT Communications, la filiale haut débit de NTT.
Les entreprises japonaises sont pionnières dans le domaine de l’IPv6, soutenues en partie par la politique dite "e-Japon" du gouvernement, qui vise à mettre en place un réseau omniprésent permettant à chaque appareil ou objet, que ce soit un appareil ménager ou une boîte de céréales assortie d’une petite puce, de communiquer avec le réseau.
Les appareils à la norme IPv6 ont commencé à être commercialisés en 2004. Le gouvernement estime que la nouvelle technologie générera un chiffre d’affaires de 84.300 milliards de yens (670 milliards d’euros) d’ici 2010. "Actuellement, la communication via Internet est limitée par la structure du réseau", explique Jun Murai, professeur à l’université de Keio, qui a initié le développement de l’Internet au Japon et est à la pointe du développement de la norme IPv6. "Notre travail consiste à développer une technologie aussi ouverte et flexible que possible."
Le défi le plus important actuellement pour les deux premiers opérateurs télécoms japonais, NTT et KDDI, est de permettre à la nouvelle norme de prendre son élan. Les deux entreprises estiment que leurs réseaux IPv6 sont prêts. NTT Communications propose déjà un service IPv6 et KDDI en a lancé un en test sur son réseau en 2004. Mais la demande ne devrait pas suivre en raison du manque d’applications de la nouvelle technologie.
"Le triple défi est que les opérateurs ne veulent pas lancer des services IPv6 pour de bon tant qu’il n’y a pas des applications et des utilisateurs, les fabricants d’électronique grand public ne veulent pas développer des produits compatibles avec la nouvelle norme sans une couverture réseau ou un nombre d’utilisateurs suffisants, et les utilisateurs ne l’achèteront pas tant que cela ne sera pas abordable et utile", a résumé Toru Maruta, un des responsables de la division réseau IP de KDDI.
KDDI et NTT Communications ont déclaré qu’ils travaillaient à une technologie compatible avec les deux normes Internet en prévision d’une longue phase de transition. Kenshi Tazaki, analyste chez Gartner Japon, a estimé que la nouvelle technologie avait un gros potentiel mais qu’elle ne décollerait que bien après 2010.
Japon : NTT propose la nouvelle version d’internet (IPv6) au grand public
NTT : http://www.ntt.com/NEWS_RELEASE_E/news05/0011/1121.html
Une filiale du géant des télécommunications nippon NTT, NTT Communications, a annoncé qu’elle proposerait dès décembre 2005 aux particuliers une offre de connexion à Internet basée sur le protocole de nouvelle génération IPv6, qui améliore la sécurité et les fonctions du Net. Moyennant le téléchargement d’une mise à jour du système d’exploitation Windows et un supplément de 300 yens (2,20 euros) par mois, les abonnés pourront se connecter via ce nouveau protocole, a précisé l’opérateur dans un communiqué. Outre une sécurité renforcée, l’IPv6 permet une extension du nombre d’adresses Internet chiffrées disponibles dans le monde. Il autorise ainsi l’attribution d’une adresse fixe à un nombre accru de terminaux de toutes natures, comme les téléphones portables, les distributeurs de boissons et bien d’autres machines. Ces appareils peuvent dès lors plus facilement se connecter au réseau et deviennent, si besoin est, facilement pilotables à distance. L’IPv6 est aussi censé simplifier la création de réseaux domestiques locaux.
Le passage à ce protocole, développé et expérimenté depuis des années, en lieu et place de l’IPv4 communément employé, nécessite toutefois de substantielles modifications de réseaux des opérateurs, d’où un déploiement lent. NTT Communications avait été parmi les premiers fournisseurs d’accès du monde à proposer l’IPv6 aux clients professionnels. Sa nouvelle offre s’adresse cette fois aux 5 millions de foyers abonnés à son service d’accès à Internet à haut débit par fibre optique directe (FTTH) ou ADSL.
Avec le Flet’s Phone NTT adapte le concept du Minitel à IPv6 et à l’ADSL
http://www.frameip.com/news/2004-11-05-Japon-reinvente-Minitel.php
En 2004, l’opérateur japonais NTT a présenté un visiophone inspiré de notre minitel, mais qui fait beaucoup mieux qu’un minitel... Il s’agit à la fois de ce que l’on appelle une passerelle « triple play », d’un écran à visualiser des pages Web ou ses courriels, d’un visiophone et d’un téléviseur pouvant recevoir de la vidéo en streaming. Dénommé Flet’s Phone cet appareil intrigant rappelle les différents « minitels Internet » apparus sur le marché il y a 4 ou 5 ans, et qui ont tous connu un cruel échec. Il est pourtant inclus dans certains forfaits haut-débit (ADSL ou en technologie Fiber to the home - FTTH, ou « fibre optique jusqu’à l’abonné ») de NTT, équivalent japonais de France Télécom.
Il ne faut pas s’étonner de cette apparition : les Japonais continuent de déclarer, eux, que notre minitel a été une invention géniale, qu’il a été la base du procédé i-Mode adopté par des millions de mobiles au Japon, et qu’il est toujours source d’inspiration profitable. Grâce à son écran tactile LCD VGA (640 x 480) à matrice active de 8 pouces, son capteur d’image Cmos de 300 000 pixels et ses deux haut-parleurs intégrés, l’appareil a été conçu pour permettre de converser avec son interlocuteur en visiophonie et en mode mains libres. . Pour le moment, ce service de visiophonie n’est accessible qu’aux clients ayant accès au réseau IPv6 de NTT (le Flet’s Net) et ne relie donc que les abonnés à ce réseau. Au-delà de la visiophonie, l’appareil offre un accès à Internet (IPv6 ou IPv4) sans passer par un PC.
Le Flet’s Phone permet également de recevoir et d’envoyer des mails, à condition de maîtriser la saisie de texte sur l’écran tactile. A l’avenir, NTT prévoit de commercialiser un visiophone sans fil qui utilisera l’interface WiFi 802.11g, une passerelle « triple play » intégrant un récepteur TV, et pourra se connecter à des caméras de surveillance qui fonctionneront sur le réseau IPv6 par l’intermédiaire de la passerelle « triple play ». Mais les japonais ont retenu les leçons de l’échec du minitel-Internet en France : Ils ne proposent pas le Flet’s phone comme un terminal mais comme un service destiné à exploiter toutes les possibilités du très haut débit en de l’IPV6.
NTT East lance la téléphonie IP sur fibre optique pour les maisons individuelles
http://www.atelier.fr/reseaux/...
L’opérateur télécom historique au Japon, NTT East, a lancé un service de téléphonie IP destiné aux maisons individuelles. Ce service téléphonique est destiné aux abonnés d’une connexion Internet en fibre optique, B Flet’s Hyper Family Type (à 1 Gbps maximal), et pour la première fois, ce service téléphonique est ouvert pour les abonnés résidant dans des maisons individuelles.
A cette occasion, l’opérateur va baisser le prix de l’abonnement mensuel au service B Flet’s pour les maisons individuelles : celui-ci passera de 4 725 yens (35 euros) à 4 305 yens (32 euros) à partir de février, pour un débit de 1 Gbps par bloc d’habitations concernées. Jusqu’à présent, l’opérateur télécom NTT ne proposait son service téléphonique IP, Hikari Denwa (Hikari signifie la lumière, Denwa signifie le téléphone en japonais), qu’aux abonnés habitant dans des appartements.
Depuis 2005, les abonnés des maisons individuelles peuvent bénéficier de tarifs téléphoniques attractifs (8 yens les 3 minutes, 0,06 euros), sans avoir besoin de changer de numéro de téléphone, avec une qualité de son équivalente au téléphone classique, et des services supplémentaires comme le signal d’appel ou la présentation du numéro. Ce service téléphonique en IP est proposé à partir de 525 yens (3,90 euros) par mois.
