Les expérimentations de télémédecine àl’étranger

Le Canada, laboratoire de la télémédecine

Les expérimentations de télémédecine àl’étranger

Dernière mise à jour de cette rubrique: 9 juin 2006 - Imprimer cette page

Une expérimentation canadienne de téléassistance pour les personnes souffrant de maladies mentales

REACH

CRCC

L’indépendance personnelle et le maintien à domicile préoccupent beaucoup les patients souffrant d’une maladie mentale. Le Centre de recherches sur les communications Canada (CRC) travaille actuellement sur un projet pilote visant à démontrer comment les télécommunications peuvent compléter les programmes actuels de soins à domicile dans le but d’accroître la qualité des soins aux patients et de rendre les soins à domicile plus efficaces et économiques.

Le programme REACH (Remote Assertive Community Homecare) fait appel à la technologie des communications à haut débit par satellite pour mettre en communication des patients nécessitant une supervision quotidienne et les fournisseurs de soins de santé des programmes de traitement communautaire assertif (TAC).

Cette technologie permet au personnel de ces programmes de superviser la prise de médicaments et de contrôler la santé des patients à distance. Les patients reçoivent donc le traitement dont ils ont besoin dans le confort de leur foyer. Cette technologie supplée aux visites en personne, réduit les coûts et le temps de déplacement et permet au personnel des programmes de TAC d’aider plus de patients.

Une vingtaine de patients de la région de Woodstock, en Ontario, participent à ce projet pilote. Ils se sont procurés un ordinateur, un logiciel de contrôle de la santé, un écran tactile interactif et une liaison de vidéoconférence. Le système est également muni d’autres appareils fonctionnant à distance, tels une balance sans fil et un appareil de contrôle de la tension artérielle.

Les lectures de ces appareils sont envoyées aux membres de l’équipe de TAC à des fins de contrôle. Le projet pilote, dirigé par Télésat et financé par les agences spatiales canadienne et européenne, est réalisé en partenariat avec Infosat Communications ; le Lawson Health Research Institute de London, en Ontario ; Peel Corporation ; VaaSah Inc. ; et le CRC, qui soutient cette initiative depuis ses débuts en 2004.

A ce jour, la majorité des patients et des membres de l’équipe de TAC sont très satisfaits du nouveau système et ils ont remarqué une diminution considérable du temps consacré à chaque vérification quotidienne. Le projet actuel s’est terminé en janvier 2006. Il va à présent être évalué pour déterminer le potentiel de mise en oeuvre de cette nouvelle technologie sur une plus grande échelle

Date: 9 juin 2006 - Consulter cet article seul

Une puce canadienne pour surveiller àdistance les patients

http://news.zarlink.com/archive/2005...

La compagnie Zarlink Semiconductor Inc. a dévoilé une puce innovante pour les dispositifs médicaux, puce qui, dit-elle, pourrait laisser des médecins surveiller le pacemaker d’un patient ou même commander le dosage d’insuline d’un diabétique à des miles de distance en employant la technologie sans fil.

Cette puce, qui fonctionne dans la bande des 402-405 mégahertz, est la première au monde spécifiquement conçue pour ce type d’appareils permettant de communiquer sans fil des informations au personnel médical, via une borne radio située dans un rayon de deux mètres et elle-même reliée à Internet, affirme le groupe de semi-conducteurs canadien. "Notre puce, qui transmet des informations environ dix fois plus vite que les produits concurrents (500 kb/s), tout en consommant 20 % d’énergie en moins, et moins de 5 mA (milliampères), ouvre la voie à d’autres systèmes corporels embarqués", explique-t-il. Quand la puce ne transmet pas, ni ne reçoit d’informations, elle se met en sommeil. Cette gestion de l’énergie permet ainsi aux fabricants d’accroître l’autonomie de leur produit.

La technologie peut équiper des stimulateurs cardiaques mais peut aussi permettre de contrôler sans fil et à distance l’insuline des personnes atteintes de diabète, ou encore stimuler des muscles. Si un problème est décelé, le stimulateur peut être ajusté depuis l’hôpital, toujours à distance et sans intervention physique, grâce à la liaison sans-fil.

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul

La télémédecine au Québec : l’expérimentation de Winneway

Au Témiscamingue, la télémédecine n’est plus réservée aux spécialistes traitant des cas exceptionnels. Elle permet à des médecins de famille de soigner les petits bobos. Plus de 170 patients de Winneway ont ainsi participé depuis un an à une innovation en Amérique du Nord : des soins de première ligne donnés à distance. Dans cette télémédecine nouveau genre, le médecin, qui se trouve à des kilomètres du patient, ne transmet pas ses consignes à un autre médecin. Il utilise les « mains » d’une infirmière et les « yeux » d’appareils de pointe : otoscope (oreilles), ophtalmoscope (yeux), stéthoscope (cœur), électrocardiogramme (fonction cardiaque), spiromètre (poumons). Un mini-analyseur permet d’obtenir une formule sanguine complète et le taux de glycémie. On trouve aussi une caméra dermatologique pour l’observation des plaies.

Le Centre de santé Sainte-Famille fournit des services à 14 000 personnes réparties sur 19 000 km2, 18 municipalités, deux localités algonquines et un immense territoire dit « non organisé ». Il faudrait 18 omnipraticiens, mais ils ne sont que 10. Depuis un an, les médecins ne peuvent plus se rendre une fois par mois, comme ils le faisaient avant, dans la dizaine de points de service du territoire. On croyait que les personnes âgées seraient réticentes à l’idée de se faire examiner au petit écran : elles ont été les plus enthousiastes. « Beaucoup d’entre elles négligeaient leur santé plutôt que d’aller à Ville-Marie, surtout l’hiver, lorsque les routes sont enneigées et glissantes », dit Caroline Rodgers, infirmière en poste à Winneway depuis quatre ans. Comme dans bien des localités autochtones, le diabète fait ici des ravages. Une maladie qui nécessite un suivi médical régulier.

Lorsque le Dr Paul-Émile Barbeau, 52 ans, instigateur de l’initiative et responsable du volet médical, a reçu à Montréal, en juin dernier, le Prix de l’excellence 2004 de l’Association des hôpitaux du Québec, Caroline Rodgers a versé quelques larmes de joie. Selon le Dr Barbeau, « pour les gens de Winneway, c’est comme si c’était la première fois qu’ils pouvaient se dire : nous aussi, on est capables ». Le ministère de la Santé du Canada a déboursé 850 000 dollars (sur un budget de 1,7 million) pour ce projet.

Pour assurer la confidentialité des communications, il a également fallu se relier au réseau de télécommunications sociosanitaire (RTSS), mis en place par Québec en collaboration avec des entreprises de téléphonie et accessible seulement aux établissements de santé et de services sociaux.

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul

Victhom Power Knee : Une jambe artificielle canadienne pour une démarche naturelle

http://ossur.com/template110...

De sérieux progrès ont été faits dans le domaine des prothèses ces dernières années. C’est notamment le cas avec cette nouvelle prothèse, la Power Knee, développée par la société Victhom. Elle est équipée en interne d’un système motorisé et de plusieurs capteurs qui calculent en temps réel la façon dont le membre à besoin de réagir. La prothèse intelligente procure ainsi une démarche très naturelle et permet de faire des activités jusqu’ici inadaptées aux prothèses classiques, comme monter des escaliers par exemple.

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul

Aiguillage automatique dn malade au Canada

http://www.medicaltel.com/About.htm

Aiguiller un malade vers un spécialiste sera bientôt plus facile et rapide. En effet, un nouveau système électronique conçu et réalisé par MedicalTelecommunications Inc. avec le concours du Sunnybrook and Women’s College Health Sciences Centre automatise l’aiguillage tout en autorisant le partage sécuritaire des données entre généralistes et spécialistes. Grâce à DOC2DOC, le médecin prend rendez-vous avec les spécialistes avant que le malade quitte son cabinet, ce qui met fin aux innombrables coups de fil usuels. L’omnipraticien peut aussi transmettre des clichés numériques et d’autres données relatives au patient au moment de l’aiguillage. Maître d’œuvre : Société canadienne de télésanté

http://www.fp.ucalgary.ca/...

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul

Optimisation collaborative du diagnostic

http://www.evidencematters.com

Un nouveau système en ligne devrait aboutir à de meilleurs soins pour les malades en tenant les médecins au courant des plus récents progrès de la médecine. Mise au point par des professionnels, la base de données est accessible sur Internet et permet au médecin d’énoncer rapidement un problème clinique pour obtenir une réponse résumant les recherches sanctionnées par ses homologues dans un format uniforme. L’utilisateur peut alors comparer l’efficacité, l’innocuité et le coût de divers traitements en fonction des « meilleures preuves disponibles ». Des centres d’essai ont été mis sur pied dans les hôpitaux des universités McGill et Harvard. Les auteurs de politiques et les patients peuvent également recourir à la base de données, qui est multilingue.

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul

Télésuveillance médicale àHalifax

http://hth.marchnetworks.com/atlantic_project.asp

Une nouvelle technologie à large bande aide le personnel infirmier à visiter deux fois plus de malades chez eux. March Networks a conçu une trousse médicale électronique permettant de surveiller le rythme cardiaque, la respiration, la tension sanguine et d’autres signes vitaux au moyen de la télévision et du téléphone du malade. Un essai clinique auprès de plus de 80 malades chroniques de la région de Halifax a confirmé l’efficacité du système. Selon une évaluation indépendante, 95,5 % des malades se sont dits satisfaits de l’expérience. Le personnel infirmier au grand complet a affirmé qu’il recourrait à un tel service s’il en avait la possibilité.

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul

Télésurveillance médicale en Ontario

http://www.telehomecare.ca

Environ 200 malades de la région d’East York, en Ontario, ont découvert comment les technologies à large bande peuvent améliorer les soins prodigués à domicile. Dans le cadre de ce programme de télésoins à domicile, on a installé un système téléphonique et vidéo bidirectionnel chez des malades chroniques pour que les médecins et le personnel infirmier puissent vérifier leur tension sanguine, leur rythme respiratoire, leur glycémie et d’autres signes vitaux à distance. Le programme donne accès aux services médicaux 24 heures par jour sans qu’on ait à sortir de chez soi.

Cette technologie devrait aboutir à de meilleurs soins et à des économies pour le système de santé. Le site Web recourt à la vidéoconférence et à divers outils interactifs pour procurer aide et renseignements aux personnes soignant des proches qui se relèvent d’un accident cérébrovasculaire ou souffrent de la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Il s’avérera d’une grande utilité pour les fournisseurs de soins de santé des régions rurales et éloignées et pourra être adapté à d’autres groupes de soignants.

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul

Accélération du traitement personnalisé par la génétique

http://www.icapture.ubc.ca

Un nouveau centre de recherche de l’University of British Columbia est en train d’élaborer des technologies à large bande pour mieux comprendre les maladies complexes. Le James Hogg iCAPTURE Centre for Cardiovascular and Pulmonary Research se sert des réseaux de pointe et du calcul réparti pour élucider les liens entre les données génétiques, cliniques et phénotypiques (l’expression des gènes par les cellules et les organes). L’idée est de laisser l’ordinateur chercher ces corrélations dans les banques de données associées. Pour les services d’urgence des hôpitaux, le projet pourrait déboucher sur l’administration immédiate d’un traitement précis en fonction de l’hérédité du malade, ce qui accroîtrait sensiblement les chances de survie pour ce malade.

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul