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L’IPv6 : prochaine révolution de l’Internet
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De l’IPv4 à l’IPv6 : une transition inévitable et un saut qualitatif
http://www.fr.ipv6tf.org/ http://www.renater.fr/Reseau/IPv6/Index.htm http://okki666.free.fr/docmaster/articles/linux120.htm
Le protocole IPv4, qui régit actuellement l’Internet, permet d’utiliser un peu plus de quatre milliards d’adresses différentes pour contacter les ordinateurs et les autres appareils connectés au réseau. Du temps des débuts d’Internet, quand les ordinateurs étaient rares, cela paraissait plus que suffisant. Il était pratiquement inimaginable qu’il y aurait un jour suffisamment de machines sur un unique réseau pour que l’on commence à manquer d’adresses disponibles.
Mais il faut savoir qu’une grande partie des quatre milliards d’adresses IP théoriquement disponibles ne sont pas utilisables, soit parce qu’elles sont destinées à des usages particuliers (par exemple, le multicast), soit parce qu’elles appartiennent déjà à des sous-réseaux importants. En conséquence, il y a aujourd’hui, principalement en Asie, une pénurie d’adresses que l’on doit compenser par des astuces techniques.
Compte tenu de la croissance d’Internet (déjà plus d’un milliard de terriens sont connectés au Web !) cette situation ne peut pas durer. La demande d’adresses Internet va exploser dans les années à venir, même dans les régions du monde épargnées jusqu’ici, suite à des innovations comme les téléphones mobiles mais aussi parce que nous allons vers un internet ubiquitaire dans lequel tous nos objets courants –voitures, montres, appareils électroménagers, meubles- auront leur adresse IP et seront connectés sur le Web.
Une adresse IPv6 est longue de 128 bits, contre 32 pour IPv4. On dispose ainsi d’environ 3,4 × 1038 adresses, soit, pour reprendre l’image usuelle, plus de 67 milliards par millimètre carré de surface terrestre. Grâce à l’IPv6 nous disposerons donc d’un nombre d’adresses presque illimité. D’autre part, IPv6 apporte une plus grande sécurité : L’authentification et la confidentialité constituent en effet les fonctions de sécurité majeures du protocole IPv6.
Au niveau national, l’un des premiers réseaux français à utiliser IPv6 est Renater (Réseau pour l’enseignement et la recherche) depuis 1996. Depuis le 15 Avril 2003, la connexion de Renater avec GEANT transporte IPv6 en mode natif. Mais un nombre croissant de collectivités, conscientes de l’enjeu que représente cette mutation vers le nouveau standard, prend des initiatives remarquables pour accélérer le passage à l’IPv6
La Basse Normandie accélère le passage à l’IPv6
http://www.cr-basse-normandie.fr/vikman/ipv6cq.html
La Basse Normandie qui exprime une forte volonté, à travers le réseau régional VIKMAN, de promouvoir le développement d’IPv6 est motivée par la nécessité de fournir à l’enseignement supérieur les moyens nécessaires pour rester à la pointe des technologies. Outre le DESS d’informatique, est concerné le nouveau département GTR de l’IUT. Il est prévu d’intégrer un enseignement d’IPv6 en deuxième année de cette formation dès l’an prochain, et donc en particulier de mettre à niveau la liaison réseau avec le campus III, grâce à une liaison à 10 Mbit / S. Enfin, il est apparu souhaitable de sensibiliser, lorsqu’elles ne l’étaient pas déjà, les entreprises de la région, dans le but de créer un pôle régional de compétences IPv6. (Sur VIKMAN voir paragraphe 6-2-1 Réseaux de recherche inter établissements).
La Bretagne pionnier de l’IPv6, le futur protocole d’Internet
http://www.frameip.com/news/2004-12-01-enst-bretagne-ipv6-recrutement.php
La région Bretagne a décidé, fin 2004, de faire un effort exceptionnel, pour promouvoir le nouveau protocole IPv6 régissant les adresses Internet, en finançant l’ouverture du centre d’expertise et de test « Point6 ». La matière grise de ce centre est apportée à la fois par les chercheurs de l’École nationale supérieure des télécommunications de Bretagne (ENST) et de l’Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires (IRISA).
Point6 aide gratuitement les entreprises comme les établissements publics non seulement à comprendre l’intérêt d’IPv6, mais aussi à assurer la bonne évolution (tout en maintenant la compatibilité avec IPv4) des routeurs, des terminaux et des applications vers ce protocole de nouvelle génération. « Depuis début avril, notre laboratoire de tests est le premier en Europe habilité à délivrer la certification“IPv6 ready logo program”de l’IPv6 Forum auprès des fabricants qui nous font tester leurs équipements », souligne Yannick Skrzypacz, responsable de la communication de Point6.
Les PME ou les groupes industriels travaillant dans le secteur de l’armement seraient les premiers intéressés par l’obtention de ce label IPv6 ready. En effet, l’Otan exige des produits de communication par Internet compatibles avec ce protocole. La grande bascule vers IPv6 sera sans doute menée par l’Asie. Si l’Union européenne possède des réseaux dédiés à la recherche comme 6Bone ou EuroIPv6, le Japon aurait déjà plus d’une quinzaine de fournisseurs d’accès Internet parés pour IPv6. Dès l’an prochain, tous les équipements Sony connectables à Internet seront conformes au protocole.
Fin 2004, la Chine a ouvert, quant à elle, « Cernet », un réseau IPv6 natif destiné à ses dizaines de millions d’élèves et d’étudiants. Le pays le plus peuplé du monde ne dispose en effet que de 1,5 % des adresses disponibles sous IPv4 et le passage à l’IPv6 représente un enjeu stratégique pour la Chine
Le futur protocole d’Internet devrait apporter à terme deux avantages majeurs. D’une part, sa capacité d’adressage, portée de 4 à 16 octets, offrira un nombre a priori illimité d’adresses pour raccorder à Internet de nouveaux équipements ou utilisateurs. D’autre part, IPv6 favorisera la continuité des applications en situation de mobilité, permettant d’attribuer à la fois une adresse IP fixe au terminal et une adresse IP dynamique, en fonction de la localisation de l’équipement.
