- Taille du texte: A A
- Fils RSS
- Contact
- Plan du site
E-Administration
Guide Usages
- Conclusion
- Le cadre technologique
- E-Démocratie et E-Justice
- E-Administration
- E-Santé et Télémédecine
- Personnes âgées
- Les TIC au service des personnes handicapées
- Education et culture
- Transports et mobilité
- E-Services aux entreprises&Télépaiement& télétravail et emploi
- E-Tourisme et géolocalisation
- Agriculture
- Environnement&Energie
- Les usages publics des TIC demain
- Domotique&Habitat intelligent
E-Administration : la France rentre dans le « Top 5 » européen en matière d’administration électronique
Le 6e rapport annuel sur les services publics en ligne en Europe, publié le 29 juin 2006 par la Commission européenne fait état de résultats positifs pour la France en matière d’administration électronique. Réalisée à partir de l’analyse de plus de 14 000 sites publics dans l’ensemble de l’Union européenne, cette étude mesure le nombre et le niveau de développement des services publics disponibles en ligne.
10e l’an passé, la France est désormais dans le « Top 5 » des pays les plus avancés en matière d’administration électronique.
La France est devenue une véritable « puissance électronique » Tous les services publics identifiés par la Commission sont accessibles sur Internet en France. L’indicateur de sophistication, qui mesure le niveau de développement des services publics en ligne et leur degré d’interactivité avec l’usager, est l’un des meilleurs d’Europe : avec 85 %, il se situe 10 points au-dessus de la moyenne européenne.
Par ailleurs, 65 % des services proposés peuvent être effectués intégralement en ligne, depuis l’information de l’usager jusqu’à la validation de la demande, voire le paiement le cas échéant, un résultat de 17 points au dessus de la moyenne européenne.
La France enregistre ainsi l’une des meilleures progressions européennes ces 18 derniers mois, notamment grâce au développement des services dans le domaine de l’éducation, des certificats pour les particuliers et de l’achat public pour les entreprises.
Les efforts réalisés par le gouvernement depuis deux ans ont permis de combler l’écart qui subsistait entre les services proposés aux entreprises, l’un des points forts traditionnels de la France, et les services proposés aux particuliers.
En simplifiant la vie des usagers, l’administration électronique a conquis les Français.
Ces bons résultats coïncident avec la fin de la campagne de télédéclaration de l’impôt sur le revenu. Cette année, 5,7 millions de Français soit près de 20 % des contribuables, ont opté pour la déclaration en ligne. C’est 2 millions de plus qu’en 2005.
La France apparaît comme un pays extrêmement réceptif aux avancées de l’administration en ligne, forte de son taux d’équipement haut débit, l’un des plus élevés en Europe. Les Français se montrent très demandeurs vis-à-vis du développement de l’administration en ligne et la mise en place de nouveaux services, comme le souligne le dernier baromètre sur l’administration en ligne dans le monde :
74 % des Français interrogés considèrent l’administration électronique comme un moyen facile à utiliser pour accéder aux services publics. Il s’agit du plus haut pourcentage parmi les 21 pays étudiés, devant l’Irlande, le Danemark et la Finlande, loin devant les États-Unis (50 %).
Les Français ont confiance vis-à-vis des nouvelles technologies et estiment même, pour 55 % d’entre eux, que celles ci jouent à leur avantage dans la relation administration/usager.
26 % privilégient les services en ligne pour leur contact avec l’administration.
- Quelques exemples de projets à l’étranger
- E-administration et services publics en ligne de l’Etat
- Collectivités locales : e-administration et services en ligne
- Téléprocédures et télédémarches
- Téléservices sociaux et associatifs
- Télévision locale sur ADSL
- Services d’informations et d’alertes par SMS
- Cartes de Vie Quotidienne (CVQ) et cartes multiservices
- Informations locales télévisées sur mobiles
Rapport 2007 de l’Union européenne sur l’économie numérique : la France peut mieux faire
Comme chaque année, l’Union européenne vient de publier son rapport annuel sur l’initiative i2010 visant à promouvoir l’économie numérique européenne. Ce rapport évalue l’impact économique des efforts déployés par les Etats membres de l’UE en faveur des TIC.
Le rapport de 2007 montre que le secteur des TIC continue de progresser plus rapidement que l’ensemble de l’économie européenne.
Entre 2000 et 2004, les TIC ont ainsi contribué pour près de 50 % à la croissance de la productivité de l’UE. Les entreprises investissent dans de nouvelles solutions TIC plus matures, et les Européens adoptent rapidement les nouveaux services en ligne. En 2006, plus de 20 millions de nouvelles lignes Internet haut débit ont été installées en Europe.
En moyenne, le secteur des nouvelles technologies de l’information et des communications représente 5,5 % du produit intérieur brut des Etats membres en 2003.
Avec 5,6 % de son PIB produit par le secteur des TIC, la France se classe 10ème en Europe.
Les pays les plus performants sont l’Irlande (12,4 % du PIB), la Finlande (10 %) et la République tchèque (9,8 %). A noter toutefois que ces données, anciennes, ne sont pas renseignées dans le rapport pour un certain nombre de pays.
La France se situe dans le peloton de tête européen en matière de pénétration du haut débit : avec 19 % de la population couverte en 2006, soit plus de 3 points au-dessus de la moyenne des 25 pays membres de l’UE.
La France occupe le 8ème rang sur ce critère. Six pays - Danemark, Pays-Bas, Finlande, Suède, Royaume-Uni et Belgique - enregistrent des taux de pénétration des connexions à haut débit supérieurs à 20 %, c’est-à-dire plus élevés qu’aux Etats-Unis et au Japon.
Les trois quarts des foyers français connectés à l’Internet le sont en haut débit, ce qui place la France au 10ème rang en Europe où la moyenne des 25 Etats membres est de 62 %. Avec près de 90 % des foyers équipés connectés en haut débit, la Belgique est championne européenne sur ce critère, devant l’Islande (86,8 %), la Norvège (83 %) et les Pays-Bas (82,4 %).
Avec à peine 2,5 abonnés sur 100 à la téléphonie mobile de troisième génération en 2005, la France se situe très en dessous de la moyenne européenne, mais se classe néanmoins 11ème sur 25. Car la moyenne européenne, de 5 abonnés 3G sur 100, est tirée par le haut par deux principaux pays : le Danemark, qui revendique 28,4 abonnés sur 100 à la 3G, et l’Italie (15,3 abonnés sur 100).
Avec à peine 40 % de la population française qui utilise régulièrement l’Internet, la France se classe 19ème sur 25. Un score plutôt médiocre qui contraste avec les chiffres publiés en France par Médiamétrie : selon l’institut de sondage, le nombre d’internautes français a atteint 29,9 millions en décembre 2006, soit 57,4 % de la population. Cette différence s’explique par le périmètre considéré.
Alors que la Commission européenne prend en compte le nombre d’internautes par rapport à la population totale, Médiamétrie ne considère que la population d’internautes à domicile, de 11 ans et plus. Selon les critères de l’UE, c’est l’Islande qui compte le plus d’internautes actifs (84 % de la population), suivie de la Suède (79,8 %) et du Danemark (78,1 %).
La proportion de services publics totalement accessibles en ligne en France en 2006 est supérieure à la moyenne européenne. Plus d’un service public de base dédié aux citoyens sur deux est disponible sur Internet, trois sur quatre pour les services dédiés aux entreprises.
Côté entreprises, la palme revient à l’Estonie, dont 100 % des services administratifs de base pour les entreprises sont accessibles en ligne. Malte se distingue pour sa part avec plus de 83 % des services publics de base pour les citoyens disponibles sur Internet.
Les entreprises françaises ont un usage des services publics accessibles en ligne conforme à la moyenne européenne et aux indicateurs de ses voisins européens, à l’exception de l’Italie dont plus de 86 % des entreprises se utilisent les services publics en ligne. C’est l’Islande cependant qui domine ce palmarès européen avec près de 95 % des entreprises qui utilisent les services e-public
L’Islande domine également le classement européen en matière d’usage des services publics citoyens en ligne (plus de 60 % de la population). Le rapport 2007 pour l’économie numérique ne renseigne aucune donnée pour la France sur les usages des services publics en ligne par les citoyens. Pourtant, en 2006, près de 6 millions de déclarations d’impôts ont été déposées en ligne par les contribuables français.
La France est un acteur majeur de l’e-commerce en Europe : avec près de 17 % du revenu global généré en ligne par les entreprises en 2006, le pays se classe troisième derrière le Danemark (17,5 %) et le Royaume-Uni (17,4 %). Selon l’association pour le commerce et les services en ligne (Acsel) et la Fevad (Fédération des entreprises de vente à distance), le e-commerce français s’est s’élevé à 12 milliards d’euros en 2006.
Le classement TIC 2007 du Forum Economique Mondial souligne le déclin de la France
Le Forum Economique mondial (WEF) vient de révéler pour 2007, son classement mondial des différents pays en matière de Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).
Pour cette édition 2007, le Danemark prend la place de numéro un du classement, après avoir été troisième l’année dernière. Une place qu’il obtient grâce à "une vision claire de la part du gouvernement sur les TIC, et une attention toute particulière apportée au taux de pénétration des TIC et à leurs usages, notamment en matière d’équipement Internet et en PC de même que par l’utilisation des TIC par le gouvernement et l’environnement e-business très dynamique", explique le rapport.
4 « L’excellence du Danemark, qui s’est confirmée d’année en année dans le classement, est le résultat de plusieurs facteurs : un fort investissement dans la technologie de la part du gouvernement, une augmentation massive de la bande passante mais aussi et surtout d’excellents choix politiques en matière de régulation », résume le professeur Soumitra Dutta, responsable des relations externes de l’INSEAD et coauteur du rapport. « Les gouvernements des pays d’Europe du Nord, en particulier au Danemark, ont mis très tôt l’accent sur l’innovation et l’éducation, avec pour résultat un excellent système éducatif ; ils ont également su inciter les entreprises à investir dans les TIC », confirme Irene Mia, économiste au World Economic Forum et coauteur du rapport.
On note également la bonne performance de plusieurs pays d’Europe du Nord et de l’Est. Ainsi, en un an, la Suède a gagné 6 places, ce qui lui permet de monter sur la deuxième marche du podium devant Singapour. La Finlande, les Pays-Bas, l’Islande et la Norvège se classent parmi les 10 premiers, tandis que l’Estonie, réalisant une évolution jugée « impressionnante » se hisse à la 20e position.
Le premier pays d’Europe de l’Ouest du classement s’avère être la Suisse, qui occupe la 5e place, suivi par les Pays-Bas (6e). La France se situe à la 23e place du classement et perd une place par rapport à l’an dernier ; elle est nettement devancée par la Grande Bretagne (10e) et l’Allemagne (16e) mais aussi par la Corée du sud, l’Irlande et l’Estonie.
L’Asie confirme son dynamisme en la matière, avec cinq de ses représentants dans le Top 20. Sans surprise, le classement illustre les disparités économiques. Le pays d’Amérique du Sud le mieux classé, le Chili, n’est que 31e, malgré une bonne progression de plusieurs états de la région. Enfin, aucun pays de l’Afrique Sub-Saharienne ne figure dans le Top 60.
L’autre surprise de ce classement concerne la troisième place de Singapour, qui bénéficie d’une excellente réglementation pour l’économie des TIC selon le rapport, et d’un vaste soutien gouvernemental. L’utilisation des TIC y est forte, aussi bien auprès du secteur public que privé. Le pays est le leader de la zone Asie, devant Hong-Kong (12e), Taiwan (13e), le Japon (14e) et la Corée du Sud (19e).
Les Etats-Unis, eux, perdent leur position de numéro un, et se place à 7e place du classement. Cette chute s’explique par une détérioration du climat politique et réglementaire vis-à-vis des technologies de l’information, même si le pays reste premier sur le critère de l’innovation et l’un des meilleurs au niveau du système éducatif.
Quant aux puissances économiques émergentes que sont l’Inde et la Chine, elles restent encore en retrait (avec la 44e et la 59e place du classement), mais progressent toutefois année après année.
Classement TIC 2007 du WEF
1 Danemark : 5,71
2 Suède : 5,66
3 Singapour : 5,63
4 Finlande : 5,59
5 Suisse : 5,58
6 Pays Bas : 5,54
7 USA : 5,54
8 Islande : 5,5
9 Royaume Uni : 5,45
10 Norvège : 5,42
11 Canada : 5,35
12 Hong Kong : 5,35
13 Taiwan : 5,28
14 Japon : 5,27
15 Australie : 5,24
16 Allemagne : 5,22
17 Autriche : 5,17
18 Israël : 5 :,14
19 Corée du Sud : 5,14
20 Estonie : 5,02
21 Irlande : 5,01
22 Nouvelle Zélande : 5,01
23 France : 4,99
24 Belgique : 4,93
25 Luxembourg : 4,92
26 Malaisie : 4,74
27 Malte : 4,52
28 Portugal : 4,48
Le "fossé numérique" se réduit mais l’âge reste un handicap dans l’accés aux TIC
Rapport du CREDOC sur la difusion des TIC
Si le "fossé numérique" tend à se réduire en France, les nouvelles technologies se diffusent très inégalement au sein de la population, dont une partie risque de se retrouver exclue de la société de l’information, avertit le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC) dans son bulletin du mois de mars 2006.
En 2005, précise le CREDOC, plus d’une personne sur deux est équipée d’un ordinateur portable et plus d’une sur trois a accès au Web. L’équipement informatique de la population se caractérise pourtant par de "très fortes inégalités" : 75 % des cadres supérieurs disposent d’une connexion Internet à domicile, contre seulement 24 % des ouvriers, 15 % des retraités et 13 % des non diplômés. Le constat est le même pour l’ordinateur : 83 % des titulaires de revenus supérieurs à 3.100 euros mensuels sont équipés, contre seulement 31 % des personnes percevant moins de 1.500 euros.
Le CREDOC observe cependant que les disparités d’équipement sont aujourd’hui "deux fois moins importantes qu’elles ne l’étaient en 1999", même si une pause a eu lieu dans ce mouvement de baisse entre 2002 et 2004 avec les premiers pas de l’ADSL. L’arrivée de cette technologie de connexion à haut débit a d’abord accru les inégalités entre les grands pôles urbains et le reste du pays. Cette disparité s’est ensuite estompée, à mesure que l’ADSL devenait disponible dans les petites communes.
De fait, la tendance globale sembler aller vers une réduction des inégalités, comme en attestent les chiffes du CREDOC : en 1998, les personnes les moins aisées (moins de 2.300 euros mensuels par foyer) détenaient 32 % du parc des connexions à Internet à domicile ; elles en possèdent aujourd’hui 45 %, contre 55 % pour les individus plus fortunés.
"Un rattrapage est donc indéniablement en cours, mais beaucoup de chemin reste à parcourir pour que les nouveaux services numériques soient équitablement répartis au sein de la population", souligne le centre d’étude, notant que les personnes aux revenus mensuels inférieurs à 2.300 euros représentent 63% de la population et ne détiennent que 45 % des connexions et 51 % du parc micro-informatique.
S’agissant de l’utilisation d’Internet, cause d’un deuxième "fossé" entre initiés et exclus, les disparités sont essentiellement liées à l’âge et portent sur les jeux en réseau, le recours à des services de messagerie instantanée et la réalisation de tâches professionnelles. Dans les deux premiers cas, ce sont surtout les jeunes qui sont concernés, le troisième cas impliquant plutôt les cadres et les étudiants. En revanche, pour la recherche d’informations, l’envoi d’e-mails ou la gestion de photos numériques, "c’est plutôt l’homogénéité qui prévaut", indique le CREDOC qui précise que "la plupart des personnes équipées utilisent ces services, quelle que soit leur catégorie sociale, leur âge ou leur niveau de revenu".
L’ONU publie un rapport sur les meilleurs services publics en ligne dans le monde
L’ONU vient de publier un rapport sur les meilleures pratiques en matière d’e-gouvernement dans le monde.
74 exemples, issus de 38 pays de tous les continents, y sont recensés : la France est citée deux fois, pour son portail Service-Public.fr et pour le site Internet d’Issy-les-Moulineaux(Voir pages 110 et 112 du rapport).
L’objectif du rapport est de dresser un panorama de services innovants et adaptables développés par les pouvoirs publics, nationaux ou locaux. Des études de cas qui peuvent servir d’outil de veille technologique ou d’usages.
Ces nombreuses études de cas couvrent tous les aspects de la société de l’information, comme par exemple :
les stratégies d’administration électronique en Australie, en Inde, au Danemark
en Irlande, en Espagne, au Canada
les portails locaux au Cap (Afrique du Sud), à Brisbane (Australie), à Séoul (Corée), à Upper Hutt (Nouvelle Zélande), à Vienne (Autriche), à Issy-les-Moulineaux (France), à Brême (Allemagne), à Eindhoven (Pays-Bas), dans la région de Fife (Royaume-Uni), à Vancouver (Canada), à Sunnyvale (USA)
Les services aux usagers, en Inde, à Singapour, en Belgique, en Argentine, au Chili, en Uruguay
L’e-Participation en Corée du Sud, à Singapour, en Autriche, et au Royaume-Uni
Le gouvernement électronique au Japon
Le gouvernement électronique en Corée du Sud
