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Démocratie et justice électronique en Europe
Démocratie et justice électronique en Europe et à l’étranger
Des caméras parlantes pour rappeler à l’ordre les contrevenants !
« Veuillez ramasser votre mégot. Oui, vous le monsieur à la chemise blanche. Vous risquez une contravention. » La voix vient de nulle part. Mais pas de doute, ces remontrances vous sont bien directement adressées. En tendant bien l’oreille, vous comprenez où se trouve votre interlocuteur : il vous parle au travers d’une caméra de surveillance. Cette scène n’est pas inspirée du livre 1984 de George Orwell : les habitants de Middlesbrough, ville du Nord-Est de la Grande Bretagne, la vivent concrètement depuis 2006. Les tests menés là-bas ayant été jugés concluants, le dispositif pourrait s’étendre progressivement à tout le territoire britannique. Le ministre de l’Intérieur, John Reid, a annoncé que ces caméras de surveillance parlantes allaient être installées dans une vingtaine de communes supplémentaires, dont Londres. Elles sont destinées à lutter contre les incivilités quotidiennes, du simple jet de papier sur le trottoir à l’acte de vandalisme.
Les caméras seront installées dans la rue et reliées à un central de sécurité. Devant les écrans, des employés interpelleront les passants au moyen de haut-parleurs pour les remettre sur le droit chemin.
Celui-ci précise que la grande majorité de la population concernée est excédée par incivilités et dégradations et approuvent ces caméras "civiques". Des précautions juridiques ont par ailleurs été prévues pour que ces caméras ne portent pas atteinte à la vie privée et aux libertés individuelles.
Le déploiement de ce dispositif coûtera 740 000 euros. La Grande-Bretagne, est le pays européen où la vidéosurveillance est la plus développée. Le nombre de caméras est estimé à 4,2 millions, soit une pour quinze habitants.
La Suisse à la pointe des expérimentations de démocratie électronique
Chaque canton expérimente le projet avec une approche qui lui est propre. Ainsi, Genève a conçu le vote par Internet comme une extension du vote par correspondance. Le système a été développé autour de la carte de vote, qui contient les données personnelles permettant à chaque personne de s’identifier sur Internet. Ces prestations iront du vote par Internet (votations et élections), jusqu’à des prestations de cyberadministration basée sur un système cantonal d’identification et de signature en ligne. Zurich de son côté prévoit une application permettant de voter (votations et élections) par Internet et par téléphone mobile (SMS). Neuchâtel implémente un ensemble de prestations en ligne accessible aux citoyens qui en demanderont l’accès et qui auront signé un contrat avec l’administration.
Le canton de Neuchâtel apporte une nouvelle dimension avec son guichet unique et son vote électronique. L’objectif principal de ce projet est la création d’un guichet virtuel unique regroupant toutes les collectivités neuchâteloises, à partir duquel les citoyens auront accès à des prestations online, comprenant le vote électronique.
Cette approche conjugue et intègre de l’e-administration et de l’e-démocratie assez intéressantes. Le canton de Neuchâtel traite en parallèle les deux projets, pour pouvoir les relier à un seul et unique portail. Après avoir accédé au guichet virtuel, le citoyen pourra, entre autres, payer ses impôts ou, moyennant un mot de passe et un code PIN, voter.
La première votation par le biais d’Internet a eu lieu le 25 septembre 2005 avec la participation de 1178 électrices et électeurs neuchâtelois. Lors des votes officiels, les procédures se déroulent bien, ne révélant aucun problème au niveau des contrôles et de la commission électorale avec en plus un bon taux de participation des électeurs. Les premières expériences du canton sont très concluantes !
Crimestoppers : un site Internet pour traquer les plus dangereux criminels de Grande Bretagne
http://www.crimestoppers-uk.org/
http://www.mostwanted-uk.org
Photos et CV à l’appui, 22 criminels britanniques recherchés par la police sont présentés depuis novembre 2005 sur un site internet créé par Crimestoppers, une ONG britannique qui travaille dans le domaine de la lutte contre la criminalité.Cette liste sur internet est basée sur le modèle américain des "America’s most wanted", créé par le directeur du FBI, Edgard J. Hoover, en 1950. Actuellement, seules 11 des 52 forces de police britanniques se sont associées à cette initiative, dont la Metropolitan Police, alias Scotland Yard. Au fur et à mesure de l’entrée dans le système des différentes forces de police britanniques, le nombre des criminels recherchés présentés sur le site devrait lui aussi augmenter, a précisé Mick Laurie, le directeur de Crimestoppers. Sur le site, chaque criminel est identifié par sa photo, éventuellement des images de caméras de surveillance le concernant, ainsi qu’un dossier présentant ses caractéristiques physiques ou personnelles et notamment les faits pour lesquels il est recherché. Sur les 22 noms actuellement affichés, sont recensés plusieurs meurtriers, mais aussi plus curieusement des délinquants mineurs, dont deux personnes ayant volé des canettes de bière dans une épicerie... Crimestoppers est une organisation non gouvernementale britannique créée en 1988 et qui a pour but d’aider la police dans ses enquêtes. Depuis sa création, cette ONG a reçu plus de 640.000 appels du public, qui ont permis de conduire à quelque 57.000 arrestations ou inculpations. Chaque mois, Crimestoppers reçoit en moyenne 6.000 appels anonymes, permettant quelque 500 interpellations.
L’Estonie, premier pays européen à généraliser le vote par Internet
http://fr.news.yahoo.com/11102005/202/...
Passionnée de hautes technologies, l’Estonie a encore innové en lançant, en octobre 2005, le vote par Internet pour tous, à l’occasion des élections municipales. A l’occasion de ce scrutin local, les électeurs estoniens dans tout le pays ont la possibilité de voter avec leur ordinateur de chez eux ou bien de leur bureau. "A notre connaissance, l’Estonie est le premier pays à pratiquer le vote électronique par internet sur une échelle nationale", a affirmé Ivar Tallo, chef de l’académie du e-gouvernement, un groupe de recherche estonien sur l’administration électronique. Pour voter, il faut se connecter à un site Internet sécurisé et utiliser sa carte d’identité électronique que l’on introduit dans un lecteur de carte.
Quelque 60 % des 1,33 millions d’Estoniens ont une carte d’identité électronique, munie d’une puce et d’un code secret comme une carte bancaire. Peu de gens possèdent déjà un lecteur de carte. Mais il est possible alors d’aller dans les nombreuses bibliothèques publiques, qui offrent toutes des points d’accès à Internet et des lecteurs de cartes. Partie de presque rien, lorsqu’elle est sortie du carcan soviétique en 1991, l’Estonie est désormais l’un des pays les plus avancés dans l’utilisation au quotidien des hautes technologies dans l’Union européenne.
Un exemple parmi d’autres : à Tallinn, la majorité des automobilistes ne perdent pas de temps à chercher des pièces et des horodateurs pour leur stationnement. Ils paient directement par SMS avec leur téléphone mobile. L’accès à l’Internet a été inscrit comme un droit constitutionnel et les citoyens peuvent effectuer un grand nombre de formalités administratives en ligne, à commencer par la déclaration d’impôts. Le gouvernement a été le premier au monde, il y a cinq ans, à abolir le papier pour ses réunions de cabinet. Les ministres utilisent uniquement les documents qu’ils ont mis sur le réseau interne du gouvernement. Dès leur adoption, les décisions sont mises en ligne à disposition du public. Prochaine étape : la généralisation du vote en ligne pour les prochaines élections législatives prévues en 2007
La Suisse expérimente le vote par Internet aux élections locales
http://fr.news.yahoo.com/11102005/202/...
Les Suisses, champions du monde de la démocratie directe, sont aussi des pionniers du vote par Internet dans leurs scrutins locaux, une méthode qui permet de soutenir la participation électorale en ranimant l’intérêt des jeunes pour la politique. Deux cantons, Genève et Neuchâtel —sur les 26 que compte le pays—, ont lancé des expériences pilotes pour permettre aux électeurs qui le souhaitent de répondre "oui" ou "non" aux innombrables questions qui leur sont posées par référendum plusieurs fois par an. La petite commune d’Anières, près de Genève, a ouvert la voie en janvier 2003 avec une "votation" sur la nécessité ou non de rénover un bâtiment public : gros succès pour l’Internet qui a alors été choisi par 44% des électeurs. "Depuis, sur les huit scrutins qui ont suivi dans les 14 communes qui ont tenté l’expérience, l’Internet a été choisi par 20 à 25 % des électeurs", selon un responsable du gouvernement genevois. L’ouverture des scrutins à l’Internet permet de stimuler la participation, si l’on en croit les résultats du référendum du 25 septembre 2005, dans le canton de Neuchâtel (ouest). Celui-ci s’est livré à une première expérience de "cybervote" auprès de 1.732 électeurs : 68% des inscrits ont voté, contre 60 % pour la moyenne cantonale.
L’opération est simple : l’électeur reçoit par courrier papier un code d’accès qui lui permet de valider son vote à l’aide de son ordinateur. La confidentialité est totale, les données étant cryptées d’un bout à l’autre de la ligne. Dans les communes genevoises ouvertes au vote électronique, le cybervote est le premier choix des moins de 50 ans, devant le vote par correspondance, possible dans les trois semaines qui précèdent le scrutin, et le déplacement aux urnes. Il s’agit d’un vote plus masculin que féminin, mais il n’est guère influencé par le niveau de revenu ou d’éducation, selon l’exécutif genevois. "Ce qui est certain, c’est que ceux qui ont essayé une fois le vote par internet y restent fidèles à plus de 90 % pour les consultations suivantes", indique-t-on au gouvernement cantonal.
La Suisse teste le vote par SMS en première mondiale
http://www.24heures.ch/vqhome/archives_new/archives_2005/...
Trois communes de Zurich testent le vote par voie de SMS sur téléphone portable lors des votations du 27 novembre 2005. Une première mondiale. Ces tentatives pilotes s’inscrivent dans les essais d’e-voting (vote par voie électronique), déjà réalisés via Internet. «Cet essai pilote de vote par SMS à Zurich est une première mondiale», explique Daniel Braendli, chef de projet du vote électronique à la Chancellerie fédérale à Berne. Concrètement, les électeurs concernés reçoivent un code confidentiel par courrier, en même temps que leur carte de légitimation. Un code qu’ils envoient par SMS, à un numéro défini, depuis leur téléphone portable. Puis ils introduisent un chiffre correspondant à leur choix (oui ou non) sur les objets de votations. Une expérience de ce genre a déjà été menée à l’Université de Zurich, et le système a été testé plusieurs fois lors de votations fictives.
Le Conseil fédéral a approuvé en octobre 2005 la série d’essais pilotes de votes électroniques, qui incluent le téléphone portable comme instrument de vote. Les artisans de ces projets perçoivent un véritable avenir pour ce système de vote par Internet et par SMS sur téléphonie mobile : «Plus de 90 % des 15-65 ans ont un téléphone portable, argumente Daniel Braendli, et ce sont plus de 60 % des personnes au-delà de 65 ans qui en possèdent un. Le vote par SMS possède donc un fort potentiel, même au-delà d’Internet qui est utilisé par moins de monde.»
