Les expérimentations de télémédecine à l’étranger

Allemagne : un pays à la pointe de la recherche en télémédecine

Les expérimentations de télémédecine à l’étranger

Dernière mise à jour de cette rubrique: 29 avril 2006 - Imprimer cette page

Les puces High-tech empêchent les erreurs lors des transfusions sanguines

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Dans la clinique de Sarrebruck, la conservation du sang devient encore plus sûre, grâce aux étiquettes RFID collées directement sur les poches de sang. Ces étiquettes fournissent à tout moment au personnel hospitalier une information plus précise sur chaque poche.La RFID (identification par radiofréquence) est une méthode d’identification par puce qui ne nécessite aucun contact pour lire les données. Cette technologie a jusqu’ici été principalement employée en logistique (transport de marchandises). Toute l’information sur le produit (notamment le contenu, l’origine et la destination) est programmée dans les puces RFID et la lecture du code de la puce permet d’accéder à toutes ces données.La clinique à Sarrebruck utilise cette technologie depuis 2005, il s’agit du premier hôpital en Allemagne à appliquer cette méthode.

Les patients de la clinique sont équipés de petits bracelets RFID qui permettent aux médecins de les identifier à l’aide des PC et empêchent toutes erreurs de prescription de médicament. Siemens emploie avec succès une solution semblable de RFID au centre médical de Jacobi à New York depuis 2004.La clinique de Sarrebruck élargit maintenant le système pour étiqueter les échantillons de sang, afin de diminuer les risques d’erreur lors des transfusions. Les informations contenues sur le bracelet du patient et sur les poches de sang peuvent ainsi être comparées et la transfusion ne se fait que si les données coïncident.

Date: 29 avril 2006 - Consulter cet article seul

senSAVE : un système de télésurveillance portatif utilisant des capteurs intelligents

senSAVE

Le senSAVE est un système de télésurveillance portatif utilisant des capteurs intelligents. Ces capteurs, qui enregistrent les données biologiques, sont intégrés dans une chemise. D’autres capteurs sont directement reliés au corps du patient et mesurent d’autres paramètres médicaux essentiels, tels que la tension artérielle et l’oxygénation du sang. Le système évalue en temps réel l’état physique complet du patient et, en cas de dégradation, envoie une alarme chez le médecin.

Par le senSAVE le médecin reçoit des données vitales essentielles lui permettant d’établir rapidement le bon diagnostic et de mettre en oeuvre immédiatement le traitement adéquat. le senSAVE s’adresse aussi bien aux patients qui présentent un risque cardiovasculaire élevé, qu’à des patients âgés ou porteurs de pathologies chroniques sérieuses et nécessitant un suivi médical constant. espace Le système a été conçu de manière à être facile d’utilisation, tant pour les médecins que pour le personnel soignant et les patients. Les capteurs sans fil miniaturisés sont maniables et n’entraînent aucune gène pour le patient. Le senSAVE s’intègre dans un projet global de télémédecine du célèbre Institut Fraunhofer.

Date: 16 mars 2006 - Consulter cet article seul

Le projet allemand BAN (Body Aera Network)

http://www.ban.fraunhofer.de/index_e.html

Le Fraunhofer Institut a développé un bracelet électronique intégrant divers capteurs de paramètres biologiques et un module de communication sans fil. Ce prototype a été développé dans le cadre du projet Body Aera Network (BAN), qui fédère des recherches concernant les capteurs, le traitement du signal, la transmission radio ou encore le codage informatique des données. Le bracelet comporte jusqu’à 16 capteurs qui surveillent des paramètres vitaux comme la température, le taux d’oxygénation du sang, la pression sanguine ou le rythme cardiaque. Les données sont transmises en trois étapes.

Dans un premier temps, une station de base, portée à la ceinture ou intégrée dans une montre, reçoit les données envoyées par le module radio du bracelet dans la bande 402-405MHz. Cette station de base transmet à son tour les données vers un boîtier passerelle, ou un ordinateur connecté à Internet, en utilisant une connexion sans fil standard (DECT, WiFi ou Bluetooth). Les données cryptées sont enfin envoyées sous IP vers un centre de soins, via Internet ou un réseau privé. Mais cette dernière passerelle, qui relie le patient au médecin, pourrait, elle aussi, être mobile et portée par le patient, libérant ses déplacements en dehors de son domicile grâce à une transmission des données empruntant les réseaux cellulaires GSM ou UMTS.

D’après René Dünkler, l’un des responsables du projet, les capteurs pourront aussi à terme être couplés à des actuateurs pour corriger automatiquement certaines évolutions pathologiques. «Un capteur de glucose sanguin pourrait activer une pompe à insuline dès que le taux de glucose franchit une certaine limite », explique-t-il. Dans un futur un peu plus lointain, la miniaturisation de l’électronique permettra même d’envisager une électronique implantable pour certaines pathologies.»

Le concept permettrait d’améliorer la vie des malades hospitalisés et des personnes âgées. Ce bracelet sans fil peut en effet contrôler les signes vitaux (température, rythme cardiaque, pouls, etc.) puis transmettre les données recueillies au médecin ou à l’hôpital via des canaux de communication sans fil. La réception, cryptée par mesure de précaution, se fait sur différents supports (PC, agenda, portable ou PDA). Outre le fait que le patient n’a plus à se déplacer, ce procédé permettrait de réduire la durée des séjours hospitaliers et donc les frais engendrés par les soins de santé professionnels.

Il semble que le projet se poursuive afin de mettre au point une technologie qui associerait capteurs et actionneurs. De cette façon, en cas de problème, les instances médicales concernées pourraient activer à distance des dispositifs implantés dans le corps et donc remédier immédiatement aux problèmes éventuels. De son côté, Philips gère en Allemagne un service appelé Paxiva, destiné au suivi des personnes atteintes de troubles cardiaques qui compte déjà plus d’un millier de patients (un électrocardiographe communicant est installé chez chaque patient).

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul

Le projet allemand Vitaphone

http://www.vitaphone.de/de/

Les Allemands viennent de commercialiser un téléphone mobile capable d’enregistrer un électrocardiogramme. En cas de malaise, le patient enregistre ses pulsations cardiaques en plaçant le téléphone contre la peau et communique ainsi immédiatement les données vitales à un centre de soins. Un module GPS permet même aux services d’urgence de localiser le patient en cas de danger. (http://www.vitaphone.de/de/kontrolle/ et en français http://www.patents4innovation.org/docs/...

Les statistiques de Vitaphone indiquent qu’en moyenne, le temps qui s’écoule entre le moment où, en Allemagne, un patient commence à ressentir un problème cardiaque important et le moment où il pourra bénéficier d’une expertise médicale dans un hôpital est de quatre heures. Pour les clients Vitaphone, ce délai est réduit de moitié. Cette différence dans le délai d’intervention a sauvé la vie à plus d’un des 1.000 patients munis du système de Vitaphone.

Le Vitaphone 1100 est un téléphone GSM simplifié muni de trois boutons uniquement. Le rouge, permet au propriétaire de l’appareil d’entrer en contact avec un centre médical en cas de besoin. L’interface informatique l’identifie automatiquement et communique à l’opérateur certains renseignements sur l’abonné : antécédents médicaux, personnes à contacter... Au bout du fil, un médecin peut émettre rapidement un diagnostic et envoyer une ambulance en cas d’urgence. Les deux autres touches (la jaune et la verte) peuvent être programmées en fonction des besoins ou desideratas de la personne âgée. L’une peut par exemple appeler automatiquement un proche et le second le médecin traitant.

La grande nouveauté est que l’un des Vitaphone est équipé d’un GPS qui indique à 15 mètres près la position de la personne âgée. Pratique lorsqu’elle se perd. Pour les cardiaques, un autre modèle permet d’effectuer à tout moment un électrocardiogramme en appliquant simplement le téléphone portable sur la poitrine, près du cœur. Ce modèle, appelé « Herz Handy », que l’on pourrait traduire par « cœur mobile » aurait déjà sauvé des vies humaines, selon Benjamin Homberg de la société Vitaphone

Pour le moment le Vitaphone 1100 est proposé uniquement sur l’Allemagne, mais devrait être commercialisé plus tard en Suisse, en Autriche et aux Pays-Bas. Il est actuellement en vente test dans 150 pharmacies allemandes. Rappelons que cette société n’est pas la seule à se pencher sur le marché de la téléphonie mobile pour les seniors. Une société japonaise, Tu-Ka Cellular Tokyo Inc. a commercialisé des téléphones portables, simplifiés au maximum, à destination d’un public de personnes âgées. Ces modèles ont été conçus pour être le plus simple possible. Ils sont équipées de larges boutons, mentionnant clairement « On » et « Off » de manière à être facilement utilisables par les seniors âgés. Ce parti pris de la simplification maximum des téléphones portables participe de cette tendance qui s’affirme depuis quelques temps au Japon -encore peu développée en Europe. Les fabricants qui souhaitent séduire de nouveaux clients parmi les personnes âgées, les plus de 70 ans, se sont aperçus que ce type de clientèle ne demandait qu’une chose : un appareil simple, sans fonction ni gadget compliqué, qui serve uniquement à... téléphoner.

Date: 15 décembre 2005 - Consulter cet article seul