Le Japon : laboratoire mondial des usages TIC du futur

05.Japon : le mobile traducteur devient un instrument de promotion commercial

Le Japon : laboratoire mondial des usages TIC du futur

Dernière mise à jour de cette rubrique: 5 septembre 2006 - Imprimer cette page

Japon : des téléphones mobiles qui lisent et traduisent l’anglais

KDDI

Un fournisseur des services pour téléphones portables japonais propose un nouveau programme à télécharger, qui permet de traduire un mot anglais simplement en le photographiant avec le mobile. Ce petit logiciel, baptisé "Camera Jiten" (dictionnaire caméra), est disponible en téléchargement sur le portail internet mobile du deuxième opérateur japonais KDDI.

Une fois le programme installé dans le téléphone, "il suffit de pointer l’objectif sur le mot pour le capter et en donner immédiatement une traduction en japonais", explique le fournisseur du programme, Enfour."Il n’est même pas nécessaire d’appuyer sur une touche, le mot doit simplement être cadré", précise-t-il.

Les utilisateurs peuvent également obtenir davantage de détails sur le mot anglais recherché, comme des exemples d’emploi, et même écouter la prononciation correcte. Toutefois, ce logiciel, qui est basé sur la plate-forme Brew de Qualcomm, n’est pour le moment compatible qu’avec un petit nombre de terminaux créés par Sanyo et Hitachi pour KDDI. Il ne sait en outre faire que du mot-à-mot, et n’est pas capable de traduire une expression ni a fortiori une phrase.

Cette technique de reconnaissance de termes rappelle celle du décodage des codes à barres en deux dimensions (QR Code) dont l’usage combiné avec les téléphones portables se développe fortement au Japon. En photographiant ce code apposé sur une affiche ou un magazine, ou encore présenté à la télévision, l’utilisateur accède directement, sans rien saisir, à un site internet mobile lié au produit auquel il est associé.

Date: 5 septembre 2006 - Consulter cet article seul

Première mondiale au Japon : reconnaissance d’objet par le mobile

Atelier

Le géant japonais NTT teste en cette fin d’année 2005 une nouvelle technologie en première mondiale. Il s’agit de la reconnaissance d’objet par le capteur d’image du mobile, et les résultats de la reconnaissance servent à accéder à un service en ligne sur mobile. Cette technologie peut reconnaître des objets aussi bien plats (affiches, logo de marques) que volumineux (marchandises, etc). L’éditeur de jeux vidéos japonais Sega participe au test en cours, du 13 au 26 décembre, et des personnages de ses jeux vidéo (Sakura Taisen, Sonic The Hedgehog, et Mushi King) sont utilisés pour ce test. Cette technologie de reconnaissance d’objet 3D est le fruit des recherches du NTT Cyber Space Laboratories. Comment cela marche ? La technologie de reconnaissance d’objet travaille en premier lieu sur des possibilités de vision de l’objet, ses caractéristiques sont ensuite enregistrées dans un dictionnaire sur un serveur distant.

Pour reconnaître l’objet par le mobile, avec l’aide d’une application Java à installer préalablement, l’application compare les données récoltées par le capteur d’image du mobile et celles qui sont au départ enregistrées sur le serveur. Une fois la corrélation établie entre l’image captée par le mobile et celle stockée sur le serveur, celui-ci envoie un lien URL au mobile, afin que l’utilisateur puisse se connecter à un site spécial ou télécharger du contenu. Dans le cas du test avec Sega, les personnages des jeux de Sega peuvent être reconnus par le mobile. Par le fait de prendre une photo avec son mobile de figurines ou d’images affichées sur l’écran du PC, les testeurs peuvent accéder aux sites spéciaux mobile de chaque titre. NTT imagine que cette technologie sera utilisée pour fournir des contenus à valeur ajoutée, comme outil de vente promotionnelle, ou pour fournir des informations sur des entreprises via leur logo.

Date: 4 février 2006 - Consulter cet article seul

Japon : un grand magasin envoie à ses clients des informations personnalisées sur leur mobile

Mitsukoshi

Depuis février 2006, un grand magasin de Tokyo a commencé à proposer à certains de ses clients de badges électroniques, pour les repérer et leur proposer des services privilégiés. La célèbre boutique nippone Mitsukoshi procède à ce test dans son magasin du quartier chic de Ginza à Tokyo, en partenariat avec le groupe Fujitsu et avec l’aide du gouvernement. Une cinquantaine de clients vont ainsi être équipés de badges électroniques d’indentification qui leur permettront de bénéficier d’une attention toute particulière.

"Lorsqu’ils entrent dans la boutique, ils reçoivent automatiquement un e-mail sur leur téléphone portable pour leur souhaiter la bienvenue et leur faire-part d’informations sur les nouveaux produits, les promotions...", explique Mitsukoshi dans un communiqué. L’historique de leurs achats sera également conservé. "Il peuvent en outre appeler directement un vendeur en appuyant sur un bouton de leur badge électronique", ajoute le magasin. Tous les vendeurs sont en effet équipés de téléphones mobiles spéciaux pour recevoir ce type d’alertes, mais aussi pour d’autres fonctionnalités qui sont simultanément expérimentées.

Ces terminaux permettent par exemple de lire les étiquettes électroniques dont sont pourvus quelque 5.000 articles pour l’expérimentation. Ils peuvent ainsi consulter directement sur ce téléphone spécial l’état des stocks pour un produit donné. Des afficheurs électroniques sont installés en rayon, en lieu et place des traditionnelles étiquettes en papier. Ces afficheurs, conçus à partir d’un "papier électronique" de Fujitsu, montrent en temps réel non seulement le prix, mais aussi le stock restant. Des bornes sont aussi disponibles dans les rayons offrant davantage de détails sur un produit après lecture de son étiquette électronique.

Date: 4 février 2006 - Consulter cet article seul